Fabuleux !

SIG - Berlin - 110214 - 14

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Au terme d’un match d’une incroyable intensité, la SIG a mis fin à une série de 17 victoires consécutives de l’Alba Berlin et peut encore espérer se qualifier en Eurocup : 78-75. Le Rhenus a pu chavirer de bonheur pour fêter ses héros !

Avec deux paniers à trois points au meilleur moment et un formidable sang-froid aux lancers-francs, Antoine Diot a fait pencher la balance du bon côté.
Avec deux paniers à trois points au meilleur moment et un formidable sang-froid aux lancers-francs, Antoine Diot a fait pencher la balance du bon côté.

 

Le match s’annonçait féroce, il le fut. Pourtant, la SIG prit un départ rêvé (15-1, 5e’) grâce à une excellente défense qui déboussolait Berlin. Obradovic avait pris deux temps morts, changé plusieurs joueurs mais la SIG par Duport, Greer, Campbell et Thornton avait pris le taureau par les cornes. Deux interceptions pour des lay-ups faciles avaient permis de creuser l’écart. Même au rebond, le point fort des Allemands, la SIG tenait tête.

Mais petit à petit, l’Alba Berlin, pourtant privé d’un joueur majeur, Radosevic, touché à une cheville, revint dans le match. Par une défense extrême, souvent au-delà des limites mais peu sanctionnée, puis avec des lancers-francs, les Strasbourgeois eux, étant souvent sifflés ! Redding, Stojanovski et Logan grappillaient ainsi le retard et de 19-7 et 21-11 (8e’), on se retrouvait à 21-15 à la fin de la première période puis à 24-26 après le panier bonifié de Vargas ! Tout était à refaire mais la SIG ne baissait pas les bras. Andersen, pas ménagé du tout par ses vis-à-vis, était en difficulté en attaque, l’adresse le fuyant de surcroît, mais Campbell, Greer et Lacombe permettaient aux Strasbourgeois de revenir à hauteur à la pause : 37-37. Le suspense était total.

Une défense infernale

Les choses se compliquèrent pourtant à la reprise. La SIG avait toutes les peines du monde à attaquer la défense berlinoise. Et même si elle tenait bon, elle aussi sous son cercle, les rares bévues étaient payées cash, vite exploitées par Redding. Et le 0-8 fit mal. Collet cherchait la formule, Andersen était toujours à la peine, et l’écart passait à 10 points : 39-49, 45-55 (29e’). Le sursaut vint de Diot, puis d’Abromaitis, enfin de Toupane pour un retour à 52-57 qui laissait quelque espoir.

Un final haletant

Berlin était enfin secoué. Les Allemands avaient notamment construit leur avance sur une disproportion aux lancers-francs (18 pts contre 9 à la SIG) sans commune mesure avec l’engagement physique respectif des deux équipes. Mais les Strasbourgeois n’en avaient cure. Abromaitis encore, puis Leloup à 8m, ramenaient les Alsaciens dans le sillage des Berlinois (58-59) avant que Toupane derrière la ligne de réparation, ne fasse hurler le Rhenus : 60-59.

Reggie Redding (18 pts, 23 d’évaluation), meilleur joueur du match, et l’étonnant Levon Kendall(13 pts, 16 d’évaluation) étaient intenables. Dans un final haletant, avec des nerfs d’acier aux lancers-francs et après deux paniers bonifiés de Diot, un autre de Thornton à 42 » de la fin, la SIG résistait jusqu’au bout. C’est Berlin qui laissait des points en route et les Strasbourgeois qui renaissaient à l’espoir… Il faudra bien sûr confirmer ce succès à Yuzhne et espérer un succès berlinois contre les Serbes. Ils ont promis, ce soir, de jouer le jeu jusqu’au bout…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – ALBA BERLIN. Rhenus Sport. 4 535 spectateurs. Arbitres : MM. Pukl (Slovénie), Viklicky (République tchèque) et Jimenez (Espagne).

Les périodes : 21-15, 16-22 (mi-temps : 37-37), 15-20 (52-57), 26-18.

SIG : 25 paniers sur 54 tirs (46,3%) dont 10 sur 23 à trois points, 18 LF sur 20, 31 rebonds (Tonton 7) dont 8 offensifs, 16 passes (Campbell 7), 15 balles perdues, 25 fautes.

Campbell 13, Thornton 11, Toupane 8, Greer 8, Duport 6, puis Diot 11, Lacombe 4, Leloup 5, Abromaitis 9, Andersen 3.

BERLIN : 24 paniers sur 58 tirs (41,3%) dont 4 sur 18 à trois points, 23 LF sur 30, 35 rebonds (Kendall et King 6) dont 13 offensifs, 6 passes (Redding 3), 10 balles perdues, 24 fautes.

Logan 13, King 6, Hammonds 2, Jagla 3, Wohlfarth 4, puis Vargas 6, Schulze, Redding 18, Kendall 13, Stojanovski 10.

Poule N

SIG – Alba Berlin             78-75

Kragujevac – Yuzhne       mer 18h

Le classement 

    MJ V D P-C Diff.
1) Alba Berlin 5 4 1 387-359 +28
2) Khimik Yuzhne 4 2 2 287-295 -8
3) SIG 5 2 3 382-393 -11
4) Radnicki Kragujevac 4 1 3 311-320 -9

Les réactions

Vincent Collet : « C’est une grosse victoire. On est allé la chercher ! J’ai été surpris qu’on ait pris un tel départ et je ne suis pas sûr que cela nous ait servi… On a baissé de pied dans le deuxième quart quand nous nous sommes un peu découragé de ne pas marquer et de plus on leur a fait des cadeaux. Mais on a bien fini la mi-temps pour rester à hauteur. Dans le troisième quart on a péché en attaque alors qu’on s’employait en défense. En s’accrochant on est revenu avec un cinq inédit, Tim à la marque, Jérémy pour faire les stops défensifs aux postes d’intérieurs. Je suis très content que nous ayons fait 16 passes contre cette équipe alors qu’ils n’en ont fait que 6. On s’est très bien passé la balle et les gros shoots de Bootsy et Diot ont fini par les faire craquer. On n’a fait que la moitié mais on est encore en vie ! On a beaucoup donné pour pouvoir y croire mais déjà un autre combat nous attend, contre Nancy, dans moins de 72 heures… »

Romain Duport : « Avec 10 joueurs opérationnels, nous avons pu faire de gros efforts pour chercher la victoire, surtout après avoir été menés de dix points en deuxième mi-temps. On a mis des gros shoots pour revenir et on a très bien défendu dans le dernier quart-temps ».

Sasa Obradovic : « On s’attendait à cette opposition. Leon Radosevic nous a beaucoup manqué. Strasbourg était obligé de gagner et ils ont mieux joué le dernier quart-temps que nous. On savait déjà qu’on allait terminer premiers de la poule mais mon équipe n’a jamais cessé de se battre et je suis très fier de ça. Je sais que nous devons gagner le dernier contre Kragujevac pour laisser une chance à Strasbourg. Un entraîneur et mes joueurs ne calculent jamais. On veut toujours gagner. Strasbourg est en gros progrès avec l’arrivée d’Andersen. Ils le prouvent en LNB et ce joueur va beaucoup leur apporter en expérience. Nous n’avions pas de plan particulier parce que cela a toujours ses limites mais c’est vrai qu’on l’a trappé souvent… On a très bien défendu pendant tout le match mais ce sont nos erreurs en attaque qui nous ont coûté cher ».

Jan-Hendrick Jagla : « L’absence de Radosevic a changé la donne. C’est un joueur très important pour nous. On venait d’en gagner 17 à la suite et on n’avait pas envie de perdre. Mais on ne fait pas non plus une fixation sur cette série. On n’a jamais considéré que c’était le plus important pour nous. On jouait simplement pour gagner et on a enchaîné les victoires. Voilà, elle est terminée et on va passerà autre chose… »

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