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SIG-Chalon-Playoffs120518
Actualités Il faudra passer par une belle !

Il faudra passer par une belle !

La SIG aura tenu 32 minutes dans l’enfer du Colisée. Mais quand la pression défensive devint intenable, Chalon envoya ses voltigeurs à l’assaut du cercle alsacien. Et en quelques minutes, le rêve de passer en demi-finale en deux manches s’envolait. Battus 91-81, les Strasbourgeois devront contenir la furia chalonnaise vendredi (20h50) dans une belle qui promet.

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Paul Lacombe (18 d'évaluation) a encore été exceptionnel à Chalon. Mais cela n'a pas suffi...

Au-delà de l’ambiance du Colisée, forcément brûlante, la SIG redoutait les qualités athlétiques des Chalonnais. Et pour corser la chose, Choulet démarrait avec cinq athlètes, Aboudou se chargeant de Thornton, au côté de Capela, Evtimov, Joseph et Slaughter. Duport débutait par un contre sur Capela et Andersen ouvrait le ban. Mais rapidement, Chalon se mit en mode « agressif». Evtimov de loin, Joseph et Capela qui provoquait la deuxième faute de Thornton annonçaient la couleur : 7-2 (3e’).

La SIG tentait de contrôler le tempo mais Andersen était pris dans la tenaille. Duport enquillait ses petits paniers à la périphérie, Diot plantait le premier primé et la SIG résistait tant bien que mal : 13-11, 17-15 (9e’). Le premier (petit) break sera chalonnais après un loupé de Leloup suivi d’un panier à trois points de Tchicamboud : 21-15 et 23-17 à la fin de la période. Chalon ne comptait que deux petites fautes en dépit d’un engagement toujours à la limite, la SIG six !

La zone avec cinq « petits »                                                                            

Le changement de stratégie du début de deuxième quart temps sera payant. La défense de zone avec cinq « petits » et sans… Diot, fera déjouer Chalon. Toupane, Leloup, Campbell, Lacombe et Abromaitis passaient un 0-10, puis un 2-15 (25-32, 13e’) qui obligeait Choulet à prendre un temps mort. L’adresse d’Abromaitis, le jeu collectif qui démarquait Toupane, les bons choix de Campbell, la SIG était dans le coup !

L’effet du temps mort sera cependant immédiat puisque l’Elan, par Slaughter, Joseph et Aboudou inversaient la tendance avec un 11-2 qui changeait la donne : 36-34 (16e’). Mais, même dans la tempête, la SIG, qui avait relancé Diot, gardait la tête froide. Les fautes provoquées, une défense vaillante, un rebond qui tenait le choc (16 prises à 12 à la pause) permettaient aux Strasbourgeois de virer en tête au repos : 40-43.

L’euphorie chalonnaise

Sans surprise, la défense bourguignonne allait monter d’un cran encore. Jusqu’à 46-48 (23e’), Thornton et Andersen maintenaient la SIG aux commandes. Mais Diot était piégé par les trappes, et l’euphorie gagnait les shooteurs chalonnais, Slaughter (22 pts, 23 d'évaluation), Walker et Joseph. Le 9-0 faisait très mal et à 55-48, Collet appelait logiquement un temps mort. Lacombe (la meilleure évaluation avec 18) était toujours aussi précieux, puis une belle série de Toupane (14 pts à 6 sur 7), excellent en attaque, climatisait la salle sur le retour de 60-52 à 60 partout. Le Colisée avait grondé après deux fautes offensives de suite justement sifflées aux Chalonnais. Dommage que Campbell et Abromaitis laissaient quelques lancers en route.

Mais à l’entame du dernier quart rien n’était fait (62-62). La température du Colisée montait encore de plusieurs degrés et la suite sera plus douloureuse. L’agressivité de Chalon, sa supériorité athlétique envoyaient Capela (7 pts) et Aboudou au cercle alors que Slaughter avait retrouvé sa patte. A l’opposé, l’attaque alsacienne était prise dans la nasse à l'image d'un Diot qui ne rééditait pas ses dernières sorties, et le 15-2 de l'Elan pliait le match : 79-66 (35e’). Il restait certes cinq minutes à jouer mais l’étreinte ne se desserrait pas. Thornton, Lacombe et Abromaitis tentaient de renverser un match dès lors mal engagé, mais la réussite se mit à fuir la SIG au plus mauvais moment. Et malgré un retour à 84-78 et 87-81, les Alsaciens ne pouvaient éviter la troisième manche, vendredi au Rhenus…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

ÉLAN CHALON – SIG 91-81. Salle du Colisée. 5 000 spectateurs. Arbitres : MM. Bardera, Diffalah et Paic.

Les périodes : 23-17, 17-26 (mi-temps : 40-43), 22-19 (62-62), 29-19.

CHALON : 34 paniers sur 65 tirs (52%) dont 9 sur 24 à trois points, 14 LF sur 17, 32 rebonds (Capela et Brockman 6) dont 6 offensifs, 22 passes (Slaughter 8), 10 balles perdues, 20 fautes.

Slaughter 22, Aboudou 15, Joseph 17, Evtimov 5, Capela 11, puis Tchicamboud 3, Walker 11, Ouattara, JBAM 3, Brockman 4.

SIG : 31 paniers sur 61 tirs (51%) dont 8 sur 22 à trois points, 11 LF sur 15, 28 rebonds (Toupane et Leloup 4) dont 4 offensifs, 24 passes (Lacombe 6), 14 balles perdues, 16 fautes, Toupane (38e’) éliminé.

Campbell 7, Diot 7, Thornton 8, Andersen 10, Duport 10, puis Toupane 14, Lacombe 9, Leloup 2, Abromaitis 14.

 

Les réactions

Vincent Collet : «  Après une entame difficile, on a pris les commandes et très bien géré le deuxième quart temps.  Mais on n’a pas concrétisé sur une ou deux attaques. Le tournant, c’est sans doute à la fin de la troisième période, quand on rate trois lancers. Ici, tu n’as pas 12 occasions… Après, on a lâché un peu, pris des risques qui n’ont pas été payants. Avec la belle, on sait qu’on a la pression, notre objectif étant d’aller en demie. Mais on est capable de jouer avec ça. La clé, ce sera la récupération et il faudra être défensivement un peu meilleur. L’apport du banc a été très précieux mais notre cinq majeur était un peu en-dessous. Il faudra corriger cela vendredi ».

Axel Toupane : « On n’a pas fait le boulot défensivement. On les a laissé courir, dunker dans le 4e quart temps et en encaissant 30 points, on ne peut pas gagner. Ils ont été plus agressifs encore que chez nous. Ils ont bien réussi leur coup. Maintenant, c’est 50-50, mais on a toujours les cartes en main, toutes nos chances pour nous qualifier ».

Jean-Denys Choulet : « Notre stratégie de lancer Aboudou dès le début pour contenir Thornton a été payante. C’était une des clés. On a réussi à les amener là où on voulait et appuyé sur l’accélérateur en fin de match car on savait que pour les joueurs de 2,15m et 115kg, les kilos sont encore plus lourds en fin de match. On a fini par trouver la solution sur leurs « pick’n’rolls » qui nous ont beaucoup gênés, mais on ne voulait pas la sortir trop tôt, avec un coach comme Vincent, pour qu’il ne puisse pas s’ajuster. Mais c’était un très bon match, comme un jeu d’échecs. Ça me plaît… On a montré qu’on est aussi très bon en défense. Enfin, le trio arbitral a été très bon. Je signe tout de suite pour avoir les mêmes vendredi… »

Jordan Aboudou : « On s’était réunis entre nous et promis de retourner à Strasbourg pour la belle. J’ai eu un rôle défensif dès le début sur Thornton et je m’en suis bien sorti. On est plus jeunes et plus frais qu’eux. Logiquement, ça devrait payer vendredi. A nous de reproduire le même match. C’est les play-offs. Il faut être dur, et à domicile ne pas se laisser marcher dessus… »