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Actualités O.D. Anosike : « Je ferai de mon mieux pour aider l’équipe »

O.D. Anosike : « Je ferai de mon mieux pour aider l’équipe »

Accueilli par Vincent Collet à son arrivée au Rhenus, lundi après-midi après un voyage « long et fatiguant » selon ses propres dires, via Francfort, Oderah Anosike a découvert son nouvel environnement. Et parlé du défi qui l’attend : aider la SIG à décrocher le titre qu’elle convoite.

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Vincent Collet a conversé avec O.D. Anosike dès son arrivée au Rhenus.

Sur son compte Twitter, il y a quelques jours à peine, O.D. Anosike avait partagé la joie de retrouver son chez soi new yorkais et… son lit ! Le plaisir a été de courte durée. Arrivé mercredi du côté de Big Apple, il a eu dès vendredi soir un appel de son agent : « Un club français qui a eu un joueur blessé et qui vise le titre en France, veut faire appel à toi ». Avec un large sourire et très fier, le jeune pivot d’origine nigériane continue : « Je n’ai pas hésité très longtemps. Dès samedi matin, j’ai dit : « Banco ». Je suis ravi d’être là. C’est excitant d’être dans une équipe qui gagne et de l’aider à atteindre son objectif. Strasbourg est une équipe qui a cru en moi même si je suis en fin de saison et si je pouvais être fatigué. Ils m’ont montré qu’ils me suivaient depuis longtemps ; ils aiment ma façon de jouer. Ma saison est terminée et c’est une belle opportunité d’aider la SIG à décrocher le titre ». Avant de prendre l’avion, dimanche soir, il a assisté dans la journée à la remise des diplômes de fin d’année de l’Université de Siena, pour laquelle il avait joué (et brillé…) quatre saisons durant. « C’était une occasion de revoir les potes avec qui j’ai joué. C’était super sympa ».

« Je joue sur l’énergie »

En quelques phrases, Vincent Collet qui a expliqué ce qu’il attendait de son nouveau pivot, lui a fait un résumé de la situation de son équipe, de ses forces et de ses faiblesses, mais aussi de ses ambitions. Avant-dernier de la Lega italienne avec Pesaro, avec plus de 35 minutes de temps de jeu, Anosike sait que son rôle ici, sera différent. « Je suis jeune, j’ai toujours envie de jouer. Je joue sur l’énergie, je n’ai pas besoin de beaucoup de tactique ou de systèmes pour m’exprimer. Je suis là pour apporter du physique, des rebonds, une présence dans la raquette ce qu’apportait le joueur qui s’est blessé », ajoute-t-il. « Je ferai de mon mieux pour les aider ».

Des textos échangés avec Alvin Young

Lorsqu’on lui parle de son point faible, les lancers-francs (à peine 50% de réussite dans l’exercice, à l’Université comme en Italie), il sourit, et, l’œil malicieux caché derrière ses petites lunettes, il rétorque : « Je fais de mon mieux ! Je travaille tous les jours mes lancers-francs. Mais je préfère rester concentré sur les points positifs de mon jeu, je ne passe pas mon temps  à en regarder les aspects négatifs ». La SIG ne lui en tiendra pas à rigueur et saura retenir plutôt sa capacité à provoquer les fautes de l’adversaire et à gober les rebonds, si importants dans ces matches au couteau que sont les play-offs.

Il n’aura peut-être pas le temps de profiter de la douceur du printemps alsacien. Mais il a volontiers raconté son premier voyage en France, l’an dernier, pour le tournoi de Tourcoing, si joliment prononcé avec l’accent new-yorkais, « un bon souvenir et l’occasion de découvrir le basket européen ». Depuis, il a bouclé une première saison professionnelle à Pesaro avec… Alvin Young qui a porté les couleurs de la SIG en 2005/2006. « On s’est échangé des textos dimanche soir. Il ne m’a dit que du bien du club et de la ville… »

La saison prochaine, O.D. Anosike ne sait pas encore de quoi son avenir immédiat sera fait. « Je n’en ai aucune idée. Pourquoi pas Strasbourg ? Je ne cherche pas forcément une équipe d’Euroligue, je suis jeune et j’ai besoin de beaucoup jouer. Je veux continuer à développer mon jeu, à progresser, et pas joué dans une équipe, qui même irait au Final Four mais qui ne me donnerait que 5 ou 10 minutes de temps de jeu. L’Euroligue oui, ça m’intéresse, mais d’ici quelques années. Le plus important pour moi sera d’abord de jouer dans une bonne équipe et avec un bon coach ».

Pour l’instant, il est prêt à relever le défi qui l’attend avec la SIG. Et cela suffit amplement à son bonheur.

Entretien réalisé par Jean-Claude Frey et Franklin Tellier