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MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
SIG - Le Mans - 270114 - 08
Actualités Le match qui compte… triple

Le match qui compte… triple

Après une semaine agitée en coulisses et trois défaites consécutives, place à nouveau au terrain. La venue de Villeurbanne, ce samedi (20h) au Rhenus, peut conditionner la fin de saison. Il faut impérativement gagner ce match qui compte… triple.

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Ancien de la maison villeurbannaise, doublure de Ricardo Greer aujourd'hui parti, Tim Abromaitis aura de bonnes raisons de sortir un gros match contre l'ASVEL.

Après la sortie manquée à Cholet, Vincent Collet avait décrété l’état d’urgence. Les objectifs manqués (Leaders Cup, Eurocup) avaient un peu plombé l’ambiance mais le départ précipité de Ricardo Greer n’a rien fait pour apaiser le climat.

Pas de remplaçant pour Greer

Comme l’ensemble de l’équipe dirigeante, Vincent Collet a été surpris par la décision du capitaine de quitter le navire. « C’était totalement inattendu pour moi. Il n’y avait pas de signes avant-coureurs, a-t-il affirmé. On a été pris de court. C’était tout de même le capitaine, un joueur emblématique ».

Rapidement, le club s’est mis en quête d’un remplaçant. « On a cherché un joueur athlétique, qui pouvait jouer dos au panier, pour avoir une complémentarité avec nos intérieurs. Coleman Collins, l’ancien de Roanne, voulait quitter Mariupol, en Ukraine, mais ses prétentions financières n’étaient pas compatibles avec l’enveloppe dont nous disposions », continue le coach.

Avant même la dead line de qualification, Vincent Collet a donc annoncé ce vendredi matin que Greer ne serait pas remplacé. « Nous finirons la saison à neuf. Il faudra s’adapter. Nous avons désormais des semaines pleines pour travailler, affiner et progresser dans notre jeu pour tirer profit de nos caractéristiques, retravailler la cohésion défensive tout en retrouvant du jus ». Et c’est en fin de saison qu’il faudra faire le bilan.

La SIG est toujours première

Avant même le douloureux épisode Greer, la SIG devait aussi digérer la débâcle choletaise. « Cholet était en transes, c’est vrai, et il y a eu quatre ou cinq paniers difficiles à éviter en début de partie. Mais nous avons commis trois ou quatre bêtises grossières. On reste fautif aussi ne pas avoir fait de fautes sur leurs contre-attaques. Mais mon deuxième regret après ce début pénalisant, c’est d’avoir loupé des trucs faciles quand nous sommes revenus à six points… En dépit de tout cela, nous restons premiers, grâce à des résultats surprenants et à des Palois magnifiques qui viendront désormais se mêler à la lutte pour les play-offs », ajoute encore le coach de la SIG.

Pour garder cette première place au classement à l’issue d’une 21e journée qui propose aussi… Dijon – Paris, Orléans – Limoges ou Nanterre – Nancy, autant de matches à double enjeu, la SIG devra venir à bout de Villeurbanne, un adversaire direct dans la lutte pour les play-offs.

« Les comptes sont simples, lance Collet. Si on gagne, on les met à quatre victoires avec l’avantage du panier-average. Si on perd de moins de quatre, ils sont à deux victoires, si on perd de plus de quatre, ils reviennent à une victoire ! Et on doit enchaîner à… Limoges. Ce match compte double, voire plus ».

Pour ne pas se retrouver menacée de quitter Top 8 et trembler pour sa qualification, la SIG sait ce qu’il lui reste à faire. Le danger est pourtant réel. L’ASVEL reste sur sept victoires en neuf matches, quatre sur les cinq dernières rencontres. Sans compter une qualification en 8e de finale de la Coupe de France, même si elle reste contestée par Chalon. Depuis la mi-décembre, l’équipe de Pierre Vincent n’a perdu qu’à Limoges (90-85) et à Nancy (60-59). Eloquent…

« Edwin Jackson, un danger public »

« L’ASVEL a gagné en densité par rapport à son début de saison difficile (NDLR : 4 sur 11 seulement), insiste Collet. Elle a pris beaucoup de consistance défensive et a des individualités au-dessus du lot. Edwin Jackson est un danger public, le seul Français avec une telle capacité à scorer (NDLR : 2e de ProA avec 17,80 pts de moyenne). Amara Sy est la plaque tournante et puis Georgi Joseph est plus utilisé et apporte justement cette densité physique qui nous fait défaut. Avec le retour de Ushe Nsonwu-Amadi et une plus grande sérénité à la mène depuis la venue de Tweety Carter, Villeurbanne est redoutable ».

Paul Lacombe et à un degré moindre Tim Abromaitis connaissent bien la maison lyonnaise. Véritable révélation de la saison, le « combo » strasbourgeois prévient : « Villeurbanne est sur une bonne dynamique. On a déjà raté trois rendez-vous cette saison au cours desquels il y avait sûrement quelque chose à faire. C’est décevant. On avait une équipe pour cela, on a échoué et on y a laissé beaucoup de gaz. Va plus falloir se louper ». Quand à son ancien coéquipier, il sait de quoi il parle quand il affirme: « Même quand on défend dur sur lui, Edwin reste un très grand attaquant, difficile à stopper. Il est capable de marquer dans toutes les situations. Il voudra sûrement faire un énorme match à Strasbourg ». Paul Lacombe sait qu’il sera sans doute missionné par Vincent Collet, avec Axel Toupane par exemple, pour surveiller le feu-follet vert…

Et tous ses équipiers savent aussi qu’il faudra impérativement faire un gros match pour s’imposer. « Ce ne sera peut-être pas suffisant, mais en tout cas nécessaire » conclut l’entraîneur de la SIG. Tout comme il faudra se montrer guerrier dès les premiers instants, ne pas faire un départ « mollasson » comme ce fut le cas contre Le Mans à Disneyland, à Yuzhne puis à Cholet. La fable du lièvre et de la tortue, plus personne désormais n’est censé l’ignorer…

Jean-Claude Frey