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Actualités Le rêve reste possible...

Le rêve reste possible...

Dans un match 2 totalement différent du premier, où l’adresse n’était plus la même (43% pour la SIG, 36% pour Nancy dont 17% à trois points) mais d’une incroyable intensité, la SIG a égalisé en l’emportant 64-51. Le rêve reste à portée de mains mais il faudra gagner une des deux parties à Nancy, samedi ou lundi. Passionnant !

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O.D. Anosike a fait une rentrée remarquée. Le Rhenus l'a déjà adopté !

La SIG connaissait l’enjeu de ce deuxième match à domicile. Avant d’aller chez le voisin lorrain samedi, il fallait effacer, en partie du moins, le premier match perdu. Non pas qu’il fut raté, bien au contraire, mais parce que l’avantage du terrain s’est inversé et qu’il fallait à tout prix engranger.

Bootsy donne le ton

Et d’emblée, l’intensité était énorme. Andersen avait raté son premier tir, mais du bout des doigts, Bootsy Thornton glissait le cuir dans le cercle. Nancy prendra un court instant l’avantage (6-7,4e’) sur la première réussite à trois points de Nichols, mais l’ancien de Sienne, si malheureux d’avoir manqué son dernier tir dans le match 1, poussait en attaque, avec un réel bonheur (8 pts en 7’30’’) : 14-7. Nancy avait pris un temps mort, lancé Hannah au relais de Banks, Pope à celui de Harris. Pari payant, davantage encore en raison des occasions manquées par les Strasbourgeois que par la seule réussite du SLUC. Nichols (9 points en 10’) scorait de près et de loin et Nancy égalisait à la fin de la période : 16-16.

Anosike se montre !

Zianveni donnait même l’avantage sous le cercle (16-18) et Collet se dépêchait de rappeler Andersen sur le parquet. Le jeu collectif restait bien huilé mais la conclusion laissait à désirer. L’adresse fuyait d’ailleurs les deux équipes mais la SIG mettait un cœur énorme et grattait notamment 9 rebonds offensifs. Et Lacombe après un « primé » d’Abromaitis signait le 7-0 qui donnait un peu d’air : 23-18 (15e’). Weisz prenait un temps mort et Collet envoyait O.D. Anosike. Aussitôt « caviardé » par Diot, il écrasait un énorme dunk qui fit se dresser un Rhenus comble. Dans la foulée, il grattait une balle en défense plantait un petit shoot par-dessus Falker et infligeait la 2e puis la 3e faute de Florent Pietrus !

La SIG s’était envolée (31-20) et gardera cet avantage presque intact jusqu’au repos (38-28) grâce à une énorme débauche d’énergie et un Campbell percutant. Et on lui pardonnera, pour l’instant, la gestion douteuse de certains ballons d’attaque…

La bataille fait rage…

Le troisième quart temps sera féroce. On était loin du basket léché, aérien et adroit du match 1. La SIG payait cash aussi un peu de précipitation, de mauvais choix en attaque parce que Nancy avait choisi de couper les lignes de passes. Il fallait aller au charbon et à ce jeu-là personne n’égale Paul Lacombe. L’arrière, au relais de Diot à la mène, prenait des rebonds, donnait des passes, s’offrait même un contre sur Nichols. Et la SIG gardait sa petite avance (44-36, 49-36) avant un rapproché nancéien à 49-42 à la fin de la période.

Sous le regard d’un trio d’arbitres qui sévissait peu, le match prenait une dimension physique extrême. Un jeu dans lequel la SIG se révélait de nouveaux atouts, avec Anosike notamment mais aussi avec l’énorme énergie de tout le groupe, provoquant 21 pertes de balles au SLUC ! Nancy reviendra rapidement à 49-44 mais la SIG ne lâchait plus rien, tenant même tête au rebond (13 offensifs). Le 11-0 signé Anosike, Diot, Andersen et Thornton scellait le sort du match : 60-44 (36e’). Alain Weisz l’avait compris, faisant souffler les cadres pour finir avec Sene, Grant, Mipoka et Zianveni. Nancy était resté muet plus de sept minutes…

Dans un Rhenus chaud bouillant, la SIG égalisait dans la série : 1-1. Il faudra maintenant remporter un des deux matches à Nancy pour revenir se hisser en finale au Rhenus. Mais le chemin est encore long et parsemé d’embûches…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – SLUC NANCY 64-51. Rhenus Sport. 6 025 spectateurs. Arbitres : MM. Bissang, Mateus et Rosso.

La série est à égalité : 1-1.

Les périodes : 16-16, 22-12 (38-28), 11-14 (49-42), 15-9.

SIG : 28 paniers pour 65 tirs (43%) dont 3 sur 17 à trois points, 5 LF sur 7, 34 rebonds (Anosike, Diot et Lacombe 5) dont 13 offensifs, 17 passes (Diot 8), 10 balles perdues, 18 fautes.

Campbell 13, Diot 8, Thornton 12, Leloup 3, Andersen 9, puis Lacombe 8, Toupane, Abromaitis 3, Anosike 8, Labanca.

NANCY : 20 paniers sur 56 tirs (36%) dont 4 sur 24 à trois points, 7 LF sur 8, 38 rebonds (Falker 11) dont 14 offensifs, 9 passes (Hannah 4), 21 balles perdues, 17 fautes.

Banks 6, Nichols 11, Harris 6, Pietrus, Falker 3, puis Hannah 3, Sene 2, Grant 3, Pope 7, Mipoka 3, Zianveni 7.

Les réactions

Vincent Collet : « O.D. Anosike, c’est une bonne surprise. Il a déchaîné le Rhenus rien que par sa rentrée, avant son premier dunk. Il a fait des choses très positives en matière de vitesse de pied, sur les pick’n’roll et c’est une arme supplémentaire. Et sa présence au rebond nous rassure. Ce soir, on a gagné la bataille de l’agressivité. C’est la plus belle défense depuis très longtemps. Les efforts défensifs sont aussi une des raisons des baisses de pourcentage en attaque. Le ballotage reste toujours défavorable avec deux matches à venir à Nancy. Il faudra en gagner un pour revenir au Rhenus. Ça redonne néanmoins de l’espoir. Ne soyons pas surpris s’ils entament le match pied au plancher samedi ».

O.D. Anosike : « C’était un match excitant. Je remercie Strasbourg de m’avoir fait joué un match si important et j’espère que l’aventure va continuer. Mes coéquipiers et le coach m’ont dit de ne pas me mettre de pression. Je n’avais pas besoin d’en faire trop. Ils m’ont dit qu’ils n’attendaient pas une super-star, mais de faire ce que je sais faire et je veux simplement aider l’équipe à décrocher ce titre. Je suis vraiment très heureux d’être ici. C’est la première fois que je joue contre des joueurs comme Falker, qui est MVP en France. Ici, c’est différent de l’Italie. Un bon challenge pour moi et ça va me rendre meilleur. Sur le premier dunk, j’ai eu une super passe et ça m'a aidé de lâcher toute l’énergie. De plus, ça a enflammé le public ».

Alain Weisz : « C’était un autre match, comme l’indique le score. Les deux équipes ont changé leur défense ce qui explique le changement de physionomie. Nous sommes retombés dans notre travers en matière de balles perdues. C'est rédhibitoire à l’extérieur. L’entame était déjà différente. Le tir extérieur de Falker était comme un symbole de ces choix... Les 13 rebonds offensifs tous de combativité  gagnés par la SIG ont également pesé. Strasbourg était franchement plus fort et surtout plus agressif. Dans le 3e match, il faudra remonter en agressivité et gagner ce combat. On sort de cette mini-série avec une victoire, ça aurait pu être pire. On a toutes nos chances en étant conscients que la SIG peut venir gagner à Gentilly ».

Maxime Zianveni : «  Il y avait la place pour passer jusqu’à quelques minutes de la fin. Ils ont été beaucoup plus agressifs en défense. On n’a pas su alterner le jeu intérieur, notre point fort, avec le jeu extérieur. Sans réussite à trois points, on a continué à prendre les tirs de loin. On a fait quelques erreurs, notamment sur Anosike qui a changé la donne par rapport au premier match. Il a aussi profité du jeu de passes de Strasbourg. On doit y croire car on a limité la casse en prenant la victoire mardi, mais rien n’est fait ».