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SIG - ROANNE - 190414 - 007
Actualités La SIG se fait peur : 66-65 !

La SIG se fait peur : 66-65 !

Un panier d’Antoine Diot à deux secondes de la fin a tiré la SIG d’un sacré mauvais pas et assuré une place dans les quatre premiers de la ProA. Mais que ce final est cruel pour Roanne qui n’a jamais lâché. Pour les Strasbourgeois, c’est un avertissement sans frais avant les play-offs.

SIG - ROANNE - 190414 - 007

Paul Lacombe a réussi des paniers décisifs en fin de match.

Vincent Collet avait insisté : pas d’excès de confiance… Si le début fut poussif (2-2, 3e’), tout simplement parce que la SIG était un peu moins en réussite que d’habitude (29% avec un faible 5 sur 17 dont 2 sur 11 extérieur), c’est aussi parce que Roanne abattait ses dernières cartes. Sans briller non plus d’ailleurs, car après 10 minutes, la Chorale avait déjà perdu cinq balles.

Andersen crut débloquer la situation (5-2), mais English et Reid répliquaient : 5-5, puis 11-15 (8e’). L’attaque strasbourgeoise était moins fluide que lors des derniers matches et Roanne perturbait le bel ordonnancement habituel du collectif de la SIG. Quatre lancers-francs de Diot et Leloup ramenaient la SIG à 15 partout mais pas moyen de passer devant…

Plus compliqué que prévu

Collet avait déjà lancé Toupane, Leloup et Lacombe, placé à la mène, avant de faire appel à Abromaitis en début de deuxième période. Mais après 5’30’’, le score de la période (4-5) était à l’image du spectacle, bien moins léché que lors des dernières sorties. Même les temps-morts de Vincent Collet ne rendaient pas le jeu alsacien plus fluide. En revanche, la défense tenait bon mais il est vrai que Roanne n’avait rien d’un foudre de guerre… En revanche, les Roannais étaient passés maîtres dans l'art de faire déjouer l'adversaire.

Deux paniers bonifiés de Lacombe et Abromaitis rendirent le jeu un peu plus flamboyant, mais Kim English (13 points en première mi-temps) permettait aux Ligériens de rester dans le sillage de la SIG à la pause : 31-28.

Andersen et Thornton font le break

Les Strasbourgeois affichèrent un peu plus d’adresse au retour des vestiaires car les passes avaient été enfin redoublées. Cela profitait notamment au duo Andersen – Thornton qui allait marquer… tous les points de la troisième période ! Sur des réussites à trois points tout d’abord à l’origine d’un 11-0 qui décrochait enfin Roanne : 42-31 (26e’). Mais Kim English ne fléchissait pas et comme Sangaré et Samnick sanctionnaient eux aussi derrière la ligne à 6,75m, Roanne restait dans la roue de la SIG avant le money-time : 46-39.

Roanne passe devant !

Et puis soudain, Roanne se mit à défendre encore plus dur, la SIG perdit des ballons et la Chorale « collait » un 0-11 assassin : 46-50 (34e’). Un premier temps mort et le retour de Diot, Thornton et Andersen n’y changeaient rien : 48-54 (35e’). Collet sacrifiait un deuxième temps mort et Andersen, Duport puis Lacombe revenaient à hauteur : 54-54 (38e’). Longtemps maladroit, Roanne se mit à flamber en attaque à l’image de Green puis surtout de Samnick : 56-61 à 1’14’’ de la fin.

Le Rhenus retenait son souffle, Diot (encore 12 points, 7 passes et 6 rebonds et 21 d'évaluation) égalisait une première fois à 61 partout et Lacombe donnait même l’avantage à la SIG sur un panier bonifié à 13 secondes du buzzer : 64-63. Le match était entré soudain dans une autre dimension. Le temps mort de Pavicevic était parfaitement exploité, puisque Sangaré trouvait une ouverture sous le cercle : 64-65.

Il restait alors neuf secondes à jouer. Un temps mort plus tard, Diot prenait ses responsabilités, pénétrait dans la défense après un relais avec Duport et lâchait un petit tir meutrier : 66-65. Ouf !

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – ROANNE 66-65. Rhenus Sport. 5 060 spectateurs. Arbitres : MM. Castano, Lepercq et Paic.

Les périodes : 15-15, 16-13 (mi-temps : 31-28), 15-11 (46-39), 20-26.

SIG : 23 paniers sur 62 tirs (37%) dont 9 sur 20 à trois points, 11 LF sur 12, 35 rebonds (Duport 9) dont 8 offensifs, 18 passes (Diot 7), 9 balles perdues, 14 fautes.

Campbell 2, Diot 12, Thornton 14, Andersen 13, Duport 10, puis Toupane, Leloup 2, Lacombe 8, Abromaitis 5.

ROANNE : 26 paniers sur 57 tirs (46%) dont 8 sur 19 à trois points, 5 LF sur 8, 34 rebonds (Inglis 11) dont 3 offensifs, 15 passes (Sangaré et English 3), 13 balles perdues, 19 fautes.

Sangaré 8, Amagou, English 23, Samnick 17, Reid 6, puis Inglis 6, Green 5.

 

Les réactions

Vincent Collet : « Mes premières pensées vont à Roanne qui a tout fait pour s’imposer. Le basket est parfois cruel. Roanne nous a beaucoup gênés et nous ne sommes pas les seuls responsables de ce qui nous est arrivé. Ils ont joué très juste pour nous enlever le rythme, nous donner des tirs ouverts et nous sommes tombés dans le panneau. On a retrouvé notre jeu de passes en début de seconde mi-temps et en fin de match, en particulier sur la dernière possession, mais par ailleurs, nous sommes retombés dans nos travers. Cet avertissement sans frais est une aubaine. On aurait dû perdre et il faudra avoir l’intelligence de se dire que la prochaine fois, ça ne passera pas ! »

Paul Lacombe : « Roanne n’est pas à sa place et au vu de ce match, ils méritent d’être dans le top 8. Ils ont joué leur vie, nous ont repoussé dans nos derniers retranchements. C’est une victoire bizarre, il n’y a pas de joie à la fin. On sait qu’on a gagné mais on ne peut pas se contenter de ce genre de match. C’est une bonne piqûre de rappel avant la suite. On n’a pas joué notre jeu ce soir, on n’a pas fait la dernière passe et forcé sur les duels en un contre un ».

Luka Pavicevic : « D’abord, après ce match très serré, félicitations à Strasbourg. C’était important pour eux dans la perspective des play-offs. L’absence de Zach Morley et de Gradit a pesé dans le manque de rotations mais malgré une semaine difficile, alors que tout le monde croyait que tout était perdu, on a travaillé dur et fait trembler une des équipes les plus fortes en France en ce moment. Les efforts et la façon dont nous avons joué n’ont pas payé. On va tout de même continuer, dès lundi, et essayer jusqu’à la toute dernière chance. On luttera avec toute l’énergie qui nous reste… »

Yohann Sangaré : « On ne peut pas dire qu’on ne s’est pas battu. Et on respecte trop notre sport pour ne pas jouer à fond jusqu’à la fin de la saison. On a laissé quelques paniers faciles et c’est trop contre Strasbourg… »

Espoirs

SIG – Roanne   74-47