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Actualités SIG – Nancy, en haut de l'affiche

SIG – Nancy, en haut de l'affiche

Depuis février 2007 et le 8e de finale de la Coupe ULEB, le derby historique entre la SIG et Nancy – une bonne cinquantaine depuis l’accession des deux clubs au statut professionnel – n’avait plus connu pareil enjeu. C’est dire que le choc de ce lundi (20h30) au Rhenus, entre ennemis intimes, est attendu et excitant. Le vainqueur aura de fortes chances d’aborder les play-offs en position idéale.

Louis

Le duel entre Clevin Hannah et Louis Campbell sera décisif quant à l'issue du match...

Il y avait eu les chocs de N1b pour l’accession au plus haut niveau au début des années 90. Puis la finale de ProA en 2005, la demi-finale l’année suivante et la confrontation en Coupe d’Europe en 2006/2007. Autant de chocs, plutôt équitablement partagés, qui ont fait l’histoire de cette rivalité entre Alsaciens et Lorrains. Les joueurs ont changé mais chez les supporteurs ou les suiveurs, la mémoire est restée intacte… « C’est un gros match, très excitant, lance Collet. La finale d’Alsace-Lorraine… »

Un match pas comme les autres évidemment, que le succès de la SIG à Pau permet d’aborder les yeux dans les yeux avec les Nancéiens. Un match pas comme les autres pour Maxime Zianveni qui a disputé près d’une quarantaine de ces derbies, la plupart pour le SLUC, ou pour Alain Weisz, coach successif des deux clubs, et Vincent Collet, qui fut son adjoint au Mans et en équipe nationale, avant d'être son successeur aux deux postes. Les deux hommes, liés d’amitié, se vouent un respect mutuel immense, mais ce lundi, pas de sentiments. L’enjeu est trop important !

Nancy arrive lancé

Et si Limoges venait à trébucher le lendemain à Chalon, le vainqueur de ce choc serait premier, le battu… septième ! Le reflet exact d’un championnat fou qui, à cinq journées de la fin, n’aura toujours pas décidé qui disputera les play-offs, ni surtout dans quelle position. « On veut jouer les play-offs, c’est évident, mais dans la meilleure des positions. Cela passe par une victoire » annonce le coach strasbourgeois. Il sait pourtant que la tâche sera immense, face à cet éternel rival que la SIG a déjà rencontré trois fois en compétition officielle cette saison (à Gentilly en ProA et en Coupe de France pour autant de défaites, à Disneyland pour un quart victorieux en Leaders Cup). Et c’est cette dernière confrontation qui est la plus révélatrice car ce sont les mêmes effectifs qui seront face à face au Rhenus lundi.

Après avoir subi un coup d’arrêt contre Orléans et à Nanterre, Nancy a enchaîné quatre succès (en Coupe de France au Mans, contre Pau, à Roanne et surtout face à Dijon) et arrive lancé.  Avant d’accueillir Le Mans et Paris, de se rendre à Chalon – joli programme –, la bande d’Alain Weisz aura les crocs. « Il faudra pouvoir résister à leur dureté physique, à la férocité du tandem Pietrus-Falker, la doublette la plus solide de ProA. Et ne pas oublier quand l’un des deux sort, c’est Zianveni qui entre… », indique Collet. Rivaliser dans les domaines de conquête, le rebond en particulier, avant même de songer à attaquer. « Ils vont nous poser des problèmes mais de plus, il ne faudra pas leur permettre d’être bons de l’autre côté du terrain. »

Opposition de style

Ce derby, c’est en réalité une véritable opposition de style. « On va effectivement jouer contre notre contraire et il faudra s’adapter… Leurs arrières sont de redoutables attaquants, avec Hannah, toujours brillant contre nous, sauf peut-être à la Leaders Cup où Louis Campbell l’avait bien tenu, avec Nichols, un métronome du shoot qu’il faudra dérègler, Harris, un électron libre qui a du déchet mais est capable de performances exceptionnelles et Banks qui monte en puissance depuis son arrivée », poursuit le coach.

Collet n’est pas loin de penser que la clé du match se trouve dans la capacité de Campbell, Diot, Lacombe ou Toupane à stopper les feu-follets nancéiens. Certains à l’image d’Antoine Diot ont sérieusement haussé le ton. Andersen a pris ses marques, retrouvé des jambes, Thornton est précieux dans les moments-clés, Abromaitis paraît libéré par le départ de Greer, Duport plane en attaque et Leloup a lui aussi apporté son écot dans les dernières sorties.

Depuis peu, la SIG a en effet changé de dimension. Et c’est plus que jamais le moment de le confirmer.  Contre Le Havre et à Pau, c’est une véritable équipe qui a fait la différence des deux côtés du parquet. « Ce qui m’a plus à Pau, insiste Collet, c’est que par séquences, nous ne nous sommes pas seulement reposés sur l’attaque. En particulier dans le troisième quart. Il faut continuer dans ce registre ».

La SIG a aussi réussi depuis peu à limiter le nombre de pertes de balles dont elle était un (mauvais) spécialiste. Et les 62% de réussite sur les deux dernières rencontres ne doivent rien au hasard non plus. « Lorsqu’on se passe la balle, on trouve des positions de tir. Il faut encore marquer, c’est sûr, mais c’est forcément plus facile quand on est dans les meilleures conditions ».

C’est un des autres défis de ce derby de légende. « Continuer à mettre de la précision dans ce qu’on fait. Il n’y aura pas d’excès de confiance car les joueurs savent que Nancy est fort. Mais la confiance nous permettra de ne pas jouer petit bras », termine Vincent Collet.

Il caresse un dernier espoir. Voir le Rhenus plein et vibrer à cette confrontation si importante pour la fin de saison. « C’est le plus gros derby depuis longtemps, avec deux équipes si haut placées ».

Qu’on se le dise…

Jean-Claude Frey