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LES PLAYOFFS AU RHENUS
SIG Strasbourg - Pau-Lacq-Orthez lundi 22 mai à 20h30
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Actualités Nancy prend l'avantage : 67-57

Nancy prend l'avantage : 67-57

Ecrasée au rebond, maladroite (35% seulement et un 2 sur 23 à trois points rédhibitoire), la SIG a longtemps lutté et résisté à Nancy avant de céder dans les cinq dernières minutes. Nancy a mis un pied en finale…

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Louis Campbell, protégé par un écran d'Andersen devant Falker, a eu la meilleure évaluation de la SIG.

Le match 3 est en général le match-bascule comme on aime à l’appeler. Pas étonnant que chacune des deux équipes y mit dès l’entame un maximum d’énergie… La SIG avait plutôt bien démarré, par Thornton, Diot et Andersen (4-8, 7-10 à la 6e’), mais Nancy qui avait gâché quelques munitions face à la pression alsacienne trouvait ses repères sous le cercle où Falker dominait. Weisz avait multiplié les changements, lançant Hannah à la place de Banks puis Pope pour Harris. Mais c’est Nichols qui scorait après le temps mort lorrain et le passage en zone de la SIG : 13-10. Le match était très fermé, la SIG insistait à l’intérieur, trahie par son adresse à trois points (0 sur 9 à la pause), mais ne trouvait pas Anosike, muselé par Pietrus et Zianveni.

La SIG s’enferre dans la nasse

Nancy protégeait bien son panier, alors que Banks (7 points dans le deuxième quart) se régalait en pénétrations pour scorer ou provoquer des fautes et conclure sur la ligne de réparation. A 21-14 (14e’), Collet relançait Diot et Andersen pour jouer les systèmes et remettre de l’ordre en attaque. Pari gagnant puisque le duo ramenait à 21-19 (16e’) avant une fin de mi-temps confuse. Les arbitres laissaient (trop) jouer et à 29-23, Leloup bénéficiait en revanche de trois lancers-francs, alors qu'Alain Weisz écopait d’une faute technique pour avoir protesté. Les arbitres sortaient dans une immense bronca : 29-26… Le rebond avait pesé lourd dans cette première mi-temps, la SIG n’ayant pris que 14 ballons, Nancy 21 dont 9 offensifs !

Un rebond archi dominé, Diot blessé !

Le troisième quart allait malheureusement confirmer la tendance, malgré la présence d’Anosike qui n’avait pas pris un seul rebond en 17 minutes alors que Falker et Pietrus se gavaient (16 pour le tandem après trois périodes). Et ce sont surtout les 16 rebonds offensifs qui pesaient lourd. Malgré cela, présents dans le combat en dépit d'une incroyable maladresse à distance (1 sur 14 à trois points, le SLUC ne faisant guère mieux avec un tristounet 2 sur 14 !), les Strasbourgeois ne lâchaient rien, restaient dans le sillage des Lorrains : 36-33, 38-35 (26e’). Des attaques faméliques en raison de défenses féroces mais aussi 13 balles perdues de chaque côté. Pour comble de malheur, Antoine Diot s’était tordu la cheville   - il est très incertain pour lundi - dès l’entame du quart à 29-28, Harris, ravi de l’aubaine, filant en contre-attaque pour scorer.

La SIG pouvait malgré tout encore y croire quand Leloup égalisait à 44 partout (33e’). Mais le match de traînard ne sourira pas aux Alsaciens. Nancy finissait par épuiser la défense de la SIG et l’adresse reviendra chez Nichols, Harris et ce diable de Banks qui avait trouvé les clés pur se glisser jusque sous le cercle. A 51-45 (35e’), Anosike était contré par Falker, Harris marquait à l’autre bout du parquet son seul panier bonifié. Nancy finissait sur un 4 sur 6 à 6,75m décisif dans un match aussi fermé, et le 10-1 provoquait un break définitif : 54-45 (36e’). Banks, adroit sur la ligne, ne tremblait pas et Nancy s’en allait tranquillement vers un deuxième succès dans la série : 67-57. L’écrasante domination au rebond (45 à 26) n’aura laissé aucune chance à la SIG. Peut-elle inverser la tendance lundi probablement sans son meneur champion d'Europe ?

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SLUC NANCY – SIG 67-57. Palais des Sports de Gentilly. 6 027 spectateurs. Arbitres : MM. Maestre, Chambon et Bardera.

Nancy mène la série 2-1. Prochain match, lundi à 20h50 à Nancy.

Les périodes : 13-12, 16-14 (mi-temps 29-26), 13-11 (42-37), 25-20.

NANCY : 25 paniers sur 59 tirs (42%) dont 5 sur 20 à trois points, 12 lancers-francs sur 17, 45 rebonds (Falker 10) dont 18 offensifs, 9 passes (Hannah 4), 16 balles perdues, 20 fautes.

Banks 21, Nichols 16, Harris 9, Pietrus 3, Falker 13, puis Hannah 5, Grant, Pope, Zianveni.

SIG : 20 paniers sur 57 tirs (35%) dont 2 sur 23 à trois points, 15 lancers-francs sur 18, 26 rebonds (Leloup et Lacombe 4) dont 10 offensifs, 13 passes (Andersen 4), 13 balles perdues, 20 fautes.

Campbell 7, Diot 8, Thornton 2, Leloup 7, Andersen 6, puis Toupane 2, Lacombe 10, Abromaitis 7, Anosike 8.

Les réactions

Vincent Collet : « L’écart au rebond explique en grande partie le résultat de ce soir. Mais on a aussi perdu aussi Antoine Diot en milieu de partie, alors que rien n’était fait. De plus, il avait mis quelques paniers ce qui nous a fait défaut. Les deux équipes étaient maladroites mais Nancy a fini par mettre quelques tirs. Quand les équipes sont autant dans l’imprécision, la différence prend des proportions importantes. L’écart au rebond est énorme. On leur laisse trop de troisième et de quatrième chances. L’impact de Falker et de Pietrus a été énorme. Il nous faut absolument réduire ça mais aussi retrouver de l’adresse. C’était un sacré combat et on a résisté mais il aurait fallu être meilleur, mettre des paniers. Sinon, c’est mission impossible. On avait fait une entame consistante mais on n’a pas profité de leur maladresse. On n’a jamais trouvé le chemin du panier. L’entorse d’Antoine Diot est sérieuse et le privera sans doute du match de lundi. On est vraiment poursuivi par la poisse cette saison… »

Paul Lacombe : « On s’est fait marché dessus au rebond offensif, voire sous les deux paniers. Avec 18 rebonds offensifs, ils ont quasiment une seconde chance sur chaque attaque ! Heureusement qu’ils n’ont pas été adroits à trois points. C’est ce qui nous a fait le plus mal ce soir. Malgré tout, on été durs et on leur a posé des problèmes. On a montré ette année qu’on avait du caractère ; on s’est relevé plusieurs fois de situations délicates. A nous de montrer une fois de plus qu’on en a. Je pense que c’est possible de gagner lundi. Le plus important sera de récupérer et de savoir si Antoine sera parmi nous… Il faut être prêt à aller à la guerre dans deux jours ».

Alain Weisz : « Des matches très différents les uns des autres. On est passé de 176 points dans le premier match, à un peu plus de 120 aujourd’hui. La défense extrêmement subtile de Falker sur Anosike a été payante. Au fur et à mesure que la fatigue s’installe, l’adresse baisse et il faut trouver des paniers plus sûrs ce qu’a magnifiquement fait Marcus Banks. On a trouvé un peu d ‘adresse avec Nichols qui a eu un bon passage, mais ce n’est pas là-dessus que se gagnent les play-offs, c’est en défense. Deux sets à un, il faut maintenant conclure dans une salle extraordinaire. C’est le 12e match de la saison entre les deux équipes, on se connaît bien. Ils n’ont pas trouvé beaucoup de solutions ce soir. Je redoutais le manque d’adresse car on joue tous les deux jours depuis un moment. Il fallait trouver d’autres solutions ».

Austin Nichols : « Strasbourg est une très bonne équipe avec des joueurs qui jouent très dur. Malgré tout, nous avons bien défendu. Nous les avons bloqué à trois points et nous avons fermé l’intérieur. Maintenant, nous sommes bien placés pour le prochain match. C’était une très grosse bataille au rebond. Nous avons été solidaires et c’est très bien pour nous. Randal et Flo ont fait un très gros boulot. Ce sont des ‘’tueurs’’ pour notre équipe. Ils rendent le travail plus facile pour les autres ».