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Actualités La SIG à Dijon : un challenge excitant

La SIG à Dijon : un challenge excitant

La meilleure équipe à domicile, Dijon, reçoit le leader, la SIG, la formation la plus performante à l’extérieur. Les Bourguignons rêvent d’un grand chelem au Palais des Sports, les Strasbourgeois ne peuvent assurer la première place lors de la dernière journée à coup sûr qu’en s’imposant. Sacré challenge !

SIG - Orléans120485

Cap sur la première place pour Duport et la SIG, ce lundi soir à Dijon.

Dans les chiffres, tout les oppose. La SIG a la deuxième attaque, Dijon ne se préoccupe guère de son secteur offensif. Encore que l’équipe de Jean-Louis Borg présente deux visages bien différents selon qu’elle soit chez elle ou chez l’adversaire. Après près de 20 par match, la SIG est de loin l’équipe qui délivre le plus de passes décisives ; Dijon est dernier avec 12,29 passes.

Diot (29’) est celui qui joue le plus, devant Campbell (26) et Thornton (24). A Dijon, ils sont quatre à plus de 30 minutes, avec un sommet pour Andre Harris (35,2). Et le banc n’a droit qu’à des miettes. L’équipe de Collet sait depuis longtemps que son salut vient souvent des Lacombe, Leloup, Toupane ou Abromaitis qui regardent presque toujours leurs cinq coéquipiers commencer la partie.

Agressivité et maîtrise du tempo

Dans cette opposition de style, il faudra pourtant un vainqueur… Et si l’on y ajoute l’enjeu, dans cette 29e journée qui a tout de même livré le nom de sept des huit quarts de finaliste, en attendant le match de l’ASVEL contre Limoges mardi, et qui pourrait mettre définitivement un terme au suspense, on aura presque tous les ingrédients de ce choc. « Il faut bien attaquer contre Dijon car il marque tout de même 78,5 pts à domicile sur les dix derniers matches ! Ils se nourrissent de leur agressivité pour créer de l’euphorie et ils usent aussi par leur patience offensive… avant de conclure grâce à cinq joueurs capables de briller individuellement en fin de possession », indique Vincent Collet qui a épluché avec son staff tous les paramètres du jeu dijonnais.

Les 69 points encaissés qui font de la JDA, en théorie, la ’’meilleure’’ défense, viennent du petit nombre de possessions laissées à l’adversaire. « Ils jouent tout en contrôle et ne donnent en moyenne que 54 tirs à l’opposant. C’est très peu ». La SIG ne refusera donc pas, si cela se présente, le jeu rapide ou le jeu de transition pour déstabiliser les cinq Américains (TJ Campbell, Dobbins, Riley, Harris et Moss) qui se partagent l’essentiel du temps de jeu.

Ce match constituera aussi une répétition de ce qui attend la SIG en play-offs : des matches compliqués, physiques, engagés. « C’est un beau challenge pour l’équipe. Nous en sommes à six succès de suite, une des plus grosses séries dans ce championnat si serré, avec celle de Nanterre en début de saison », ajoute son coach. Il est même possible, même en cas de succès dijonnais lundi, que les deux équipes se croisent à nouveau dès les quarts de finale !

Requinqués, frais et dispos

Les joueurs de la SIG ont d’ailleurs mis à profit les quatre jours de repos qu’on leur a accordés pour recharger les batteries, mentalement surtout. « Depuis la reprise, le 4 janvier, ils n’avaient jamais eu plus de deux jours de repos. En prévision des play-offs, il était important qu’ils puissent souffler », insiste Vincent Collet.

Certains en ont profité pour soigner des bobos récurrents (Abromaitis son dos, Duport ses genoux), d’autres se sont offert une petite escapade en famille. « Je les ai retrouvés frais et dispos, plein d’enthousiasme ».

Le moment est venu de mettre ce jus au service de la plus belle et de la plus excitante des séquences dans la saison : les play-offs. Mais avant, il faut bien terminer la première phase et pourquoi pas, empêcher Dijon dès ce lundi, de réussir ce grand chelem à la maison. Après tout, la dernière défaite à domicile des Bourguignons en ProA date peut-être du 16 mai 2013, mais on sait qui était l’auteur de cette performance : la SIG, lors du quart de finale retour des play-offs…

Jean-Claude Frey