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MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
SIG - Nancy - 310314 - 12
Actualités Un derby digne des play-offs : 84-70 !

Un derby digne des play-offs : 84-70 !

Le derby a tenu toutes ses promesses. Intensité physique, beau jeu, adresse, tout y était. Et malgré une avance de 18 points dans le troisième quart, presque consommée à cinq minutes de la fin, la SIG a sauvé l’essentiel, la victoire, avant de s’offrir comme un symbole, le panier-average à deux secondes de la fin, sur un panier bonifié d’un Antoine Diot à nouveau exceptionnel… Ça sent bon les play offs mais il n’est pas exclu que les deux rivaux se retrouvent avant la fin de saison !

SIG - Nancy - 310314 - 16

Le combat fut rude...

Après un début-canon (4-4 à 100% de réussite), les deux équipes rivalisèrent un court instant de maladresse. Duport, lui, s’installait dans son jardin (trois sur trois) mais Harris faisait un chantier en attaque (10 points dans la première période) et lançait le SLUC : 8-12 (7e’) après quelques décisions arbitrales surprenantes…

Il n’en fallut pas plus pour vexer la SIG qui repartait à l’assaut. Andersen de près, un primé de Diot, une claquette de Thornton, « and one » pour le même Diot et le 10-0 change la donne : 18-12 (8e’). Andersen venait encore défier Pietrus sous le cercle à deux reprises et les changements de Weisz n’y changeaient rien.

Une défense impeccable

Dès le début du second quart, Collet opte pour le « small ball ». Nancy ne s’y retrouve pas. Excellente défense, agressivité offensive de Diot (14 d’évaluation en 15’) et Toupane et l’écart gonfle (33-21). Le panier average est déjà repris mais le chemin est encore long. Pas de quoi décourager Abromaitis et un excellent Toupane. Weisz envoie Zianveni et Mipoka au feu pour durcir le jeu mais la SIG ne sera freinée que par un coupable relâchement, deux balles perdues et l’adresse de Grant qui rectifie d’un 2-11 de 44-28 à 46-39. Dommage…

Un nouvel élan…

La SIG repartait de plus belle, toujours avec Diot et un Romain Duport (16 points à 8 sur 9) « touché par la grâce », comme le soulignera son coach. Le break était refait après la faute technique infligée à Weisz (57-39, 24e’). Nancy changeait de stratégie et venait porter le fer à l’intérieur, par Falker et Pietrus (11 pts pour le duo dans la période). Et Nancy grignotait pour avoir aussi durci sa défense : 64-50 (27e’). Le temps mort de Collet ne freinait pas l’élan lorrain, la SIG laissait des lancers-francs en route (2 sur 5 pour Diot) et Nancy réduisait à 66-60 à la fin de la période sur le deuxième panier à trois points de Hannah pourtant bien tenu jusque là.

… puis la machine s’enraye

Le match devenait irrespirable. Chaque équipe lançait ses forces dans la bataille mais la SIG piétinait dangereusement en attaque. Le magnifique jeu de passes s’était liquéfié… Après trois minutes sans le moindre point, de part et d’autre, c’est Nancy qui reviendra 66-64 (35e’). Thornton débloquait enfin le compteur, Toupane piquait une balle pour filer au dunk et le « primé » de Diot relançait la mécanique : 70-64, 77-67 (39e’) après le panier de Thornton (16 pts à 6 sur 7, 22 d’éval), dans son spot préféré à l’angle zéro. La SIG avait retrouvé de la consistance en défense, à l’image d’Andersen qui ne reculait pas devant Pietrus, provoqué des pertes de balles adverses et renoué avec l’adresse. Le panier average (- 11 à l’aller) devenait l’enjeu de cette fin de match. A 81-67, c’est Hannah qui remettait les compteurs à zéro mais Diot ne laissait pas passer sa chance derrière l’arc : 84-70. « La cerise sur le gâteau », appréciera Collet. Le meneur alsacien avait éclaboussé la rencontre : 22 points, 10 passes, 9 fautes provoquées, 24 d’évaluation ! Le Rhenus, enthousiasmé par les siens, pouvait exulter.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – SLUC NANCY 84-70. Rhenus Sport. 5 320 spectateurs. Arbitres : MM. Difallah, Rosso et Antiphon.

Les périodes : 25-19, 21-20 (46-39), 20-21 (66-60), 18-10.

SIG : 31 paniers sur 54 tirs (57%) dont 9 sur 18 à trois points, 13 LF sur 19, 25 rebonds (Andersen 6) dont 6 offensifs, 21 passes (Diot 10), 13 balles perdues, 15 fautes.

Campbell 2, Diot 22, Thornton 16, Andersen 8, Duport 16, puis Lacombe 1, Toupane 11, Leloup, Abromaitis 8.

NANCY : 28 paniers sur 56 tirs (50%) dont 8 sur 20 à trois points, 6 LF sur 8, 28 rebonds (Falker 8) dont 9 offensifs, 15 passes (Grant 7), 20 balles perdues, 19 fautes.

Hannah 11, Pope 7, Harris 15, Pietrus 11, Falker 10, puis Grant 12, Nichols 4, Mipoka, Zianveni.

Les réactions

Vincent Collet : « On se rapproche des play-offs mais de plus on a fait un bon match. On a repoussé Nancy à 16 points en première mi-temps, puis à 18 en début de seconde, mais ils ont su revenir en étant plus durs en défense et en nous ralentissant. Avant la balle avait parfois voltigé et nous étions très adroits. Mais soudain, on n'y arrivait plus en attaque. On jouait à l’arrêt et comme souvent dans ces cas-là, on a perdu des balles. On a eu le mérite de ne pas s’affoler, de retrouver des valeurs défensives. J’ai aimé qu’Andersen soit allé au mastic contre le joueur le plus dur du championnat car on a besoin de cet équilibre et de cette alternance. On est en progrès dans la dureté. Il reste cinq matches et si on s’est donné le droit de regarder vers le haut, mais rien n’est fait. Il faut rester concentré ».

Antoine Diot : « Un très gros match, oui, mais un formidable travail d’équipe. Une très grosse défense et même quand ils sont revenus, on n’a pas perdu confiance. Notre jeu offensif se joue sur beaucoup de détails, c’est la marque de Vincent. Et le temps dont nous disposons pour travailler nous aide à être performants collectivement. On se passe mieux la balle. On n’a pas l’équipe la plus physique, mais peut-être la plus intelligente. De plus, on a été présents dans le combat. Il faut continuer, ne pas s’occuper du classement car ce championnat est si bizarre… »

Alain Weisz : « Bravo à Strasbourg. Ils ont fait un match sur leurs qualités, qu’on redoutait. La créativité d’Antoine Diot a beaucoup pesé et nous ne pouvions pas faire beaucoup mieux que résister… On perd des balles dans les moments chauds et elles nous font mal. 20 au total, trop pour gagner à Strasbourg. Hannah peut être formidable en adresse, mais il est parfois peu inspiré dans les moments décisifs. Grant a fait un bon match et l’absence de Banks n’a pas trop pesé. Cela dit, on a manqué de modestie en première mi-temps ».

Nicholas Pope : « Strasbourg a fait un match énorme. Ils nous ont perturbé en attaque dès le début en coupant nos lignes de passe. On revient de loin mais on manque de lucidité dans le final. Ce n’est pas un coup d’arrêt, on reste en bonne position. A nous de gagner le plus de match possibles avant la fin ».