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Actualités SIG - Nancy vu par Paul Lacombe et son énergie communicative

SIG - Nancy vu par Paul Lacombe et son énergie communicative

Par Franklin Tellier

Pour la troisième fois dans l’histoire, la SIG et Nancy seront face-à-face en play-offs. Face à la meilleure équipe de ProA aux rebonds (37,8/match), la SIG, diminuée dans son secteur intérieur par la blessure de Romain Duport, aura besoin, plus que jamais, de l’apport de ses « petits », en attendant la qualification d’O.D Anosike pour le second match. Paul Lacombe, le « couteau suisse hyperactif », symbolise ce surplus d’énergie nécessaire dans ces moments cruciaux. Avant la série qui débute ce mardi à 20h50 au Rhenus, il revient sur sa carrière, sa saison, la cohésion de l’équipe et surtout sur l’apport du public qu’il espère aussi fort (voire plus) que lors du quart de finale.

 

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Paul Lacombe, toujours au four et au moulin, le "chouchou" des fans.

Franklin Tellier : Paul, on peut dire que tu as véritablement passé un voire même plusieurs paliers depuis ton arrivée à la SIG. Comment juges-tu ta saison ?

Paul Lacombe : Oui, j’ai progressé cette saison. Si on compare mon apport en début de saison et celui d’aujourd’hui, je pense qu’il y a deux mondes d’écart. Je suis fier et content de cette progression. C’est bien évidemment grâce à Vincent mais aussi grâce à l’équipe qui m’a fait grandir. J’ai su saisir ma chance. Je suis content de ma saison mais ce n’est pas suffisant ! Le basket est un sport qui nécessite de repousser ses limites si on veut espérer gagner quelque chose !

F.T : Tu sembles encore monter d’un cran durant ces play-offs en passant de 6 points, 3 rebonds, 2 passes pour 8 d’évaluation en saison régulière à 9 points, 3 rebonds, 4 passes pour 15,7 d’évaluation moyenne lors du premier tour. Qu’est-ce qui t’a permis de franchir ce palier supplémentaire ?

P.L : C’est de la concentration uniquement ! Je rentre sur le terrain très concentré en me disant de me focaliser sur les choses simples avant de vouloir tenter “monts et merveilles” : donner des ballons, défendre, se battre, etc… Cela s’est montré payant contre Chalon en quart. À chaque fois que j’ai fait cela, le jeu est venu à moi tout seul, me permettant après de mettre des points et prendre des rebonds. C’est simple, rien de bien fantastique, mais essentiel !

« Pour moi, le basket c’est être capable de tout faire sur un terrain »

F.T : Tu es l’energizer de cette équipe, ou comme disait Vincent Collet, “une usine à toi tout seul”. Tu défends, tu mènes, tu contres, tu n’as pas peur d’aller au mastic au rebond. Est-ce que l’on peut te qualifier de « couteau suisse hyperactif »?

P.L : Hahaha ! J’aime bien ! Cela a toujours été mon jeu, depuis que je suis jeune, je suis assez actif sur le terrain. Selon moi, le basket c’est être capable de tout faire sur un terrain. C’est ma façon de voir les choses ! Je préfère remplir toutes mes lignes de stats plutôt que d’en voir une seule remplie. Je privilégie l’évaluation avant les points et pour cela il faut une activité débordante. Je pense que c’est le genre de comportement indispensable en play-offs pour aider l’équipe. Si je dois me prendre un coup de tête et un coup de coude d’un adversaire pour aller chercher le rebond de la gagne, j’irai sans hésiter (sourire)!

F.T : Il y a deux ans, tu avais été invité à faire les Summers Camps avec les Lakers. Cette année, ton excellente saison est récompensée par ta sélection en équipe de France A’, une étape de plus dans ta carrière. Quelles sont tes ambitions à long terme ?

P.L : Mon objectif à long terme, si j’en ai les capacités, c’est d’évoluer en Europe dans un grand club d’Euroleague plutôt qu’en NBA. La NBA, c’est le rêve de n’importe qui, mais ce n’est pas un objectif du tout… Aujourd’hui, c’est à moi de m’en donner les moyens. Après deux années où je n’avais pas vraiment progressé, je ne savais pas où j’en étais, mais maintenant j’y vois plus clair. Je me dis qu’à force de travail, d’ici deux ou trois saisons, je pourrais atteindre cet objectif.

F.T : À Strasbourg ?

P.L : Oui, encore à Strasbourg. Je me plais énormément ici. Certes, je suis venu pour jouer pour Vincent, mais le club, lui aussi, m’a donné la chance de me relancer… voire même de me lancer! Je lui dois beaucoup aujourd’hui. En début d’année, beaucoup de gens étaient sceptiques lors de ma signature, mais le club, lui, a de suite cru en moi. En plus, j’adore la ville, j’aime vivre ici.

F.T : Concernant la saison de l’équipe, vous finissez premier de la saison régulière et vous venez de vous qualifier pour les demi-finales de play-offs. Cette équipe semble avoir du cœur et toujours autant d’ambition malgré la multitude de rebondissements qu’elle a connue, non ?

P.L : C’est clair ! Comme tu le dis, nous avons vraiment du cœur, du caractère ! À chaque nouveau départ, on a su se relever comme il fallait, comme lors du départ d’Alexis, qui était notre pièce maîtresse. Tous ces rebondissements ont demandé des adaptations dans notre jeu. On a toujours réussi à se relever, pour finir premier de la saison régulière, alors que c’était parfois mal embarqué (rires). Le sort s’acharne puisque nous venons de perdre Romain malheureusement ; mais je pense que cela peut nous transcender pour le premier match en attendant l’arrivée de son remplaçant. Ce sera une nouvelle fois l’occasion de montrer que l’on a du cœur…

F.T : Les apports de joueurs d’expérience comme Bootsy et David, sur et surtout en dehors du terrain,  n’y sont peut-être pas pour rien ?

P.L : Avec leur expérience et leur carrière, ils peuvent dire « n’importe quoi », on va les écouter. Ils connaissent par cœur ce genre de match avec des scenarios compliqués. Cela montre une nouvelle fois qu’il est important d’avoir un mélange de jeunes joueurs et de joueurs expérimentés dans une équipe. Si on en est là où nous en sommes aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à eux.

« Notre adresse vient du jeu de Vincent ! »

F.T : Après 33 matches de championnat et de play-offs, la SIG réussit la performance extrêmement rare de shooter à plus de 50% au global ! Les dernières équipes à avoir approché ce pourcentage étaient l’ASVEL lors de la saison 2006/2007 et Gravelines en 2004/2005. Cette adresse est-elle la force principale de l’équipe en attaque ?

P.L : C’est une de nos grandes forces. Comme on est une équipe assez atypique, sans joueur qui domine le rebond, c’est important d’avoir une grosse adresse. Comme le dit souvent Vincent, on a un jeu européen et moins français. Nous sommes moins athlétiques que toutes les équipes que l’on affronte, c’est important d’être adroit. Cette adresse, elle s’explique comment ? Par le jeu de passe. Notre adresse vient du jeu de Vincent. Nous n’avons pas peur de faire l’extra-passe. C’est un lien de cause à effet.

F.T : À contrario, son talon d’Achille semble être les pertes de balles….

P.L : (il coupe) … Une nouvelle fois, c’est lié! Pourquoi est-ce que l’on est si adroit ? Peut être parce qu’on perd ces ballons ! Le jeu de Vincent nous offre l’occasion de toujours faire LA passe supplémentaire. Je pense qu’il y a un lien de cause à effet. Parfois, on est peut-être trop gourmand en passe alors que l’on a un tir ouvert…

F.T : Après l’opposition très physique proposée par Chalon, vous affrontez Nancy en demi-finale et ses intérieurs musculeux, notamment leur MVP, Randal Falker. Une nouvelle fois, les extérieurs vont devoir épauler les intérieurs…

P.L : Là, ça va être pire ! On connait Alain Weisz pour ses équipes offensives, mais leur gros point fort c’est leur secteur intérieur! Tout le monde va devoir aider… et surtout lors du premier match ! C’est «scanné» dans ma tête et dans celle de tout le monde. Ce sont les premiers mots de Vincent : la bataille du rebond ! Il me semble que nos deux victoires face à eux, lors de la Leaders Cup et à domicile en championnat, ce sont les deux matches où nous avions gagné cette bataille… à l’opposé des deux défaites chez eux. C’est la clé du match.  

« Plus on est poussé, plus on a envie d’aller au charbon et de marcher sur l’adversaire ! »

F.T : Lors du match 3 face à Chalon, les fans ont répondu présent et mis une ambiance au Rhenus comme il n’y en avait plus eu depuis des années. Qu’en as-tu pensé ? Est-ce que cela peut être déterminant face à Nancy ?

P.L : Quant tu es joueur, que tu commences à entendre la foule te porter, tu gagnes des jambes, de l’énergie, ça provient de tout le monde. Un peu comme on peut le voir au Partizan de Belgrade, qui est porté, à domicile, par un public de dingue. D’un seul coup, tout est beaucoup plus simple, c’est impressionnant ! (il cherche ses mots et sautille sur sa chaise) Je ne sais pas comment l’expliquer, mais c’est comme un souffle d’énergie qui te rentre dans le corps ! Dans ces moments-là, quand tu vas chercher un rebond, ce ne sera pas que toi, ce sera tout le monde qui aura aidé à prendre ce rebond. C’est un truc de dingue, c’est super important. Plus on est poussé, plus on a envie d’aller au charbon et plus on a envie de marcher sur l’adversaire. Quand Antoine va tirer ses lancers et que toute la salle, TOUTE LA SALLE, hurle « MVP MVP », moi j’étais sur le banc, j’en avais des frissons. J’étais comme ça (il mime les bras qui tremblent)… Sur le moment, tu n’as qu’une envie : dire à Vincent, “fais-moi rentrer, je vais leur rentrer dedans aux mecs en face”. Ce match 3, face à Chalon, c’est en très grande partie grâce aux supporters qu’on l’a gagné. Pour ce match face à Nancy, une nouvelle fois, ce sera capital d’avoir un public bouillant derrière nous. On vient de le prouver: il peut nous donner des ailes !

SIG – NANCY EN PLAY-OFFS : ACTE 3

Finale

12 juin 2005 à Bercy

SIG – Nancy 72-68

Portée par Ricardo Greer et John McCord, la SIG est à la peine. Nancy et Max Zianveni mène de 11 points à la mi-temps, de cinq jusqu’au milieu du 4e quart temps quand Afik Nissim déclenche à trois points. La tendance s’inverse et la SIG vient coiffer le SLUC sur la fin pour remporter son seul titre de champion de France à ce jour

½ finale

3, 6 et 10 juin 2006

SIG – Nancy 80-76

Nancy – SIG 70-62

Nancy – SIG 71-64

La saison suivant le titre, les deux équipes se retrouvent en demi-finale. La première manche, dans un Rhenus en ébullition, plein comme un œuf, avait vu la SIG s’imposer 80-76 lors d’une rencontre ponctuée par un dunk de John McCord et survolée de la classe d’un K’Zell Wesson étincelant. Malheureusement, pour les coéquipiers du capitaine Aymeric Jeanneau, le SLUC inversa la tendance par la suite en remportant, à Gentilly, les deux manches suivantes, porté par la doublette Cyril Julian/Tarik Kirskay, qui empêcha les SIGmen de défendre leur titre.