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Actualités énormissime exploit : 57-62 !

énormissime exploit : 57-62 !

Au terme d’un invraisemblable retour, marqué par un 1 à 20 en 4’50’’ (de 56-42 à 57-62), la SIG a renversé une situation largement compromise, pour s’offrir un cinquième match mercredi au Rhenus (20h50). Cardiaques, s’abstenir !!!

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Bootsy Thornton (15 pts, 14 d'évaluation) a sonné la révolte en fin de match... Nancy et Nichols ont cédé face à la furia strasbourgeoise...

La logique des chiffres est souvent implacable. Au cours des 16 derniers déplacements à Nancy, la SIG ne s’est imposée qu’à quatre reprises, dont trois fois dans la période faste de 2005 à 2007. De même, le SLUC a remporté neuf de ses dix derniers matches à Gentilly. Avant même le coup d’envoi et en dépit de la farouche volonté des hommes de Collet de ne pas terminer leur saison dans ce quatrième rendez-vous des demi-finales, peu de choses plaidaient en faveur des Strasbourgeois. Les blessures de Romain Duport et d’Antoine Diot avaient encore amoindri les chances de réussir ce qu’il convenait bien d’appeler un exploit…

Pourtant, les joueurs de la SIG, parfaitement concentrés et motivés, ne se souciaient guère de l’histoire ancienne. Collet avait lancé Anosike dans le cinq de départ pour contenir le duo Pietrus/Falker mais c’est Thornton qui ouvrait le ban à trois points. La SIG continuera sur cette lancée en réussissant ses trois premiers tirs bonifiés par Leloup et Campbell : 7-9 (6e’). La défense, très bien articulée, gênait considérablement le jeu nancéien et Weisz se voyait contraint de remplacer Falker par Zianveni, puis Banks par Hannah. Collet avait aussi pianoté sur son banc envoyant Toupane, Abromaitis et Toupane au feu. Pas de quoi dérégler la belle mécanique, Thornton, encore à 6,75m, donnant sept points d’avance à son équipe : 9-16 (9’).

Un 10-0 pour enflammer Gentilly

Les choses allaient rapidement se corser. Pietrus, qui avait déjà gobé trois rebonds, se mit aussi à scorer (11-16 à la fin du premier quart), mais c’est à la reprise, que l’avalanche submergeait les « rouge et blanc ». Harris à distance, Falker dessous et encore ce diable de Pietrus (10 pts en première période !) étouffaient la SIG qui payait cher sa précipitation et ses mauvais choix offensifs : 21-16 (12e’). Le combat devenait de plus en plus acharné, Nancy usant parfois de tous les moyens, surpris de voir les Strasbourgeois s’accrocher à ses basques. Car après le « trou noir », les Alsaciens se relançaient grâce à Leloup (6 pts) et Thornton aux lancers-francs pour revenir à hauteur (27-27, 18e’). Et peu avant la mi-temps, David Andersen plantait ce qui constituait déjà le 5e « primé » de son équipe pour réduite à 31-30, avant que les esprits ne s’échauffent quand Banks et l’Australien de la SIG se frictionnaient…

Harris puis Falker croient plier l’affaire

Avec un passage en défense de zone, la SIG allait bien entamer le troisième quart, perturbant la circulation du ballon et contenant mieux le rebond. En attaque, la SIG s’offrait même une courte avance (31-34) après un rebond offensif d’Anosike claqué dans le cercle, mais Hannah trouvait enfin la distance et tout était à refaire. A 36-37 (26e’), la SIG fléchissait, les coups de sifflet se faisaient rares sauf pour sanctionner Anosike (3 fautes), alors que Pietrus et Falker ne comptaient qu’une faute chacun… Harris à son tour, scorait derrière l’arc à deux reprises et Nancy prenait le large au plus mauvais moment, Falker concluant la période par un dunk rageur, comme pour toucher le moral des Sigmen : 48-42…

8-0 puis 1-20 : hallucinant !

Au fil des minutes, le manque de rotation se mit à peser. La SIG ne scorait pas sur cinq possessions consécutives et même si la défense tenait bon, la digue finit par céder. Nancy portait le fer à l’intérieur et Falker se jouait d’Anosike : 53-42 (34e’). La messe semblait dite… D’autant que la SIG sera dans la pénalité dès la 34e’, offrant à Banks, Falker et Pietrus de quoi se régaler sur la ligne : 56-42 (25e’).

La densité physique du SLUC allait-elle finir par avoir raison du courage et de l’abnégation des Strasbourgeois ? Ils étaient restés 4’50’’ sans marquer le moindre point dans cette dernière période mais Leloup (deux primés de suite) ramenait d’abord à 56-48 (37e’), imité par Thornton : 56-51. Mieux, jetant toutes leurs forces dans la bataille, ils se rapprocheront à 57-55 par Andersen. Le temps mort de Collet avait été judicieusement exploiter.

Nancy se mit à trembler, déjouant à l’image de Banks qui avait été parfaitement ciblé. A l’inverse, la SIG volait des ballons, finissant par un 7 sur 7 aux lancers-francs : 57-62. Leloup avait été énorme, Thornton aussi et les derniers rebonds seront (enfin) strasbourgeois.

L’exploit était retentissant et les joueurs pouvaient se féliciter, Duport et Diot étant les premiers à tomber dans les bras de leurs équipiers. Mercredi, dans un Rhenus en feu – 1000 billets étaient vendus en 20 minutes dès le coup de sifflet final –, la SIG jouera une place dans l’ultime série en 40 minutes. Le président Bellon pouvait lui aussi féliciter ses joueurs : « Je suis très fier des garçons qui ont fait preuve de beaucoup de mental pour revenir alors que tout paraissait perdu. Ne serait-ce que par son comportement, cette équipe mérite d’aller plus loin… »

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SLUC NANCY – SIG 57-62. Palais des Sports de Gentilly. 6 000 spectateurs.

Arbitres : MM. Viator, Bissang et Diffalah.

La série est à égalité 2-2

Les périodes : 11-16, 20-14 (mi-temps : 31-30), 17-12 (48-42), 9-20.

NANCY : 22 paniers sur 61 tirs (36%) dont 5 sur 23 à trois points, 8 lancers-francs sur 12, 46 rebonds (Pietrus et Falker 11) dont 19 offensifs, 13 passes (Banks, Falker, Nichols, Pope 4), 15 balles perdues, 21 fautes.

Banks 4, Nichols 4, Harris 13, Pietrus 14, Falker 13, puis Hannah 7, Pope 2, Grant, Zianveni.

SIG : 18 paniers sur 54 tirs (33%) dont 9 sur 25 à trois points, 17 lancers-francs sur 22, 31 rebonds (Andersen 10) dont 9 offensifs, 15 passes (Campbell 5), 8 balles perdues, 20 fautes, Anosike (34e’) éliminé.

Campbell 10, Thornton 15, Leloup 19, Andersen 12, Anosike 4, puis Lacombe, Toupane 2, Abromaitis.

Les réactions

Vincent Collet : « On avait déjà beaucoup donné quand on a été décrochés à 56-42. Franchement, ça sentait la fin. Je suis très fier du comportement de mes joueurs, même si on n’avait pas réussi ce retour. On était sur leurs talons et ils nous ont mis un 8-0. Mais on n’a pas renoncé, on n’a pas plié. La deuxième chose dont je suis fier, c’est le contrôle du jeu, à la fin. Nancy était tétanisé, a perdu ses moyens et n’a plus tenté que des tirs désespérés. Jérémy a enclenché la mécanique, mais ensuite, on a mis la balle à l’intérieur sur David. C’est bien de le vivre quand ça tombe de ton côté. Ça met les pendules à l’heure par rapport à mardi dernier où nous aurions pu gagner le match 1. Maintenant, il faut concrétiser. A deux partout, la belle va être terrible d’autant qu’on n’aura toujours un effectif réduit, en souffrant toujours autant au rebond… Avec en plus, Flo qui a ajouté une panoplie offensive à ses rebonds. Par contre, on a beaucoup mieux contrôlé Banks et ce fut une des clés du match ».

Jérémy Leloup : « Avec le résultat d’il y a deux jours et la perte d’Antoine, on savait que ce serait compliqué. A – 14 et quelques minutes à jouer, il n’aurait pas fallu encaisser un ou deux paniers sinon on partait en vacances. Mais cinq minutes, c’est long… On a su reprendre l’avantage et nous offrir un match 5. Il va falloir se reposer et repartir au combat. Pour nous, c’était déjà une finale ce soir. On va essayer d’en gagner une deuxième avec l’appui de notre formidable public… »

Alain Weisz : « On l’a perdu parce qu’on s’est arrêté de jouer. Banks a arrêté l’équipe en voulant gagner le match à lui tout seul. Ils sont vite revenus pour nous faire douter, nous paralyser. Ils n’avaient plus rien à perdre et nous avons fait des erreurs en oubliant de défendre comme on l’avait fait précédemment. Je suis très déçu parce que le scénario est catastrophique. On a joué 35 minutes, mais un match dure 40 minutes… On a vraiment manqué d’intelligence. C’est un péché d’orgueil. On ne va pas en finale tous les ans, alors laisser échapper ce match, c’est impardonnable. On a que ce qu’on mérite. Quand on est prétentieux, on le paie cash. On s’est donné nous-mêmes un coup de marteau sur la tête ».

Florent Pietrus : « Il y a de la déception mais pas de frustration. C’est une longue série mais on l’a fait une fois, on peut le refaire. C’est eux qui ont la pression. On va y aller avec toute la confiance possible pour gagner. On est une équipe dure, faudra le prouver. C’est jamais facile de perdre comme ça, mais ces retournements de situation font la beauté des play-offs. A nous de finir le travail là-bas. On a les moyens de les embêter et même s’ils ont gagné, ils vont douter. On a manqué de lucidité à la fin, perdu bêtement quelques ballons… L’équipe qui en voudra le plus ira en finale. Ce sera une belle bataille ».