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SIG - Yuzhne - 150114 - 03
Actualités Vaincre et… espérer

Vaincre et… espérer

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Pour son dernier match de poule en Eurocup, la SIG jouera sa qualification sur 40 minutes ce mercredi (17h) en Ukraine. Mais pour affronter Khimik Yuzhne, également dans la course au Last 16 et après sept défaites consécutives à l’extérieur sur la scène européenne, la prudence est de mise. D’autant qu’il faudra attendre, en cas de victoire, le succès de Berlin sur Kragujevac, pour jubiler…

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Paul Lacombe, excellent à la Leaders Cup, ici face à Romeo Travis lors du match aller, sera l'un des éléments clés de la SIG à Yuzhne.

« C’est une finale, tout simplement. Il faudra tout donner, faire notre part de travail et… attendre ». Car à Berlin, l’autre rencontre de la poule aura lieu trois heures plus tard, alors que la SIG sera déjà dans les airs, sur le chemin du retour.

Les premiers mots de Vincent Collet, on le voit, n’ont rien d’ambigu. La tâche est loin d’être aisée d’autant que la SIG sort d’une défaite dans un match-couperet, face au Mans. Mais elle n’a rien d’insurmontable non plus.

Strasbourg – Yuzhne en cinq heures seulement

Difficile pour l’heure, d’ailleurs, de savoir si le match contre Le Mans a laissé des traces. Dans les têtes ou dans les jambes, les deux peut-être. L’occasion manquée est derrière eux et il faut regarder vers l’avant. Le club aura en tout cas mis tous les atouts dans leur jeu. Avec un déplacement en avion privé, depuis Strasbourg jusqu’à Odessa en moins de quatre heures.  « Nous voulions mettre l’équipe dans les meilleures conditions, dit Martial Bellon, le président. Quand on se souvient de ce qu’a vécu Berlin pour aller à Yuzhne (NDLR : un voyage de 40 heures dans la neige), on ne pourra pas nous reprocher d’avoir fait ce choix ».

Vincent Collet et les joueurs ont apprécié. « Le club met tous les moyens pour nous donner les meilleures chances. Il faut saisir cette opportunité ». L’équipe a en effet rallié les bords de la Mer Noire en fin d’après-midi, après un décollage de Strasbourg à 13h15 et un coup d’œil attentif, peu avant l’embarquement, sur le sprint de Martin Fourcade aux J.O. de Sotchi. Depuis Odessa, où la délégation a croisé les footballeurs lyonnais, adversaires du club local en Europacup jeudi, une heure de bus a suffi pour rejoindre Yuzhne, à quelque 50 kilomètres de là. Une considérable économie de fatigue après la répétition des matches...

Quatre bons Américains et des soldats

Reste qu’il faut disputer un match indécis et que l’équipe ukrainienne aura des arguments à faire valoir. Vainqueur au Rhenus il y a un mois (72-78), après une première mi-temps entièrement à l’avantage des Strasbourgeois (41-27), le Khimik avait su déjouer tous les pièges, retrouvé de l’adresse et posé des problèmes insolubles à l’équipe alsacienne. « Il ne faut pas l’oublier… Et à domicile, ils sont souvent encore plus engagés et plus agressifs. Ils misent sur quatre très bons joueurs américains, Jamal Shuler, qu’on ne présente plus en France, Paul Delaney, Romeo Travis et Matt Gattens ».

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Un voyage sans encombre, pour éviter la fatigue...

Quatre électrons libres, aux tâches bien réparties, tous capables de flamber, à la passe (Delaney), au scoring (Shuler), derrière la ligne à trois points (Gatens, à 46% en Eurocup) ou au rebond (Travis).

« Les autres sont dans des tâches plus obscures, mais ce sont de bons soldats qui rendent des services, apportent de l’énergie. Freimanis, le pivot de l’équipe de Lettonie, Riabchuk, Popov, Kovalenko, Prokopenko ou Pustovyi. N’oublions pas qu’eux aussi jouent leur qualification et jetteront toutes leurs forces dans la bataille », poursuit Collet.

Il faudra donc être prêt à faire un gros match. « Etre dans l’intensité dès l’entame, ce que les joueurs n’avaient pas su faire contre Le Mans. Proposer une défense de haut niveau et parvenir à attaquer leur match-up qui nous avait perturbés à l’aller. Le vainqueur devrait passer car je suis convaincu que Berlin jouera le jeu » termine le sélectionneur national.

Il faudra de toute évidence débloquer le compteur à l’extérieur. Celui qui depuis sept ans et 13 rencontres à l’extérieur dans les compétitions européennes, affiche toujours un zéro pointé. Ce n’est qu’à cette condition que la SIG peut espérer atteindre ce qui reste un objectif majeur de sa saison. Après avoir échoué à la Leaders Cup, il ne serait pas très judicieux de laisser filer un deuxième objectif dans la même semaine.

Jean-Claude Frey