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SIG - Yuzhne - 150114 - 06
Actualités Défense de fer, succès prometteur : 58-75

Défense de fer, succès prometteur : 58-75

En s’imposant à Levallois contre le PL grâce à une défense de fer (58-75), la SIG a rejoint le quintette de tête profitant de la défaite d’Orléans à Cholet. Un succès sur lequel on peut fonder de gros espoirs par la manière dont il a été acquis.

SIG - Kaunas - 051213 - 15

Avec 17 points, 6 rebonds et 17 d'évaluation, Ricardo Greer a livré un match plein.

Cela n’a pas toujours été flamboyant, notamment en première mi-temps, mais qu’importe ! La débauche d’énergie et le défi physique opposé aux Parisiens ont permis à la SIG d’effacer la bévue de l’aller tout en reprenant le point-average à l’équipe de Greg Beugnot. Dans les vestiaires, sous l’œil des caméras de Canal +, Vincent Collet ne s’y trompait. « Félications. Pas seulement pour la victoire mais pour la manière. Contre Le Mans, nous avions remporté un match offensif, ici c’est un match défensif que nous avons gagné. Avec de l’énergie, des sacrifices et un excellent état d’esprit en respectant le plan que nous avions mis en place ».

Un début poussif

Sur le jeu rapide des Parisiens, la SIG se mit très vite à la faute au début et le physique impressionnant d’Oniangue et d’Anagonye (9 pts dans le premier quart) faisait peur. Duport et ses équipiers étaient débordés en défense : 11-5 puis 15-8 (4e’). Schilb entrait en jeu mais Toupane le neutralisait, Diot prenant le relais sur Albicy. Mais l’attaque alsacienne était en panne (3 sur 10 à deux points) seulement compensée par le brillant 4 sur 5 à trois points idéalement réparti entre Greer, Toupane, Diot et Abromaitis qui permettait à la SIG de rester dans la course : 22-18.

Une défense au point

C’est en montant d’un cran en défense que la SIG placera les fondations de sa performance. Même si elle était encore pénalisée par sa maladresse (2 sur 15 dans la période !), elle contenait les assauts parisiens. Le PL se contentait en effet d’un 3 sur 14 à peine plus brillant. Lacombe était au four et au moulin (6 rebonds avant la pause et un énorme impact), Diot scorait à huit mètres pour desserrer l’étreinte et les lancers-francs d’Andersen, pourtant ménagé ni par ses adversaires ni par les arbitres, autorisaient la SIG, qui avait déjà laissé huit rebonds offensifs à l’adversaire, à y croire au repos : 32-27.

On ne passe plus

A la reprise, le match changea d’âme. Thornton sortait de sa boîte pour quatre points d’affilée, et la SIG retrouvait un Ricardo Greer de gala, très actif sous les cercles. En 6’20’’, Paris-Levallois (36 points seulement dans les trois derniers quarts !) n’inscrira qu’un seul panier et les Strasbourgeois avaient pris les devants : 32-35, puis 39-42 après deux belles réussites de Toupane. Campbell montrera à son tour le bout du nez (42-46) avant d’inscrire un panier invraisemblable de 20 mètres au buzzer du 3e quart : 42-49.

Le geste d’Andersen

Alternant les défenses, la SIG avait cadenassé l’accès à son panier, mis des barbelés même, et à l’image de Romain Duport, enfin plus dur en défense, clouait Paris au sol. Le 0-14 à cheval sur les deux quarts-temps sonnera quasiment le glas des espoirs parisiens (42-56, 33e’). Et s’il y avait encore un doute, Antoine Diot, se rappelant au bon souvenir de ses anciens équipiers, le levait définitivement par deux paniers derrière l’arc qui tuaient définitivement le match (53-73). Auparavant, Greer (14 pts après la pause) avait fait fructifier quelques rapines sous le cercle pour faire pencher la balance. Alors qu’Andersen, grand seigneur, faisait signe à Vincent Collet de maintenir sa confiance à Duport qui venait de scorer deux fois tout en tenant la baraque sous le cercle alsacien, plutôt que de faire appel à lui, pas vraiment dans un grand jour.

Cette solidarité faisait plaisir à voir, Arnaud Imhoff y contribuant à sa façon d’un dernier panier qui scellait un succès prometteur : 58-75.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

PARIS-LEVALLOIS – SIG 58-75. Palais des sports Marcel-Cerdan à Levallois. 3 000 spectateurs. Arbitres : MM. Collin, Thepenier et Paic.

Les périodes : 22-18, 10-9 (mi-temps : 32-27), 10-22 (42-49), 16-26.

PARIS-LEVALLOIS : 20 paniers sur 58 tirs (34,5%) dont 5 sur 23 à trois points, 13 LF sur 16, 31 rebonds (Ndoye et Brown 5) dont 12 offensifs, 11 passes (Albicy 7), 14 balles perdues, 17 fautes.

Albicy, Sane 7, Ndoye 6, Oniangue 7, Anagonye 11, puis Ewing 13, Labeyrie, Schilb, Touré 3, Brown 11.

SIG : 29 paniers sur 60 tirs (48,3%) dont 10 sur 21 à trois points, 7 LF sur 7, 34 rebonds (Greer 6) dont 10 offensifs, 13 passes (Campbell 4), 13 balles perdues, 19 fautes.

Campbell 9, Thornton 6, Toupane 8, Greer 17, Duport 6, puis Diot 12, Lacombe 4, Imhoff 2, Abromaitis 7, Andersen 4.

Les réactions

Antoine Diot : « C’est toujours un surplus de motivation de jouer contre une équipe où on a évolué mais c’est surtout une grosse performance collective. On va retrouver l’équipe au complet avec la rentrée de Jérémy Leloup et on va encore monter en puissance ».

Ricardo Greer : « En deuxième mi-temps, on a fait un très gros travail en défense. C’est ce qui a fait la différence. Je suis vraiment très content de cette victoire ».

Giovan Oniangue : « On voulait faire un gros match mais on n’a pas été en réussite. Strasbourg, en revanche, a été très fort en défense. Il va falloir passer à autre chose mais on ne va rien lâcher ».