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Actualités Inverser la pression…

Inverser la pression…

Surprise dans le match 1 par Nancy, la SIG a égalisé et veut remettre la pression dès samedi (18h30 à Gentilly) sur son adversaire. Sinon, ce sera très difficile de s’imposer lundi dans le match 4. Pour passer en finale, il faudra être à la fois humble, lucide et patient, mais aussi « se sublimer ».

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L'esprit de groupe, la solidarité manifestés dans le match 2 jeudi, dvra être reproduit samedi à Gentilly.

Il lui aura fallu une poignée de secondes pour conquérir le Rhenus. Appelé par Vincent Collet à la 15e’ alors que son équipe gérait plutôt bien son début de match puisqu’elle menait 23-18, Oderah Anosike a réussi en très peu de temps quatre actions positives qui ont donné une autre dimension à la rencontre. Au final, après l’égalisation dans la série (64-51), il avait rendu une copie correcte, en conformité avec son bilan à Pesaro, rapportée à son temps de jeu : 8 points à 4 sur 6, 5 rebonds dont 2 offensifs, 2 interceptions, 1 balle perdue et 12 d’évaluation, le tout en 16’45’’. Plus encore, son attitude en fin de match, avec les fans, a été particulièrement appréciée… Et si l’aventure des play-offs devait se poursuivre, il pourrait bien devenir la coqueluche du Rhenus. « C’est totalement différent de ce que j’ai vécu en Italie, dans une équipe de fin de tableau. J’ai vite compris en arrivant à Strasbourg que j’arrivais dans une structure très professionnelle, organisée. Je suis très heureux d’être ici et la ville est superbe. On a gagné un match et c’est le plus important », lâcha-t-il en conférence de presse, dans un grand sourire.

« Etre aussi intense que jeudi »

Vincent Collet souhaitait pourtant, tout en saluant son entrée, minimiser l’importance de son impact. « C’est vrai qu’il nous apporte des solutions nouvelles, mais c’est toute l’équipe qui a conquis cette victoire. En particulier dans la qualité de sa prestation défensive ». Celle-ci explique en grande partie l’étrange défaillance des shooteurs lorrains, qui ont tenté autant de tirs à trois points que mardi (24) mais en ont transformé quatre fois moins (4 au lieu de 16)… Bien sûr, la SIG  a été moins brillante aussi dans ce secteur (3 sur 17), mais en gênant les meneurs, Hannah et Banks, elle a totalement déréglé le jeu du SLUC. Quant au ratio passes/balles perdues (17/8 pour la SIG, 9/21 à Nancy), forcément capital, il dit beaucoup de choses sur l’issue du match 2.

Une autre mini-série débute ce samedi (18h30) à Gentilly et il va falloir remporter au moins une des deux rencontres pour revenir au Rhenus et tenter de se hisser en finale. Pas évident quand on connaît l’ambiance du Palais des Sports Jean Weille, la capacité de Nancy à durcir le jeu, à « envoyer du bois ». Même si la mystérieuse blessure (entorse de la main droite ?) de Florent Pietrus – « secret médical », a martelé Alain Weisz – pourrait bien constituer un sérieux handicap pour le n°4 de la saison régulière. « J’espère que c’est pas trop grave parce que dans deux mois, je vais avoir besoin de lui ! » dit Vincent Collet en coiffant sa casquette de sélectionneur. Avant de poursuivre : « C’est un joueur majeur mais il n’a pas pris un seul tir en 22 minutes et s’il est gêné c’est un élément important. On sait ce qu’il représente dans cette équipe avec Falker ».

« Les troisième et quatrième match vont être terribles, prévient le coach lorrain. L’arrivée d’O.D. Anosike leur donne encore de nouvelles possibilités et ils ont à nouveau le profil d’une équipe qui peut être championne de France ».

Le son de cloche est forcément différent chez Vincent Collet : « C’est un vrai avantage de jouer à domicile, ça permet d’être intense. Et si on est monté en intensité entre mardi et jeudi, il faudra être bien conscient qu’ils peuvent aussi en être capables ». Pour résister à la furia nancéienne, « il faudra être aussi intense qu’au match 2 et… meilleur en attaque ». Le coach alsacien estime en effet que Nancy a été bien davantage en difficultés, prenant des tirs à la limite des 24’’ dans des positions difficiles, alors que son équipe a « vendangé » quelques belles occasions, parfaitement construites mais pas conclues, de près et de loin. Il s’est réjouit tout de même de voir que son équipe a inscrit « 21 de ses 28 paniers près du cercle, ne laissant que 11 paniers dans la raquette à Nancy. Trois paniers à trois points, quatre à deux points extérieur, c’est notre plus faible chiffre depuis trois mois ».

Gagner le premier à Gentilly, c’est vital

Pas sûr que la SIG puisse aussi bien s’approcher du cercle adverse ce samedi. Il faudra donc plus que jamais jouer juste, faire preuve de patience, ne pas retomber dans le piège de la surexcitation du 3e quart du match 2. Faute de quoi… La SIG jettera toutes ses forces dans la bataille dès demain. « Pour passer, il faudra faire un très gros match. Et tout faire pour inverser la pression. Celui de Nancy sera peut-être hors normes, mais dans le combat, plutôt que dans l’adresse comme lundi. S’ils gagnent samedi, dans trois jours et dans un contexte hostile, ce sera très dur ». Et le coach de conclure : « On a des armes pour lutter, bien sûr. On se passe bien la balle, ça oblige l’adversaire à couvrir beaucoup de terrain et c’est une des façons de lutter contre la sur-agressivité. Il faudra faire vivre la balle pour la sécuriser et retrouver de l’adresse ».

En fin d’après-midi, après de nouveaux ajustements sur le terrain, la SIG a rejoint Nancy pour s’offrir encore, dans la soirée, une séance vidéo. « S’appuyer sur ce qui a été positif, mais aussi montrer ce qui a été moins bon », conclut Collet. Le commando est en place. La bataille décisive, dans ce « match-bascule », peut commencer.

Jean-Claude Frey