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Actualités Le rêve passe

Le rêve passe

JSF-PL final 2

 

 

 

 

 

Cruelle désillusion… Finaliste l’an dernier, la SIG a échoué en demi-finale de la Leaders Cup face au Mans (74-89). Il ne reste plus que le titre pour décrocher un trophée cette saison…

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Vincent Collet a eu beau donner des conseils à Diot et Leloup, la SIG a payé son départ manqué.

Incapables de stopper l’euphorie du Mans et de Dashaun Wood (20 points en première mi-temps), la SIG a échoué dans son rêve de décrocher la Leaders Cup qui lui avait glissé entre les doigts la saison dernière. La victoire du Mans ne doit rien au hasard. Plus incisifs, plus durs en défense et surtout plus adroits (62% après trois quarts temps), les joueurs de J.D. Jackson avaient à cœur d’effacer la sévère défaite subie au Rhenus il y a trois semaines.

Lorsqu’à la fin du premier quart temps, le tableau lumineux de la Disney Events Arena affichait 14-18, la SIG pouvait franchement s’estimer heureuse… Car le début de match avait été totalement raté. A moins que le match de la veille ne pesait plus lourd dans les jambes strasbourgeoises que dans celles des Manceaux qui avaient pourtant disputé une prolongation face à Limoges. Amorphes en défense face à Batista et Wood, maladroits en attaque à l’image d’Andersen (3 sur 16 lors de ces deux rencontres) au point de ne marquer le premier point qu’à la 5e minute, perdant 8 ballons sur la période, les Strasbourgeois avaient déjà consommé un temps mort et, surtout, laissé filer les Manceaux à 0-9 ! Et quand l’intenable Dashaun Wood inscrivit le premier d’une série de quatre paniers primés, l’écart enflait encore : 2-12, 6-16 (8e’).

Lacombe relance la mécanique

Vincent Collet avait déjà fait appel à 10 joueurs et c’est, comme la veille, Paul Lacombe qui jouait l’« energizer » de service. Jusqu’au flotteur d’Antoine Diot, à quelques secondes du buzzer, il avait été le seul à inscrire deux paniers (la SIG affichait un tristounet 2 sur 10 aux tirs). Mais l’arrière alsacien était également présent au rebond et en défense, interceptant des ballons avant de provoquer des fautes. Du coup, la SIG se rapprochait à 12-16.

Wood se joue de la zone

Diot, très en jambes mais parfois trop gourmand ramenait même à 16-18. La défense de zone laissait des rebonds offensifs aux Manceaux et Collet lançait Duport et Andersen. Wood trouvait la faille aux deux coins et de 22-25 (14e’), le score enflait dangereusement à 22-31 puis de 28-31 après un bon passage de Toupane à 31-44. Wood (deux fois) et Terry avaient répondu au seul panier bonifié de la SIG, signé Thornton : 31-44.

Thornton, Lacombe et la défense pour y croire

Dès le retour des vestiaires, Ricardo Greer, en bon capitaine, réunissait ses troupes pour les secouer. Thornton piquait deux fois à trois points, puis Lacombe (15 points déjà, 23 d'évaluation au final) l’imitait et la SIG se rapprochait à 48-54 (27e’). Mais Pape Sy et Reyshawn Terry prenait le relais de Wood pour un 0-7 qui faisait très mal : 48-61. Et à la fin de la période, l’écart était le même qu’à la mi-temps : 50-63.

Le Mans faisait souffler les titulaires. La SIG en profitait et Campbell, puis surtout Duport (trois paniers de suite) redonnaient l’espoir après ce 8-0 en peu de temps : 58-65 (34e’). Il restait du temps. Mieux, Campbell encore, puis Thornton scoraient derrière l’arc et tout redevenait possible : 64-67 à l’entame des cinq dernières minutes.

La SIG paie les efforts faits pour revenir

Mais le final sera manceau. Jackson relançait les titulaires, Batista d’abord, puis Sy et Wood. Kahudi débloquait son compteur aux lancers-francs et  à 64-70, le tir primé de Campbell faisait gamelle, celui de Sy… ficelle ! Un tournant dont les Strasbourgeois, qui payaient cher leur mauvaise entame, ne se remettront pas. Le Mans ne tremblait pas aux lancers-francs (16 réussis sur les 22 derniers points) et se hissait en finale où il défiera le vainqueur de Nanterre – Paris-Levallois.

Quand aux Strasbourgeois, ils se tournent d’ores et déjà, avec beaucoup de regrets, vers le match décisif de Yuzhne, mercredi prochain en Eurocup.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG - LE MANS 74-89. Disney Events Arena. 4 000 spectateurs. Arbitres : MM. Maestre, Bissang et Diffalah.

Les périodes : 14-18, 17-26 (mi-temps : 31-44), 19-19 (50-63), 24-26.

SIG : 27 paniers sur 60 tirs (45%) dont 7 sur 20 à trois points, 13 LF sur 16, 28 rebonds (Lacombe 6) dont 9 offensifs, 15 passes (Andersen et Lacombe 3), 16 balles perdues, 27 fautes, Diot (39e') et Lacombe (40e') éliminés.

Campbell 7, Thornton 14, Toupane 4, Greer, Andersen 5, puis Diot 15, Lacombe 15, Leloup 4, Abromaitis 2, Duport 8, Imhoff.

LE MANS : 28 paniers sur 49 (57%) dont 9 sur 23 à trois points, 24 LF sur 31, 28 rebonds (Sy 6) dont 5 offensifs, 13 passes (Sy 5), 16 balles perdues, 16 fautes.

Wood 22, Kahudi 5, Sy 16, Terry 15, Batista 12, puis Eito 3, Mendy, Duggins 7, Koffi 2, Issa 5, Cornelie 2, Foucault.

Les réactions

Vincent Collet : « C’est une déception, bien sûr, mais on a été battus par plus fort que nous. On a eu le mérite de s’accrocher, de chercher par tous les moyens de revenir mais pas assez près. Lorsqu’on revient à trois points, on perd deux ballons stupidement. On a fait du chasse-patate tout au long du match. Le moment-clé, c’est la minute quinze avant la mi-temps où on prend 8-0. Ça nous a fait très mal. Wood n’a plus marqué que deux lancers francs en deuxième mi-temps mais notre défense a été trop permissive. Le manque de jambes de certains de nos joueurs au début a été flagrant. J’ai rarement fait autant de changements pour essayer de trouver les hommes. Antoine et Paul en particulier ont fait un vrai match, Bootsy, hormis son entame, a été bon aussi. Il y a eu un bon passage de Duport et de Louis mais c’était insuffisant. La répétition des matches est encore difficile pour Andersen qui n’a pas joué pendant six mois. Il nous a aidés dans la construction du jeu en deuxième mi-temps. Je n’ai pas d’inquiétude par rapport à sa montée en puissance, c’est une question de timing. Le plus important, c’est de gagner à Yuzhne. Cela nous tient à cœur. Nous avons quatre jours pour préparer ce match et se ressouder ».

Antoine Diot : « On n’a su répondre à leur défi physique. L’écart pris avant la mi-temps nous fait mal. On a fait le yoyo par la suite mais on n’a pas pu revenir. Le score ne reflète pas le match car on n’est pas si loin que cela. On a manqué un peu de concentration au début. Pour Andersen, je ne doute pas de sa capacité à revenir à son meilleur niveau, il bosse pour ça. Mais on ne va pas se reposer sur un seul joueur. Nous sommes une équipe de dix et quand on voit les deux matches de Paul Lacombe… »

Paul Lacombe : « Ça a été très dur dès la première minute. On n’a mis de l’intensité mais seulement par séquences. Le Mans mérite largement sa victoire. On a un match très important mercredi. Faudra être à l’heure et rentrer dedans de façon très dure dès le début. C’est une grosse déception ».

John-David Jackson : « Il faudra mettre encore beaucoup d’intensité demain mais nos joueurs sont jeunes et intelligents. Mais il ne faudra pas perdre 16 ballons demain en finale. Cependant je suis très fier de ce que nous avons fait aujourd’hui ».

Pape Sy : « L’intensité défensive, c’est un peu notre marque de fabrique. On étouffe les autres avec des joueurs très physiques. C’était encore plus intense ce soir parce le contexte est particulier. On savait que cela passerait par là, et pour trouver notre rythme on a été très agressifs. On ne pense pas du tout à la fatigue. On s’est donné l’opportunité de jouer cette finale. Il faudra être encore plus appliqué pour chercher cette victoire demain. Cela fait quelques années qu’on n’a pas remporté de trophée pour Le Mans. On fera tout pour y arriver ! »

Charles Kahudi : « A chaque match, on donne tout sans se poser de questions. On a fait déjouer Strasbourg et a creusé l’écart. Dashaun (Wood) a été très bon, Pape (Sy) et Rashaun (Terry) aussi, alors peu importe que la performance individuelle ait été un peu moins bonne que la veille… »