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Actualités Triste fin à Yuzhne...

Triste fin à Yuzhne...

La SIG n’a pas pu stopper en Ukraine la triste série de 13 défaites de suite à l’extérieur dans les compétitions européennes. La 14e, ce mercredi soir à Yuzhne (74-63), a mis fin à l’aventure en Eurocup. Pourtant, ces Ukrainiens étaient bons à prendre… Même si c’est le faux-pas du match aller qui a probablement coûté la qualification.

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A l'image d'Andersen, pris dans la nasse, la SIG s'est noyée au bord de la Mer Noire...

Il fallait des guerriers. Pas étonnant dès lors que Vincent Collet ait innové pour lancer un cinq inédit et expérimenté. Paul Lacombe trouvait là la récompense de deux matches énormes à la Leaders Cup pour s’occuper de Jamal Shuler, Abromaitis aussi avait sa chance autour du trio Campbell, Thornton, Andersen.

Pourtant, dès l’entame, les guerriers étaient en face. Yuzhne mettait plus d’agressivité et la SIG perdait… 7 balles dans le premier quart temps. La pire entame que l’on pouvait imaginer. Et comme l’adresse n’était pas au rendez-vous (deux paniers en… sept minutes), on pouvait déjà s’inquiéter. Par chance, les Ukrainiens n’étaient pas plus adroits (5 sur 18 dans la première période dont un faible 3 sur 10 à deux points) et le score grimpait très lentement : 7-4 (8e’). Seule bonne nouvelle, la troisième faute de Popov, le meneur ukrainien, mais en face Andersen, décidément à la recherche de ses sensations, puis Thornton, parfaitement ciblé, étaient aussi rapidement sanctionnés.

Un très bon Duport

Avec l’entrée de Duport, de Diot et de Leloup la SIG recollait à 9-8 mais Freimanis, le Letton sanctionnait à trois points peu avant la sirène : 12-10. Il fallait monter d’un cran en défense et, surtout, cesser de donner des secondes chances à Travis, Freimanis ou Zavadskyi ! C’est grâce à Romain Duport (10 pts, 14 d’évaluation à la pause) et au retour sur le parquet de Lacombe, que la SIG restera dans le sillage des Ukrainiens (15-14 à la 12e’), pourtant pas des foudres de guerre… Et soudain, un oubli défensif sur Gatens, la gâchette, un ‘’2+1’’ de Shuler et le premier break était fait : 21-14. La SIG reviendra à 23-21 et même 32-30 quand le jeu collectif se mit (enfin) en place, mais Yuzhne profitait encore des bévues alsaciennes pour regagner les vestiaires avec un petit matelas : 36-30.

Trop de lacunes

Il paraissait impératif de hausser le ton en défense. Ce n’est pourtant pas ce qui se produisit… Duport (18 pts à 100%, 25 d’évaluation), très adroit, avait ramené la SIG à 36-32 avant un sale passage… Un 9-0 signé Delaney, Shuler, Travis et Popov qui renvoyait les Strasbourgeois à 11, puis 13 points : 45-36 (24e’), 49-36 (28e’). Et quand la SIG se rapprochera à 49-40 (28e’), le temps mort du Khimik stoppait aussitôt la remontée… Preuve du peu d’agressivité offensive des Strasbourgeois, ils n’avaient tenté que deux lancers-francs après 28 minutes.

Il fallait lancer toutes les forces dans la bataille pour forcer un destin décidément contraire. Mais si la SIG mit plus d’ardeur à défendre, Yuzhne ne faiblissait guère, gérant son avance. Antoine Diot (15 pts et 21 d'évaluation) avait bien tenté de remettre de l'ordre dans la maison mais lorsque les Alsaciens se rapprochèrent à 60-53 (34e’) sur des paniers bonifiés de Campbell, puis d’Abromaitis, Khimik resserrait le jeu, trouvait en Freimanis la solution à la tenaille adverse. L’écart gonflait de façon rédhibitoire (68-57). La zone-press et toute l’agressivité qui avait fait défaut précédemment, arrivaient trop tard. Delaney, Shuler et les autres, en vieux renards, ne tombaient pas dans le piège tendu. La SIG avait montré trop de lacunes pour espérer mieux.

L’exploit contre Berlin aura donc été vain. Puisse-t-il convaincre Collet et sa troupe que la SIG vaut mieux que ce qu’elle a montré sur le parquet ukrainien. Car les échéances à venir et sur lesquelles elle pourra désormais entièrement se concentrer, dès samedi à Cholet par exemple, peuvent déboucher sur une belle fin…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

KHIMIK YUZHNE – SIG 74-63. Olymp Arena. 1 500 spectateurs. Arbitres : MM. Conde (Espagne), Viklicky (Rép. Tchèque) et Radojkovic (Croatie).

Les périodes : 12-8, 24-22 (mi-temps : 36-30), 17-14 (53-44), 21-19.

YUZHNE : 27 paniers sur 59 tirs (45,7%) dont 8 sur 23 à trois points, 12 LF sur 15, 26 rebonds (Travis 6) dont 8 offensifs, 13 passes (Delaney 5), 10 balles perdues, 22 fautes.

Popov 3, Delaney 14, Shuler 16, Travis 14, Zavadskyi 2, puis Riabchuk 2, Gatens 3, Kovalenko 7, Pustovyi, Freimanis 13.

SIG : 24 paniers sur 44 tirs (54,5%) dont 5 sur 17 à trois points, 10 LF sur 14, 25 rebonds (Duport 6) dont 3 offensifs, 17 passes (Campbell 4), 17 balles perdues, 21 fautes.

Campbell 9, Thornton 2, Lacombe 2, Abromaitis 6, Andersen 2, puis Diot 15, Toupane, Leloup 7, Greer 2, Duport 18.

La réaction de Vincent Collet

« Il nous a manqué beaucoup de choses. D’entrée de jeu, perdre sept balles dans une ‘’finale’’, c’est déjà se mettre dans la difficulté, alors qu’on était plutôt bien en place, qu’on respectait ce qu’on voulait faire. A l’opposé, nous avons été totalement déstabilisés par leur agressivité ; ce n’est pas du niveau d’une équipe qui veut aller au Top16 de l’Eurocup. Ce n’est pas la première fois qu’on fait ce constat. On a cherché des solutions, on est revenu à plusieurs reprises dans la partie mais à chaque fois on a accumulé les erreurs individuelles, sanctionnées aussitôt. Les rebonds concédés, les balles perdues à des moments-clés du match, ce sont des coups de poignard qu’on se donne. On a gâché une occasion énorme de vivre quelque chose de superbe. On va travailler, parce qu’on en a besoin. Il manque beaucoup de choses pour être compétitif, même en France, si on veut exister d’ici la fin de saison. Il faut qu’on progresse parce que le niveau qu’on a affiché ce soir, et contre Le Mans à la Leaders Cup, n’est pas suffisant. Il faut retrouver de la fluidité dans notre jeu collectif et qu’on compense notre manque athlétique par de la dureté, qu’on soit plus combatif… »