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SIG - Nancy - 310314 - 09
Actualités Un pas de géant

Un pas de géant

En s’imposant de superbe manière face à un excellent Nanterre (89-93), la SIG portée par un Antoine Diot en mode MVP (33 d’évaluation, record en carrière) a rejoint Limoges en tête, fait un pas de géant vers les play-offs et vers le Top 4 que vise Vincent Collet. Il suffirait de confirmer cette dynamique exceptionnelle lors des trois derniers matches (sur quatre) qu’elle jouera à domicile.

SIG - ASVEL - 010314 - 03

Louis Campbell a permis à la SIG de rester dans le sillage de Nanterre dans le deuxième quart temps.

Le champion de France savait qu’il abattait face à la SIG une de ses dernières cartes pour se hisser en play-offs. Au-delà de la rivalité née d’une finale que personne n’a oubliée, la JSF Nanterre était entrée sur le terrain avec une énergie invraisemblable pour prendre les Strasbourgeois à la gorge. Et si dès le début, Duport et Diot avaient annoncé la couleur, les pistoleros locaux étaient à nouveau de sortie. Daniels et Meacham (deux fois chacun) puis Gladyr ne manquaient pas la cible : 16-10 (5e’). Jusqu’à 11-10, la relation Diot-Duport avait fait merveille mais Donnadieu avait aussitôt lancé Nzeulie pour « casser » le meneur alsacien.

L’intensité défensive des champions en titre fera le reste et si la SIG présentait un très correct 8 sur 13 aux tirs, le 6 sur 9 derrière l’arc de Nanterre avait été à l’origine des 28 points du premier quart : 28-21.

Incroyable adresse à trois points

Andersen, déjà en vue dans la première période, cédait alors le leadership offensif à Louis Campbell (11 pts dans la période avec trois paniers bonifiés) qui maintenait la SIG à flots (30-29, 12e’). Mais l’adresse nanterrienne ne fléchissait pas quand Thomas et Nzeulie s’y mirent à leur tour (9 sur 13 à 6,75m !) et le 7-0 du moment faisait mal. La SIG avait tenté une défense de zone mais Nanterre s’était rapidement adaptée.

Pourtant, un moment distancée de 11 points (45-34, 18e’), la SIG trouvera les ressources pour lutter, imposer son collectif bien huilé et à la pause, l’écart de six points était presque une aubaine eu égard au rendement des attaquants franciliens et des quelques rebonds échappés.

Diot à un très haut niveau

Antoine Diot, d’un trois points « down town » et Andersen, qui avait posté Judith, relançaient aussitôt Strasbourg (47-46). Gladyr qui se chauffait avec Thornton, montait en régime (60-52, 26e’) alors que Meacham (22 pts à 8 sur 10, 26 d’évaluation) jouait les métronomes. Le match était d’un niveau exceptionnel et avec un très bon Andersen, un Duport à nouveau adroit et un Axel Toupane qui montrait le bout du nez, la SIG rappliquait à 69-68 au bout de 30 minutes…

Vincent Collet savait sans doute que le plus dur était fait. Car en reproduisant le jeu proposé depuis un mois, la SIG se doutait bien que Nanterre ne tiendrait pas la cadence et finirait par fléchir. Et le coach strasbourgeois choisit ses cinq « frenchies » pour parfaire le job. Toupane mettait le feu en premier, puis Diot et Leloup montait encore en régime, alors que Lacombe grattait les ballons, piquait des rebonds pendant que Duport (18 pts à nouveau) enfilait les paniers. Nanterre perdait la boule et la maîtrise de la SIG fit passer le score de 72-71 (32e’) à 74-82 (37e’).

Nanterre n’a jamais lâché

Les dernières minutes seront crispantes car en jouant son va-tout, le champion de France retrouvait de la folie à trois points avec Meacham, Gladyr et surtout Thomas. Mais aux lancers-francs, Diot et Leloup (9 sur 10 dans le final) ne craquaient pas. Le meneur international de la SIG rendait même une copie hors normes : 21 points à 7 sur 12, 12 passes décisives – presque autant que toute l’équipe adverse –, 6 fautes provoquées et 5 rebonds ! Et malgré le retour nanterrien à 89-91, la SIG tenait bien plus qu’une revanche : un ticket pour le Top 8…

« Ce n’est qu’une étape, dira Vincent Collet à ses joueurs dans les vestiaires. On sait où on veut y aller et rien n’est acquis. Il faut continuer mais cette victoire est précieuse car elle a été obtenue face à un très bon Nanterre ». Le champion sortant, lui, aura désormais bien du mal à se glisser dans les huit élus pour les play-offs.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

NANTERRE – SIG 89-93. Salle Maurice-Thorez. 2 000 spectateurs. Arbitres : MM. Chambon, Dubois et Oliot.

Les périodes : 28-21, 19-20 (mi-temps : 47-41), 22-27 (69-68), 20-25.

NANTERRE : 33 paniers sur 58 tirs (56,9%) dont 17 sur 32 à trois points, 6 LF sur 14, 22 rebonds (Passave-Ducteil 6) dont 6 offensifs, 13 passes (Meacham 6), 16 balles perdues, 20 fautes.

Meacham 22, Gladyr 17, Lighty 2, Daniels 13, Passave-Ducteil 4, puis Nzeulie 8, Judith 8, Corosine, Thomas 13, Jaiteh 2.

SIG : 33 paniers sur 56 tirs (58,9%) dont 10 sur 20 à trois points, 17 LF sur 18, 27 rebonds (Duport et Diot 5) dont 6 offensifs, 18 passes (Diot 12)

Campbell 11, Diot 21, Thornton 5, Andersen 14, Duport 18, puis Lacombe 7, Toupane 11, Leloup 6, Abromaitis.

 

Espoirs

Nanterre – SIG   70-82