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Actualités Pourquoi la SIG n’a pas remplacé Ricardo Greer

Pourquoi la SIG n’a pas remplacé Ricardo Greer

Depuis l’annonce du départ de Ricardo Greer et de son non-remplacement, il y a un peu plus d’une semaine, les commentaires vont bon train, souvent excessifs voire erronés. Petit retour sur une décade agitée…

L’effet de surprise a été total. Personne ne pouvait imaginer que le capitaine de l’équipe serait soudain enclin à quitter le navire, au plus mauvais moment sans doute. Et quelles qu’en soient finalement les vraies raisons, qui lui appartiennent, dirigeants, salariés, staff technique et coéquipiers ont tous été mis devant le fait accompli du « mal-être » de Ricardo Greer qui aurait provoqué son départ. Et ont dû composer avec ce coup dur inattendu. Cet événement est maintenant clos.

Le timing

Premier souci que la SIG a eu à gérer une fois que le départ fut acté, le timing lié à la date-butoir du 28 février pour qualifier un joueur en Pro A, hors joker médical. « C’est mercredi dernier seulement que Coleman Collins nous a été proposé, explique Jérôme Rosenstiehl, le manager général de la SIG. Il restait alors moins de 48 heures pour obtenir la lettre de sortie de la Fédération d’Ukraine dans un pays dont on imagine qu’il avait alors d’autres préoccupations… « C’était quasiment impossible de boucler toutes les démarches administratives dans un délai aussi court ».

Les finances

Le tarif auquel l’ex-Roannais a été proposé à la SIG a rapidement coupé court aux discussions. Pour quatre mois, il s’agissait ni plus ni moins que de l’équivalent de son salaire annuel à la Chorale la saison écoulée, et l’équivalent du salaire d’Alexis Ajinca sur une saison ! « Le tarif ne correspondait pas du tout au marché européen. On a mieux compris lorsque, ce lundi, il s’est engagé pour le club de Manama au Bahreïn », ajoute J. Rosenstiehl.  On devine en effet que les moyens financiers de ce club du Golfe sont à l’opposé de ses ambitions sportives…

Les raisons sportives

Si Collins ou d’autres avaient peut-être le profil souhaité par Vincent Collet – « une bête physique capable de défendre dur et de compenser notre manque athlétique » – il eut fallu une fois encore consacrer beaucoup de temps d’entraînement à son intégration, à l’apprentissage des systèmes, comme début janvier après l’arrivée de Bootsy Thornton puis, trois semaines plus tard avec la venue de David Andersen.

« N’ayant pas trouvé le joueur que je recherchais dans un marché fermé, j’ai préféré garder l’effectif tel quel jusqu’à la fin de la saison et axer le travail à l’entraînement sur le perfectionnement de l’équipe dans sa structure actuelle », explique Vincent Collet. Une formation qui joue, quoi qu’on en pense, les premiers rôles en Pro A, même si elle traverse depuis quelque temps une passe délicate. L’histoire dira si c’était le bon choix, rien ne permettant par ailleurs d’affirmer, dans un championnat aussi serré et indécis, que l’ajout d’un seul élément devenait une garantie absolue pour décrocher le titre !

Plus que jamais, la SIG a besoin de sentir ses fidèles supporters la soutenir, la porter vers les indispensables victoires qui permettront de décrocher dans un premier temps une place dans le Top 8, synonyme de play-offs. Ensuite, dans les séries à élimination directe, on sait bien que tout peut arriver…