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Actualités La SIG fait chavirer le Rhenus !

La SIG fait chavirer le Rhenus !

Au terme d’un match de « muerte », dans un Rhenus en fusion, la SIG, encore menée 71-75 à trois minutes de la fin, a renversé l’issue d’une partie compromise et s’est hissée en demi-finale avec son cœur et ses tripes : 88-81. Une rencontre exceptionnelle d’intensité et riche en rebondissements  rendue encore plus compliquée par la grave blessure au genou de Romain Duport.

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Premier tournant : blessé au genou, Romain Duport quitte le parquet dès la deuxième minute du match !

On pouvait imaginer, compte tenu de l’enjeu, que ce troisième match ne ressemblerait pas aux deux premiers. On en sera rapidement convaincu ! Défenses rugueuses, mais aussi crispation évidente, compliquaient la tâche des attaquants. Andersen ouvrait le score, mais en voulant « poster » Evtimov sous le cercle, il perdait aussi deux ballons de suite. Capela en revanche, trouvait des ouvertures près du panier : 2-4 (3e’). Malheureusement, la SIG avait déjà perdu Romain Duport, blessé au genou (probable rupture des ligaments croisés) dès la 2e minute sur une mauvaise réception…

Un Campbell de feu

Très adroit à longue distance notamment (4 sur 7 en 10 minutes), Chalon prenait les devants à la fin de la période : 16-18. Et en dominant de surcroît le rebond offensif (6 dans le premier quart, 12 à la mi-temps contre 12 défensifs à la SIG !), les Bourguignons faisaient passer des frissons dans l’échine des spectateurs devenus (presque) muets. Heureusement, la SIG avait pu compter dans cette période initiale sur un Campbell de feu (8 pts à 3 sur 5 dont 2 sur 2 à 6,75m) pour limiter la casse.

L’impressionnante domination athlétique de l’Elan

Collet avait multiplié les changements car Diot avait rapidement compté deux fautes, puis envoyé Toupane aux basques de Slaughter, mais c’est la domination écrasante de Brockman et de JBAM, véritable facteur X, qui inquiétait. La SIG avait, il est vrai tenté de déjouer les plans adverses avec sa zone « small ball » mais l’Elan ne lâchait rien : 21-24 (13e’). Les Strasbourgeois restaient dans le sillage grâce à leur jeu collectif et un exceptionnel Paul Lacombe, au four et au moulin comme à son habitude, multipliant les égalités à 27, 29, 31, 33 et 35 partout. A la mi-temps, toutefois, grâce à son 5e panier primé (sur 10 tentatives), Chalon virait en tête par Walker : 35-38.

Suspense insoutenable…
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Le Rhenus en fusion communie avec les joueurs après la victoire.

L’intensité montait encore d’un cran dans un match devenu… offensif. L’adresse de la SIG à trois points, et en particulier celle de Louis Campbell, évitait aux Strasbourgeois de craquer car sous les cercles, c’est encore et toujours Chalon qui faisait la loi, alors qu’Evtimov enquillait une série de huit points de suite. Aboudou battait son record en saison avec 16 points déjà et surtout un improbable 3 sur 4 à trois points ! De 48-51 (26e’), la SIG inversait le score à 59-55 (29e’) malgré Walker venu au relais d’Aboudou pour planter deux « primés » avant qu’Aboudou (21 pts, record en carrière, et 21 d'évacuation) ne remette Chalon aux commandes : 61-63. Mais au buzzer du troisième quart, ce diable de Campbell redonnait l’espoir : 64-63.

Le final sera haletant. Après deux paniers bonifiés de Toupane et Leloup, la SIG tenait toujours le choc (70-68) avant le trou noir. La domination au rebond fit encore très mal, Capela puis Joseph « tuaient » presque le match (71-75) quand, pris dans une trappe par Diot et Campbell, l’ailier canadien se débattait. Anti-sportive ! Diot ne tremblait pas aux lancers-francs, Andersen scorait sur la possession suivante : 75 partout. Deux stops défensifs plus loin, la SIG faisait basculer la partie (79-75). L’impeccable 10 sur 10 sur la ligne et le panier à trois points de Leloup envoyaient les Strasbourgeois en demi-finale dans un Rhenus qui chavirait : 88-81. La ratio passes décisives/balles perdues de la SIG (22/9 contre 11/17 à Chalon) avait compensé le déficit abyssal au rebond (26 à 43). Il fallait bien ça pour se défaire de ces redoutables Chalonnais.

Dans les vestiaires la joie était mesurée. Tout le monde pensait à Romain Duport, les larmes aux yeux, chaleureusement applaudi par ses équipiers, et Vincent Collet lui dédiait cette belle victoire… Très rapidement, la SIG va se mettre en quête d’un joueur costaud pour tenir la raquette. Qui n'arrivera probablement pas pour la première manche de la demi-finale, mardi à 20h50. 

Jean-Claude Frey

 

Le match en vitesse

SIG - CHALON 88-81. Rhenus sport. 5 850 spectateurs. Arbitres : MM. Bissang, Chambon et Rosso.

Les périodes : 16-18, 19-20 (mi-temps : 35-38), 29-25 (64-63), 24-18.

SIG : 30 paniers sur 62 tirs (48%) dont 12 sur 24 à trois points, 16 LF sur 18, 26 rebonds (Diot 7) dont 5 offensifs, 22 passes (Diot et Leloup 5), 9 balles perdues, 16 fautes.

Campbell 17, Diot 11, Thornton 7, Andersen 18, Duport, puis Toupane 9, Lacombe 9, Leloup 13, Abromaitis 4.

CHALON : 33 paniers sur 70 tirs (47%) dont 10 sur 22 à trois points, 5 LF sur 9, 43 rebonds (Evtimov 10) dont 18 offensifs, 11 passes (Joseph et Slaughter 3), 17 balles perdues, 23 fautes, Joseph (37e’) éliminé.

Slaughter 2, Joseph 9, Aboudou 21, Evtimov 9, Capela 10, puis Walker 15, Tchicamboud 3, JBAM 6, Brockman 6.

Les réactions

Vincent Collet : « C’est beau le basket ! Les deux équipes ont élevé leur niveau avec une intensité défensive qui n’avait rien à voir avec les deux premiers matches. Je comprends la frustration de Chalon. Ils ont fait un très bon match à l’image de Jordan Aboudou qui a été brillant à mi-distance en plus de son intensité physique. Le rebond était à la mi-temps notre principal souci. Dans la gestion du ballon et dans la réussite, on leur a été supérieurs mais cela a été contrebalancé par cette écrasante supériorité au rebond. Beaucoup d’équipes ne se seraient pas remis du coup dur qu’on a subi avec la blessure de Romain Duport. Abnégation et courage nous ont permis de rester dans la partie et en fin de match le sang- froid illustré par Antoine Diot a fait la différence. J’attendais le soutien du public. J’ai été exaucé et même surpris par ce Rhenus en feu. Je ne l’avais jamais vu comme ça. La salle nous a portés et a mesuré le niveau de ce match. Notre public a très envie qu’on aille loin et comme les joueurs, il a tout donné ce soir. Les gens qui étaient là se souviendront longtemps de leur soirée ».

Jérémy Leloup : « Il a fallu chercher la victoire très loin. La blessure de Romain nous a compliqué la tâche car déjà à l’intérieur, ils nous étaient supérieurs athlétiquement. On a une pensée pour lui. C’était bien de finir le match comme cela, cela nous a donné encore plus d’envie de nous battre pour lui. L’envie de défendre tous ensemble nous a sauvés. Chalon et Jordan Aboudou ont fait un très grand match. On a su ne pas paniquer. Ce n’est qu’une marche et il faudra enchaîner dès mardi. Mon dernier tir à trois points ? J’étais en confiance et un peu frustré du match retour. Ce soir, on va savourer, mais demain on aura besoin de se reposer ».

Jean-Denys Choulet (très en colère) : « Je n’ai pas grand chose à dire. Je suis extremme déçu pour mes joueurs. On mérite cette victoire. M. Rosso a décidé que ce soir on ne gagnerait pas. Il y a faute sur Kris Joseph qui doit nous donner deux lancers-francs. Au lieu de cela on se retrouve avec une anti-sportive sur un show hollywoodien de Diot, qui a peut-être eu le titre de MVP pour ses qualités de basketteur mais qui aurait certainement eu un Oscar au cinéma ! Pourquoi ça s’acharne toujours sur nous cette année ? Tout le monde a vu ce qui s’est passé… De plus, je me suis fait insulter par les supporters de Strasbourg pendant tout le match. Je pensais que Strasbourg était une ville respectable, avec des supporters respectables. Je m’aperçois qu’il y a des cons partout ».