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Actualités SIG - Chalon vu par un habitué des phases finales : David Andersen

SIG - Chalon vu par un habitué des phases finales : David Andersen

Par Franklin Tellier

« Finir premier c’est bien mais, ce n’est pas une fin en soi, et on ne va sûrement pas se satisfaire de ça! ». Voilà, en substance, les mots de Vincent Collet, au soir de la 30e journée. Avant le choc contre Chalon, il est un joueur capable, plus qu’aucun autre, de mobiliser ses coéquipiers de par son expérience des matches couperets : c’est David Andersen. Il a joué, à lui seul, plus de matches de play-offs et de finales que n’importe quel autre joueur des deux équipes. La pression des grands rendez-vous, il connaît et admet s’en nourrir ! À 72h du face à face, le géant australien parle de son retour à la compétition, de ses coéquipiers, de son coach, de son expérience des grands rendez-vous et livre ce qui, selon lui, est la meilleure approche à avoir pour cette confrontation.

Franklin Tellier : Tu viens de réaliser un match très complet contre Gravelines. Tu sembles retrouver ton niveau de jeu. Penses-tu être revenu à 100%?

David Andersen : Je ne dirai jamais que je suis à 100% parce que j’aurais trop peur de me « porter la poisse » pour la suite (rires). Mais je me sens bien ! Physiquement, je me sens beaucoup mieux et je le ressens dans mes déplacements sur le terrain. J’ai de très bonnes sensations. Je prends beaucoup de plaisir à jouer. Tout ceci, plus le bon scenario de fin de saison régulière fait que je suis concentré à 100% pour les play-offs.

F.T : Comment juges-tu ta saison au sein de l’équipe ?

D.A : C’est pas mal, je trouve! Quand je suis arrivé ici, je revenais de blessure, j’étais resté à l’écart des terrains depuis un petit moment et j’avais besoin de reprendre confiance. Mais maintenant, cette confiance est revenue, j’ai les idées claires sur mes capacités, une nouvelle fois, physiquement je me sens très bien et j’ai le sentiment d’avoir beaucoup progressé depuis mon arrivée. Je me suis reconstruit, et je suis prêt à jouer mon meilleur basket pour les play-offs!

SIG - Gravelines

David Andersen (au centre, encadré par Antoine Diot et Jérémy Leloup), un atout majeur pour la SIG en play-offs.

F.T : Après 14 matches de ProA, quel regard portes-tu sur le championnat de France ?

D.A : Il est bon! Beaucoup de joueurs sont de grands athlètes. Il y a un gros potentiel de bons basketteurs dans ce pays. Bien sûr, la ProA est différente des championnats dans lesquels j’ai joué par le passé, mais quand je regarde ce qui est fait ici, tout est professionnel. Les gens sont intelligents. Par exemple, les coaches ont compris que même les « big men » peuvent shooter. Mes coéquipiers jouent intelligemment, en cherchant à partager la balle. Il y a beaucoup de détails qui font que les clubs en ProA, comme Strasbourg, évoluent à un bon niveau!

F.T : On te voit souvent parler avec les jeunes de l’équipe. Quel est ton rôle vis à vis d’eux ?

D.A : Ils sont jeunes mais ils sont très bons! Ils travaillent tous dans la bonne direction. Avec des joueurs comme Axel, Paul, Jérémy, Romain ou Antoine, il y a de quoi construire une équipe solide pour le futur. En tant que « vieux » joueur (sourire), je suis passé par là. J’ai été jeune avant, et j’essaie de leur donner des conseils du mieux que je peux. J’essaie de leur apprendre comment être plus professionnel encore, mieux comprendre les systèmes, être plus, ET MIEUX actif sur le terrain. Ce sont des gars intelligents, ils apprennent vite.

« C’est probablement l’un des meilleurs coaches avec lequel j’ai travaillé » 

F.T : Durant ta carrière tu as joué avec de très grands coaches. Quelles sont tes relations avec Vincent?

D.A : C’est un très bon coach ! Sa technique et ses stratégies font partie des meilleures que j’ai vues durant ma carrière ! (il marque une pause… et se reprend) C’est probablement l’un des meilleurs avec lequel j’ai travaillé ! Il arrive à cerner les caractères de chacun, il mettra juste ce qu’il faut comme pression aux joueurs, jamais trop. C’est un coach qui sait mettre en confiance ses joueurs. Il ne dira jamais à un joueur «Ne prends pas ce tir»,  sa philosophie c’est plus « Si tu as un tir ouvert, prends-le, joue au basket ». Il est aussi très intelligent et il sait quand il a besoin de nous contrôler. Il connait les stratégies à avoir pour gagner les matches importants. C’est une très bonne expérience pour moi de jouer sous ses ordres.

F.T : Une nouvelle saison va commencer avec le début des play-offs et des matches plus difficiles. La préparation de ce genre de match est-elle la même?

D.A : Oui elle doit l’être! C’est aussi ça le professionnalisme. Selon moi, tu ne dois pas modifier ta routine de préparation des matches, de l’entrainement et de tes journées. Plus tu es strict envers toi-même et plus tu seras prêt le jour J. Ce n’est pas une science parfaite, tu ne gagneras jamais tous les matches. Parfois ça marche, parfois non, mais ce genre de « stratégie personnelle » te permet de rester concentré et être prêt à tout donner. Ça c’est la base! Après, tout le monde sait qu’en play-offs il faut considérablement augmenter son niveau d’intensité et de rigueur puisque le niveau de jeu augmente aussi. Les contacts, les duels, les combats, tout est plus dur! Tu te dois d’être prêt mentalement mais ne pas changer la base de ta routine de travail.

F.T : Tu as joué dans des grands clubs, joué énormément de matches de play-offs et participé à plus de trente finales dans ta carrière ! En plus de ton expérience, que penses-tu pouvoir apporter à l’équipe?

D.A : J’espère pouvoir leur apporter de la confiance. Avec l’expérience, tu gagnes en confiance. Je ferais en sorte d’encore plus communiquer avec eux, de leur montrer les choses positives à retenir. Quand tu as de la pression, parfois, certaines personnes tentent de la fuir. Ce n’est pas mon cas ! J’aime ressentir la pression ! J’aime ce sentiment d’excitation avant un gros match. J’aimerais leur transmettre ça! Ce genre de match, je n’y vois que des opportunités et je mets de côté les difficultés. Pour moi c’est : « Oh ! Nous avons une belle opportunité de gagner ! Tout est ok ? On peut y aller ! ». Je suis là aussi pour dire aux gars « Ok les gars ! Allons jouer notre basket! Montrons leur ce que nous valons, profitons de l’expérience et amusons-nous! ».

F.T : Ton association avec Romain est de plus en plus bénéfique. Malgré tout, en play-offs, l’intensité de jeu va augmenter. Qu’est ce qu’il va falloir encore améliorer ?

D.A : Je pense que notre association est très bonne. Nous discutons beaucoup. Je le conseille pour qu’il trouve toujours la meilleure position, qu’il devance la passe à venir et qu’il ait une vision plus large du jeu. Nous nous entendons bien, et nous nous parlons beaucoup afin d’améliorer notre collaboration. Défensivement, nous nous aidons l’un l’autre, mais nous savons que nous devons encore nous améliorer, et augmenter notre niveau d’intensité pour les play-offs! Notre association est difficile à appréhender pour les autres équipes ; lorsque tu as en face de toi deux grandes « twin towers », c’est souvent un problème pour l’adversaire.

F.T : Vous affrontez Chalon au premier tour. Après leur dernier match de championnat, ils ont reconnu préférer jouer contre la SIG plutôt que Limoges. Est-ce là une source de motivation supplémentaire pour l’équipe?

D.A : Non. Nous ne faisons pas attention à ce qu’ils peuvent dire. Cela serait stupide de prêter attention à ce genre de choses ! Pour moi, toutes les déclarations qui pourront être faites n’ont aucun intérêt ! Lorsque tu joues ton basket, tu sais ce que tu dois faire pour gagner et tu n’as pas besoin de te soucier de l’adversaire que tu auras. En jouant contre eux, et en gagnant nos matches, nous aurons une belle opportunité de montrer qu’ils avaient tort. Je n’ai pas besoin de ça pour être motivé!

« Nous sommes prêts pour la guerre ! »

F.T : Face à Chalon, qui est l’équipe la plus offensive du championnat, il est clair que l’équipe va devoir montrer un autre visage en défense que celui vu ces derniers matches, non ?

D.A : Oui, mais je pense que nous pouvons le faire. Nous l’avons déjà fait lors de gros matches par le passé, comme, par exemple, contre Nancy. Nous nous étions battus, nous avions joué dur et avions montré une bonne défense. Tous les gars sont concentrés et prêts pour reproduire ce genre de match. Tout le monde dans l’équipe a conscience de ce qui nous attend en play-offs. Nous savons que nous allons devoir élever notre niveau de rigueur et d’intensité en défense. Nous sommes prêts pour la guerre !

F.T : Chalon est la seconde équipe qui capte le plus de rebonds par match. Mais la SIG est l’équipe qui laisse le moins de rebonds à ses adversaires cette saison. La bataille du rebond semble être l’une des clefs de ce match ?

D.A : Selon moi, la maîtrise du rebond est toujours la clé, indépendamment de ta façon de jouer ! Cette statistique montre juste que, nous devrons être très concentrés et que nous devons nous améliorer pour leur laisser le moins de chances possible d’approcher du cercle. Nous l’avons déjà fait par le passé. Lorsque nous jouons plus dur, nous récupérons plus de rebonds. Certains diront que la maîtrise du rebond est parfois un facteur de réussite, moi je pense que c’est LE facteur qui mène une équipe à la victoire. Ce sera d’autant plus vrai pour ce match. Si nous limitons leurs rebonds, surtout offensifs, nous aurons une bonne base pour imposer notre jeu.

La vérité des chiffres

La première place, historique pour le club, n’est pas du genre à satisfaire l’appétit du coach et des joueurs. Mais dans un championnat aussi dense que la ProA, il serait tout aussi stupide de croire que finir premier assure un quart de finale facile (parlez-en aux Gravelinois…).

Statistiquement, l’écart entre les deux équipes est faible. Si la SIG a la meilleure évaluation collective de ProA avec 95,7, les Chalonnais sont seconds avec 95,1. Chalon est la meilleure attaque du championnat (82,8pts par match). Qui est second ? La SIG (78,8pts)! Quelle est l’équipe la plus adroite du championnat ? La SIG (49,8%) devant… Chalon (47,7%) ! Les SIGmen sont ceux qui se partagent le plus la balle avec plus de 20 passes décisives par match, devant… encore et toujours Chalon. C’est dire que ce quart risque fort d’être serré !