Basket
aeroport_strasbourg_1500x450_left.jpg
aeroport_strasbourg_1500x450_right.jpg
MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
flagsfinales
Actualités SIG - CSP Limoges EPISODE 1 : A la (re)conquête du Graal !

SIG - CSP Limoges EPISODE 1 : A la (re)conquête du Graal !

On a de cesse de le répéter, mais chaque année, le niveau de la ProA est plus dense. Malgré tout, ces finales 2014 voient  s’affronter, Strasbourg, premier de la saison régulière, et le Limoges CSP, son dauphin au classement : « peut-être une certaine forme de logique » aux yeux des deux coaches.

Perdre une finale, et pouvoir y retourner l’année suivante, et espérer faire mieux est un événement que peu de clubs ont la chance de vivre. Depuis la saison 1999/2000 seul le SLUC Nancy, Pau Orthez et l’ASVEL ont eu cette opportunité. La SIG s’est offerte cette occasion, et ne compte pas la laisser passer, afin de gommer des mémoires les désillusions nées face à Nanterre, il y a un an. Mais rien ne sera facile face à des limougeauds de retour au sommet (ou presque…) du basket français. « Je ne ressens pas ce match avec une pression particulière quant à l’histoire du club; j’y vois une opportunité de refiler le poids aux générations futures si nous sommes champions !» déclare même coach Dupraz. En effet, après être passés par des crises multiples, les obligeant à se reconstruire suite à leur relégation en Nationale 1 en 2000, et, quatorze ans après avoir soulevé le trophée pour la dernière fois, les verts espèrent bien décrocher leur dixième titre de champion… Nous l’aurons donc compris, ce sont deux équipes revanchardes qui vont s’affronter à la (re)conquête du Graal ! Une confrontation qui promet d’être belle aux dires de Vincent Collet : « Avec les deux acteurs présents il y a matière à faire une belle finale entre deux équipes différentes »

DB2_0062

« Ce sont les finales, ils ne restent que les meilleurs »

Après avoir balayé en deux manches un ASVEL vert pale en quart de finale, les joueurs de coach Dupraz ont du batailler en cinq manches pour venir à bout de la JDA Dijon et sa défense de fer! « Nous sommes tous soudés vers le même but ; tous les joueurs sont impliqués pour le seul objectif commun : gagner ce titre ! » déclare Nobel Boungou Colo très en vu durant les cinq matches de la demi-finale avec 14,8 points, 4,8 rebonds et 15,6 d’évaluation moyenne. Mais la SIG connaît le potentiel de son adversaire. « C’est une très bonne équipe avec beaucoup de talents. De toute façon ce sont les finales, ils ne restent que les meilleurs. Cette finale sera un bon challenge pour nous comme pour eux » indique David Andersen.  Lui, le ‘’vétéran’’ infatigable sait mieux que quiconque, le niveau d’exigence, de professionnalisme et d’intensité nécessaire à ce genre d’événement : « L’intensité de jeu s’élève durant les play-offs mais elle augmente encore pour les finales! Il est évident que ces matches vont être de grosses batailles! Ce sera sûrement une guerre, nous le savons et nous nous y préparons. Il y a beaucoup joueurs expérimentés dans notre équipe, nous savons comment nous préparer pour ce genre de matche. Si nous faisons ce métier c’est pour vivre ce genre de moment !».

« Ces joueurs n’ont jamais abandonné (…) cela a endurci et renforcé notre groupe ! »

Après une demi-finale riche en rebondissements la SIG arrive avec une confiance nécessaire pour une finale mais aussi toute mesurée comme le précise Jérémy Leloup: « Au match 4, à -14, à Nancy, on n’était pas loin d’être en vacances et, on a su, au match 5 arracher la finale. Cela nous a mis dans un bon état d’esprit mais le plus dur reste à faire. Limoges est une équipe très forte qui a prouvé qu’elle avait le potentiel pour dominer le championnat. À nous de nous préparer pour la guerre ! ». Et pour gagner cette guerre il semble évident qu’une assise défensive solide soit primordiale. Le quart de finale face aux rugueux Chalonnais et la demi-finale face aux musculeux intérieurs nancéiens ont confirmé que les SIGmen avaient le potentiel et la solidarité pour répondre à ses adversaires. Ce caractère, ce sens du partage et du sacrifice est souligné par Vincent Collet qui reconnaît que « les gars ont fait beaucoup d’effort pour être ici au regard de notre saison. On a toujours su se relever ! Ces joueurs n’ont jamais abandonné même après toutes les péripéties endurées cette saison. Cela a endurci et renforcé notre groupe ! ». Et pour ce premier épisode des finales 2014, la SIG pourra compter sur le retour de son meneur international Antoine Diot qui a reçu le feu vert des médecins, ce qui n’est pas pour déplaire à coach Collet même s’il tempère ce retour : « Nous serons au complet demain c’est une bonne chose mais une interrogation persiste sur le pourcentage d’implication d’Antoine pour ce match. Personne ne peut savoir à quel niveau il sera. Il ne s’est pas entraîné. Depuis trois mois c’est le leader de cette équipe ; nous avons besoin de lui. Il a du mental et c’est un compétiteur; il y a quand même une finale à jouer! ». Une finale en cinq épisodes, dont la nécessité de gagner chez soi les deux premiers matches sera une nouvelle fois d’une grande importance. Surtout avant de se rendre à Beaublanc, qui, sans nul doute, sera en état de transe pour pousser ces favoris lors du match 3 et du potentiel match 4. « Limoges a été beaucoup critiqué durant la saison régulière, mais, depuis le début des play-offs, cette équipe est plus soudée et est montée en régime. Ils ont beaucoup de dangers potentiels, ça peut venir de partout, donc l’effort défensif sera primordial pour contenir leur jeu rapide. La maîtrise du rebond sera importante à l’image de Boungou Colo qui aide ses intérieurs. Ce sera de nouveau un vrai challenge pour notre équipe après Nancy. Limoges est une équipe très complète, tous les postes sont doublés. Beaucoup de joueurs ont montré qu’ils pouvaient contribuer à aider leur équipe durant les play-offs ; l’exemple de Zerbo, qui joue à un niveau nettement supérieur depuis 7 matches, est le plus parlant !» déclare a juste titre Vincent Collet à propos de son adversaire avant de rajouter : « de notre côté O.D. sera important pour nous aider en défense et aux rebonds».

DB2_9969

« Il faudrait que je sois mort pour ne pas jouer cette finale ! »

Justement, le dernier venu à la SIG, O.D. Anosike, de l’excitation et de l’envie, nul doute qu’il en a au moment de jouer la première finale de sa carrière: « je suis très heureux et excité à l’idée de jouer cette finale! Après la saison que j’ai connue, arriver ici, dans la meilleure équipe de la ligue, et jouer une finale est vraiment extraordinaire ! J’ai vu durant les demi-finales le niveau d’intensité nécessaire pour accéder en finale. Je me prépare pour un vrai combat! » déclare-t-il. Ce niveau d’intensité, Tim Abromaitis l’a justement élevé lors du match 5 face à Nancy à la plus grande joie de son coach. Et lui non plus ne manque pas d’ambition : «J’ai connu la défaite en demi-finale l’année dernière à  l’ASVEL, j’étais très déçu ! Je ne veux pas revivre ça et encore moins en finale ! Je suis prêt à me battre pour gagner! »

Que personne n’en doute les SIGmen sont concentrés sur un seul objectif: le titre! Rien ne pourrait les empêcher de se donner corps et âme sur le terrain, car, comme le dit son shooteur Bootsy Thornton : « il faudrait que je sois mort pour ne pas jouer cette finale ! »

La file d’attente, vendredi, devant le Rhenus, riche de plus de 500 personnes, impatientes d’obtenir des billets, montre qu’il n’y a pas que les joueurs qui se préparent. Les premiers venus pour obtenir leur précieux sésame étaient là vers 11h soit 3h avant l’ouverture des portes (!). Dans leur arène du Rhenus, une nouvelle fois pleine comme un œuf, les SIGmen savent, depuis le début de ces play-offs, qu’ils peuvent s’appuyer sur une « armée rouge » forte de 6000 supporters à chaque match. « Nous commençons à domicile devant nos fans, dans une salle comble nous sommes prêts et nous le devons aussi pour eux » insiste David Andersen. À la vue de la ferveur grandissante dans la capitale alsacienne, nul ne doute que la SIG pourra compter sur son « sixième homme» pour la soutenir vers la conquête de ce titre tant espéré. « À nous de les rendre fiers! » conclue Jérémy Leloup.

Par Franklin Tellier

Limoges