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Actualités La SIG remporte le duel de titans

La SIG remporte le duel de titans

Menée de 12 points au début du deuxième quart temps, dominée physiquement, la SIG a souffert dans le premier quart de finale de la Leaders Cup avant de renverser la situation et de faire jouer le métier de Campbell, élu MVP, de Thornton, Andersen et Greer. La différence à l'évaluation (89-59) en dit long... Mais il faut vite se reconcentrer sur la demi-finale contre Le Mans, victorieux après prolongation dans un match d'attaque de Limoges : 98-91.

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Andersen et Vincent Collet félicitent Paul Lacombe qui vient de réussir un contre énorme sur Paul Harris.

On savait que ce serait un féroce combat. A l'image du duel Andersen-Pietrus. Pour la première fois depuis son arrivée, l'Australien était lancé dans le cinq de départ. Et de suite ce duel de costauds marquait les esprits et... les corps. Andersen, décidément peu ''apprécié'' par les arbitres de la ProA, était malmené, sans sanction. Et si les Strasbourgeois résistaient jusqu'à 6-6 (5e') - Toupane avait ouvert le compteur derrière l'arc, Thornton venait de trouver Campbell sous le cercle - Nancy accentuait l'impact physique : 6-15 (7e'). Un 0-9 rapidement acquis par Harris et Hannah notamment, tout à fait apte à jouer. Le coup d'intox de la veille ressemblait à du bluff...

Le physique de Nancy

Collet appelait un temps mort, envoyait Abromaitis et Duport au feu mais la domination au rebond des Lorrains s'accentuait (12 prises dont 5 offensives contre six seulement après 10 minutes) ! Et à la fin du quart, l'écart (11-21) et plus encore la disproportion des fautes (6 contre la SIG, deux seulement contre Nancy...) laissait songeur.

Max Zianveni s'incarnait en étonnant facteur X pour accentuer l'écart (11-23), puis Harris répliquait à Lacombe à trois points : 14-26. C'est encore Lacombe (7 pts dans la période), débordant d'activité comme à son habitude, qui sonnait la révolte et avec l'aide de Bootsy Thornton, la SIG rappliquait à 27-28 (15e'). Mais Alain Weisz répondait au ''small ball" de Collet, qui avait placé Leloup au poste 4, au côté de Greer, en portant le fer à l'intérieur, par Falker (8 pts à 100%, 5 rebonds, 3 fautes provoquées et 14 d'évaluation à la mi-temps). Nancy reprenait de l'air par Mipoka notamment (27-35, 18e') et à la mi-temps, l'écart n'était pas rédhibitoire : 34-39. Le 12 sur 12 du SLUC aux lancers-francs avait pesé lourd, la SIG n'ayant que (trop) rarement été derrière la ligne (4 sur 5) mais les hommes de Collet avait surtout inversé la tendance aux rebonds (17-13 après le 6-12 initial) et remportait ce secteur clé du match (37-30).

[caption id="attachment_11212" align="alignright" width="300"]Flo Pietrus a lancé un sacré défi physique aux Strasbourgeois (ici Ricardo Greer) qui ont su répondre... Flo Pietrus a lancé un sacré défi physique aux Strasbourgeois (ici Ricardo Greer) qui ont su répondre...[/caption]

La SIG répond et passe devant

La défense strasbourgeoise présentera un tout autre visage à la reprise. Deux coups de sifflet bienvenus, des interceptions et Thornton, Lacombe puis Campbell signaient un 7-0 salvateur : 41-39 (23e'). Mais une faute anti-sportive d'Andersen sur Pietrus après un lancer-franc réussi de Nichols, redonnait l'avantage à Nancy : 41-43. Ce sera la dernière fois...

Motivés comme jamais, Diot, Leloup et un intenable Campbell enfonçaient le clou : 50-46, 57-50 et 61-53 à la fin du troisième quart. Et surtout, la défense empêchait les intérieurs de Nancy de recevoir le ballon pendant que les pistoleros étaient muselés. L'engagement était énorme à l'image de ce contre de Paul Lacombe sur Harris pour effacer une perte de balle...

Les papys font de la résistance

Pietrus et Falker commençaient (enfin) à accumuler les fautes même si c'est Leloup, qui s'était sacrifié, qui sera le premier à en totaliser quatre. On eut encore quelques frayeurs après le 0-7 signé Hannah et Nichols : 68-65 (37e'). Le petit meneur de poche mit encore le feu dans la défense alsacienne par des paniers invraisemblables, mais la première (et seule) réussite d'Andersen, à trois points de surcroît vint comme une délivrance : 71-65, puis 75-65 (39e') après les quatre points de Bootsy Thornton.

La SIG avait misé sur l'expérience, Greer et Campbell complétant le duo retrouvé de Sienne. Diot gérait la fin de match et la SIG se glissait en demi-finale où un autre combat l'attend. Elle saura relever cet autre défi, n'en doutons pas !

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG - SLUC NANCY 79-71. Disney Events Arena. 3 500 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Collin et Rosso.

Les périodes : 11-21, 23-18 (mi-temps : 34-39), 27-14 (61-53), 18-18.

SIG : 27 paniers sur 62 tirs (44%) dont 8 sur 26 à trois points, 17 LF sur 21, 37 rebonds (Lacombe 7) dont 17 offensifs, 13 passes (Greer 4), 14 balles perdues, 23 fautes.

Campbell 19, Thornton 17, Toupane 8, Greer 7, Andersen 6, puis Diot 7, Lacombe 9, Leloup 2, Abromaitis 2, Duport 2.

NANCY : 21 paniers sur 52 tirs (40%) dont 7 sur 23 à trois points, 22 LF sur 25, 30 rebonds (Falker 8) dont 13 offensifs, 4 passes (Falker 2), 18 balles perdues, 26 fautes, Pietrus (40e') éliminé.

Hannah 17, Nichols 16, Harris 9, Pietrus 3, Falker 13, puis Banks, Grant, Pope, Mipoka 7, Zianveni 6.

Les réactions

Vincent Collet : « On sait que dans cette compétition tout peut aller très vite. Cela a failli être notre cas car après 10 minutes nous étions largués. Je sais par expérience que si nous n’avions pas commencé à réagir avant la mi-temps le match aurait été plié après 20 minutes.  Nous savions à quoi nous attendre. Nous savions que l’entame de match allait être très physique mais malgré tout, les joueurs n’avait pas pris la mesure et dans un premier temps nous n’avons pas fait assez preuve d’alternance et de mouvement. Nancy en a profité pour faire un écart mais le fait de revenir à moins 5 à la mi-temps était une bonne chose. L’entame du 3e quart nous fait du bien et l’écart de huit points à la fin de la période a peut-être le tournant du match. Nous avons bien géré la fin, avec sérieux, face à une équipe courageuse et vaillante qui restait malgré tout dangereuse. Je pense que nous avons mieux défendu que lors de nos confrontations précédentes sur leurs extérieurs. Selon moi, Louis, Bootsy et Paul dont l’apport en sortie de banc a été énorme, sont les trois hommes de ce match ».

Paul Lacombe : « Nous savons, sur le banc, ce que nous devons apporter pour pouvoir espérer quelque chose dans cette compétition. L’équipe a beaucoup cherché à jouer avec David à l’intérieur en première mi-temps. Nancy défend très bien à l’intérieur avec deux défenseurs exceptionnels. En 2e période on a plus alterné notre jeu. C’est toujours plus facile quand la balle bouge. On a pu trouver plus de paniers faciles. Je pense que ce qui fait la différence c’est surtout qu’en seconde période nous sommes plus allés au charbon défensivement pour chercher cette victoire ».

David Andersen : « Ce fut un match très physique et Pietrus a franchement joué souvent à la limite de la régularité sans être sanctionné. L’essentiel c’est que nous ayons gagné et que nous pouvons encore espérer gagner le trophée ».

Axel Toupane : « Nancy a fait un gros début de match. Ce n’est jamais facile de débuter une compétition comme la Leaders Cup. On manquait peut-être un peu de repères. Cela explique notre début de match un peu poussif. On est mieux revenu en deuxième mi-temps, avec un meilleur état d’esprit qui nous a permis de nous imposer sereinement à la fin ».

Alain Weisz : « La polyvalence des Strasbourgeois nous a posé beaucoup de problèmes. Le match était bien engagé. On menait à la mi-temps et on avait produit de bonnes choses pendant 20 minutes. Le début du troisième quart nous a pénalisés car nous avons eu trop de pertes de balles qui leur ont permis de revenir dans le match. Strasbourg est évidemment une très bonne équipe. Ce que je regrette ce sont les rebonds offensifs qu’on laisse en première mi-temps et les pertes de balle en seconde. Le manque de rigueur nous a coûté cher. Strasbourg est une équipe d’Euroligue qui produit de beaux matches en Eurocup et qui est première du championnat, on ne peut donc pas leur laisser la moindre opportunité. Strasbourg est pour moi l’équipe favorite de cette Leaders Cup ».

Florent Pietrus : « Strasbourg mérite sa victoire. Nous sommes déçus de notre prestation durant le 3e quart. Nous jouions contre les favoris donc il n’y a pas de regrets à avoir. Nous devons oublier ce match et repartir pour préparer le championnat. Nous n’avons pas à rougir car selon moi Strasbourg est favori de la Leaders Cup.  Je savais que Andersen n’appréciait pas le jeu physique. Je l’ai limité en début de match mais ils ont trouvé d’autres solutions pour scorer. Strasbourg est une équipe d’Euroligue et l’a montré cet après midi ».