Basket
bandeaux VIP.jpg
bandeaux VIP.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
flags1-2B
Actualités Dos au mur

Dos au mur

La SIG n’a déjà plus le choix. Une deuxième défaite à domicile, ce jeudi (19h) compromettrait sérieusement ses chances de se hisser en finale. Il faudra contenir les redoutables « snipers » lorrains et espérer renouveler la brillante partie fournie en attaque mardi. Avec le soutien d’un Rhenus de plus en plus chaud, avec l’apport d’O.D. Anosike, elle peut y croire…

SIG-Nancy-Playoffs200520

La SIG aura besoin de son patron, Antoine Diot, qui déborde Hannah, pour décrocher l'indispensable succès.

Faire mieux en défense avec… Anosike

Livrer un match exceptionnel de qualité et de justesse dans les conditions que l’on sait lors du match 1 de la demi-finale contre Nancy et… le perdre pour un détail, une possession, c’est frustrant. Joueurs et entraîneur en convenaient. D’autant qu’ils ont mené la plupart du temps, à partir de la 15e minute et jusqu’à 24 secondes de la fin. Mais il en faut davantage pour faire flancher leur moral et les empêcher de croire au renversement de situation. A condition d’apporter quelques correctifs. « Il ne faut pas que le match d’attaque de mardi augure de la série. Ne pas élever notre niveau défensif serait rédhibitoire. On ne peut pas faire beaucoup mieux offensivement et je signerais déjà pour rester au même niveau. En revanche, de l’autre côté du terrain, nous avons une marge de progression importante », convient Vincent Collet.

La SIG sait que « pour survivre en play-offs, il faut défendre ». Peut-on dès lors attendre d’O.D. Anosike qu’il apporte ce qui manquait, de la dureté, du rebond, de l’impact physique ? L’entraîneur strasbourgeois ne veut pas se prononcer : « Je ne sais pas. On a recruté dans l’urgence un profil intéressant mais les conditions d’intégration sont plus que compliquées. Les joueurs ne s’entraînent pas, on fait simplement quelques ajustements, parce qu’on doit garder des ressources physiques. On lui a montré quelques systèmes, avec les espoirs, c’est tout. On sait qu’il a des qualités et ce sera de toute façon une rotation de plus. Mais il n’a pas joué depuis deux semaines et on ne va pas tout jeter de ce qu’on a proposé collectivement lundi », insiste Collet.

Les deux équipes vont s’ajuster

Les deux stratèges qui se font face et se connaissent si bien, ont repéré ce qu’ils pourraient améliorer. Pas l’adresse, côté nancéien, puisque le SLUC a même fini en inscrivant 10 paniers à trois points sur ses 12 dernières tentatives ! Après avoir perdu il y a peu, en finale de Coupe de France contre Nanterre, en rendant un tristounet 2 sur 21 derrière la ligne… En revanche, les joueurs d’Alain Weisz pourront prendre des risques, jouer plus dur, mais ils savent aussi que la SIG se présentera différemment. « Je préfère que Falker soit obligé de défendre sur un joueur près du cercle, plutôt qu’un adversaire qui s’écarte à 8 mètres. Mais la présence d’Anosike est un facteur inconnu, on va tout de même se méfier, on sait que c’est un gros rebondeur, explique le coach nancéien. Cela dit, on n’a pas été assez agressif sur leur jeu de passes mardi et on va essayer de mieux attaquer leur zone, même si on a mis tous les tirs… »

Y croire, encore et toujours

Du côté de la SIG on a préparé aussi les points d’amélioration. Et on garde confiance. « On y croit encore, martèle Collet. Ce qu’on peut regretter, c’est d’avoir toujours laissé revenir Nancy quand on a eu un peu d’avance, notamment dans le dernier quart temps. Et de n’avoir pas stoppé les pénétrations de Marcus Banks alors qu’on n’avait que deux fautes d’équipe dans la dernière minute. Il faudra de toute façon leur rendre les tirs plus difficiles », prévient le coach.

Paradoxalement, le duo que Collet redoutait le plus, Randal Falker et Florent Pietrus n’a pas été spécialement en vue. Ce sont les arrières qui ont mis le feu et empoché le joker dont bénéficie désormais les Nancéiens dans la série.

Et si la SIG déploie toujours son jeu léché, dans lequel l’extra-passe facilite la conclusion du shooteur, si la gestion est aussi précise – huit balles perdues seulement, le plus faible total de la SIG depuis… janvier 2012 – si Leloup, sans doute plus surveillé, se rapproche à nouveau de ce qui fut sa meilleure performance en carrière (26 points, 31 d’évaluation), elle peut y croire.

Le rôle (déterminant) du 6e homme, le public, fera le reste. Alors, et alors seulement, la SIG gardera l’espoir d’inverser la tendance à Gentilly samedi ou lundi prochain, au plus tard.

Jean-Claude Frey