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Actualités Dijon-SIG par le ‘’régional de l’étape’’ : Jérémy Leloup

Dijon-SIG par le ‘’régional de l’étape’’ : Jérémy Leloup

par Franklin Tellier

Un nouveau challenge défensif attend la SIG, qui se déplace lundi à Dijon. Gagner en terre dijonnaise sonne comme un réel défi pour les SIGmen puisque la forteresse du palais des sports n’a pas encore été prise cette saison, par aucun des adversaires des Dijonnais. En effet, l’équipe du coach Jean-Louis Borg est la dernière invaincue à domicile avec 14 victoires en autant de matches! Fort de ses trois saisons en Bourgogne, Jérémy Leloup est le joueur le plus à même à parler de cette confrontation et de ‘’l’école’’ défensive du système Borg, qui se vérifie encore cette année.

La JDA est la meilleure défense du championnat avec seulement 69,8 points encaissés ! Leur capacité à écraser leurs adversaires à domicile ne cesse d’augmenter au fil de la saison, comme en témoigne leur évaluation moyenne à domicile de 87 qui atteint même une moyenne de 96,5 lors des matches retours. Afin de prolonger l’actuelle série de six victoires consécutives, Jérémy et ses coéquipiers se préparent à un véritable combat. Avant ce match, qui s’annonce comme un avant-goût de play-offs, il revient sur ses années à la JDA, sur sa saison et nous donne son point de vue sur ce match… Et il n’oublie pas que, la dernière équipe à avoir vaincu Dijon à domicile, fut la SIG en play-offs l’année dernière !

leloup

Jérémy Leloup (ici face à Sergyi Gladyr) retrouve Dijon qu'il connaît mieux que quiconque.

Franklin Tellier : Tu as joué trois ans avec Dijon. Lundi, tu rejoueras au palais des sports mais en tant qu’adversaire de la JDA. On imagine que ce match s’annonce vraiment particulier pour toi, non ?

Jérémy Leloup : Oui, c’est sûr ! J’ai passé trois belles années là-bas. Et même trois belles saisons, avec des challenges que l’on a réussi à accomplir à chaque fois. C’est vrai que j’en garde vraiment un très bon souvenir. Lors de ne notre première confrontation au Rhenus, ça ne s’était pas bien passé pour moi puisque c’est là que je me suis blessé, donc les “retrouvailles” avaient été assez courtes. J’espère vraiment pouvoir rejouer plus longtemps lundi… surtout là-bas!

F.T : As-tu gardé des contacts ?

J.L : Je connais quasiment tous les joueurs, donc nous sommes toujours en contact. J’ai pas mal d’amis là-bas. Forcément en y ayant vécu trois ans, j’ai connu pas mal de monde. Cela me fait très plaisir de revenir et rejouer devant eux !

F.T : Tu étais arrivé à Dijon en 2010 en même temps que le coach Jean-Louis Borg. Les équipes qu’il coache sont réputées pour leur défense. Peux-tu nous parler de lui ?

J.L : Coach Borg a vraiment une défense particulière. Il s’appuie là-dessus depuis des années. Je l’avais connu à Vichy et je l’avais suivi à Dijon, et, c’est vrai que c’est vraiment un système défensif qui est bien en place. Il faut des joueurs qui arrivent à bien se ‘’mettre dans cette défense’’, qui ont envie de se sacrifier. Il y a toujours moins de facilité pour attaquer lorsque l’on joue pour lui donc il faut vraiment se fondre dans ses plans.

« Je me donne à 100% »

F.T : Tu avais signé à la SIG cet été pour je cite «te mettre en danger face à la concurrence et de peur de t’installer dans un certain confort » si tu étais resté à Dijon. Comment juges-tu ta saison jusqu’à maintenant ?

J.L : C’est vrai, que si j’ai signé à la SIG c’était pour me mettre en danger par rapport à la concurrence. Je savais qu’il y avait un plus gros budget ici, et donc plus de joueurs aussi, alors qu’à Dijon on jouait avec six ou sept joueurs. Je pense avoir fait un début de saison correct, mais ma blessure en janvier m’a stoppé un petit peu. Entretemps, il y a également eu la naissance de mon fils, du coup les nuits étaient plus courtes, et mon repositionnement au poste 4, suite au départ de Ricardo. Physiquement, il m’a fallu un peu de temps pour revenir, et  il a fallu que je m’adapte avec les systèmes. Au début, il y a eu un peu de frustration de ne plus jouer en 3 mais depuis ça va beaucoup mieux ! Je me donne à 100%, je fais mon travail et pour le moment ça ne se passe pas trop mal puisque nous sommes premiers ! (sourire)

F.T : Comment expliques-tu ton faible pourcentage à 3 points cette saison, qui est pourtant l’une de tes forces ?

J.L : Je pense que c’est surtout lié à mon repositionnement au poste 4. Les tirs que j’ai maintenant, ne sont plus les mêmes que lorsque je jouais poste 3. Au début, dans les systèmes, je n’étais pas au mieux. Il fallait vraiment que je m’adapte car, je bougeais au poste 4 comme lorsque je jouais poste 3. Du coup je n’avais pas forcément des bons tirs. De toute façon, l’adresse ça vient et ça repart. Il faut aussi savoir faire autre chose et c’est pour cela que je travaille aussi sur différents points : l’agressivité, ma défense, j’essaie d’intercepter des ballons… Sinon le jour où tu ne mets pas dedans, tu peux passer des moments très compliqués.

F.T : Le dernier match contre Roanne a confirmé le fait qu’il ne faut sous-estimer aucune équipe dans ce championnat. Est-ce que l’on peut dire que c’était une bonne piqûre de rappel avant les play-offs ?

J.L : Oui ! Je pense que c’est, entre guillemets, « bien » de vivre un match comme celui-là. Même si nous sommes premiers, cela nous rappelle que nous ne sommes pas à l’abri de quoi que ce soit! Nous savions que Roanne jouait sa tête en ProA, donc c’était vraiment un match compliqué pour eux et pour nous! Ils ne nous ont pas rendu la tâche facile. Nous avons tiré les leçons de ce match en se disant qu’il ne fallait surtout pas se relâcher. Il faut que nous restions concentrés. Rien n’est fait !

« Un match très physique, très dur, surtout chez eux ! »

F.T : Parlons du match de lundi. La JDA est la meilleure défense de ProA et est invaincue à domicile. Comme Vincent le répète, l’un des ‘’fonds de commerce’’ de la SIG est sa défense. L’adage qui dit qu’un « match de basket se gagne d’abord en défense » ne sera jamais aussi vrai que pour ce match en particulier, non ?

J.L : C’est clair ! Lorsqu’on joue contre Dijon il faut s’attendre à un match très physique, très dur, surtout chez eux ! Cela a toujours été comme ça. C’est toujours difficile de gagner à Dijon! Nous allons devoir nous adapter à leur défense… Moi, je connais quelques trucs (sourire), mais il est clair qu’il va falloir jouer un match défensif avant tout. En attaque, nous avons peut-être plus de capacités qu’eux pour scorer, même s’il est vrai qu’ils ont encore beaucoup de talents cette année ! Il faudra bien débuter ce match !

F.T : Est-ce que tu te souviens de la dernière défaite à domicile de la JDA ?

J.L : Oui, bien sûr ! C’était contre la SIG en play-offs ! L’avant-dernier match de championnat, nous avions gagné mais en play-offs, ce fut une autre histoire. Malgré une belle saison, nous n’avions pas passé le cap des quarts de finale. Nous avions été battus par plus fort que nous…

F.T : L’équipe de Dijon est constituée de très forts joueurs: TJ Campbell, Zach Moss, Andre Harris, le formidable défenseur Anthony Dobbins, ou encore ton « remplaçant » au poste 3, Riley qui est l’un des meilleurs joueurs de ProA pour se créer son shoot. Le danger semble pouvoir venir de partout ?

J.L : Oui, il peut venir de partout, mais ce sont des joueurs qui, principalement, jouent sur leur défense qui sont très agressifs ! Ils ne sont pas invaincus à domicile pour rien. J’ai connu ça aussi lorsque je jouais là-bas. Lorsqu’on défendait bien, nous avions du rythme en attaque; mais le jour où défensivement ça n’allait pas, c’était plus compliqué aussi de l’autre côté du terrain. Mais c’est vrai qu’ils ont des joueurs avec beaucoup de talent.

F.T : Le cinq majeur dijonnais est le second plus prolifique de ProA, avec 57,6pts par match (ndlr : la SIG est 9e avec 49,9pts) mais d’un autre côté le banc de la JDA est celui qui, offensivement, apporte le moins du championnat avec 13,1pts par match, pendant que celui de la SIG apporte 28,4pts. Est-ce là l’un des atouts principaux de la SIG pour ce match?

J.L : Oui, je pense. Ils jouent avec six ou sept joueurs, donc cela peut être un point fort pour nous. Il va falloir qu’on s’appuie sur notre banc comme nous le faisons depuis un mois et demi. Cela peut vraiment être un atout pour nous. Nous savons que si nous arrivons à provoquer des fautes sur leurs joueurs majeurs, le match sera alors peut-être plus compliqué pour eux en terme de rotation. Mais il ne faut pas oublier qu’ils sont à domicile et qu’ils sont supportés par un public qui leur donne une grosse confiance lorsqu’ils sont chez eux. Nous sommes conscients que nous allons devoir sortir un gros match, titulaires comme remplaçants !