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Actualités Cap sur la Leaders Cup : vaincre la bête noire

Cap sur la Leaders Cup : vaincre la bête noire

A quatre reprises cette saison, le SLUC Nancy est venu à bout de la SIG. Mais toute série est faite pour se terminer… En quart de finale de la Leaders Cup, ce vendredi dès 13h à Disneyland, les Strasbourgeois doivent vaincre leur bête noire pour espérer décrocher le trophée qui leur avait échappé l’an dernier.

[caption id="attachment_11161" align="alignright" width="300"]Derniers réglages du collectif sous l'oeil attentif du coach. Derniers réglages du collectif sous l'oeil attentif du coach.[/caption]

Le TGV de 7h46 vers Marne-la-Vallée a vu monter à bord une troupe encore un peu endormie. Rejointe près de deux heures plus tard dans la même rame, cocasse coïncidence, par son futur adversaire… De quoi évoquer déjà, à demi-mots, les quatre confrontations qui avaient opposé cette saison les deux équipes. Deux matches de préparation d’abord, à Geispolsheim puis à Vittel. Les Strasbourgeois n’étaient alors pas au complet. Et puis il y a eu Gentilly, une première fois, en ProA, avant Noël, juste avant l’envol d’Ajinça pour les Pelicans. Enfin, le jour même de l’arrivée de David Andersen, en Coupe de France et toujours en Lorraine, la SIG n’a pas pu davantage enrayer la machine nancéienne. Cette fois, c’est une cinquième rencontre, plus excitante encore que les précédentes qui attend les deux équipes. Avec un tout autre enjeu.

De l’excitation et… de l’envie

Vincent Collet vient à la Leaders Cup – anciennement Semaine des As – pour la 10e fois. Un record. Il y a disputé cinq finales et remporté deux succès. Et ne se lasse de la formule. « Il n’y a pas de recette pour gagner ici. Mais cette épreuve est magnifique. J’adore ! Il y a beaucoup d’excitation, tout le monde se retrouve. Et c’est une compétition particulière qu’il faut entamer très fort puis… accélérer jusqu’à la finale ».

Le coach de la SIG ne cache pas que le premier match est celui de tous les dangers. « Tout le monde vient ici pour gagner et met tout en jeu dès le quart de finale. Nancy va tout miser, quitte à jouer avec six ou sept joueurs seulement. Et nous, on aura la pancarte ! » Allusion très claire à la dynamique alsacienne, symbolisée par les récentes sorties en championnat, contre Le Mans, à Paris-Levallois ou face à Antibes, et surtout par le formidable défi relevé contre Berlin.

andersen pietrus

Florent Pietrus et David Andersen ont déjà été face-à-face avec leur équipe nationale respective. De leur duel dépendra en partie l'issue du quart de finale entre la SIG et Nancy.

« Contenir la férocité de Flo Pietrus »

« Il faudra arriver à faire jeu égal dans les défis que Nancy va nous imposer, prévient Collet. La férocité de Flo Pietrus qui nous a fait très mal lors des deux dernières oppositions, celle de Falker, très complet, l’adresse des trois pistoleros que sont Nichols, le plus régulier, Harris qui peu prendre feu ou Hannah qui nous a marqué 20 points à chaque fois. Et aussi Mipoka, Zianveni qui propose des relais dans la dureté, Pope ou Grant. Ou encore Marcus Banks, blessé lors du match de Coupe de France, et qui monte en régime… »

Mais la SIG a des arguments à faire valoir. Plus que jamais. A commencer par la présence de David Andersen, revanchard par rapport à l’adresse perdue contre Berlin. « J’avais les jambes un peu lourdes… », explique-t-il. Il résistera à Pietrus, c’est sûr, comme il l’avait fait avec l’Australie contre l’équipe de France, lorsque les deux hommes étaient face-à-face. Et puis la SIG peut compter aussi sur Bootsy Thornton, le ‘’killer’’, sur Diot et Campbell qui reviennent en forme, sur Tim Abromaitis, timide en dehors du terrain mais si vaillant sur le parquet, sur Greer et son métier, plus motivé que jamais face à son ancien club, sur Toupane et le culot de sa jeunesse, sur Duport dont les progrès sont visibles à chacune de ses sorties, sur un Lacombe qui ne renonce jamais et un Leloup qui a retrouvé toutes ses sensations. Un effectif désormais au complet, un élément décisif si l’aventure dure trois jours comme tout le monde l’espère. « Car pour gagner cette compétition, il faut aussi un banc, insiste Collet. D’autant que nous avons laissé de la gomme contre Berlin, même si c’était une répétition grandeur nature pour ce qui nous attend à Disneyland ».

[caption id="attachment_11160" align="alignright" width="300"]La détente avant l'effort pour Greer et Andersen. La détente avant l'effort pour Greer et Andersen.[/caption]

Car c’est bien la même intensité qu’il faudra opposer au SLUC Nancy pour espérer affronter le lendemain Limoges et Johan Petro ou Le Mans. Mais avant cela, il faudra savoir aborder ce premier quart de finale à un horaire inhabituel de la meilleure des façons. Réveil musculaire, puis brunch à 9h30 afin d’être d’attaque à… l’heure du déjeuner. Pour un plat copieux qu’on espère pas trop indigeste.

Jean-Claude Frey