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MATCHES EN MAI AU RHENUS
Nanterre, Orléans, Monaco ... en route vers les playoffs !
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Actualités Soirée magique ?

Soirée magique ?

Nouvelles émotions en perspective pour les fans de la SIG dans un Rhenus à guichets fermés (20h50). Contre un coriace Nancy, dans une cinquième manche prometteuse, Strasbourg joue sa place en finale.

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O.D. Anosike parviendra-t-il à contenir Falker et Pietrus au rebond ? Ce sera une des clés du match 5...

Le basket-ball est un sport extraordinaire. Beaucoup d’entre vous en sont convaincus. Il est le seul, sans doute, à offrir le spectacle d’un renversement de situation comme celui que la SIG a réussi lundi soir à Nancy. Et avant même d’aborder les enjeux et les particularités de ce match 5 tant attendu, il est impossible de ne pas revenir sur les émotions de la fin du match 4…

Ainsi, la SIG, qui n’avait marqué que 42 points en près de 35 minutes, va en ajouter 20, soit près de 50% de plus, en… cinq minutes seulement. Pendant la même période, Nancy, qui comptait donc 14 points d’avance (56-42), n’en inscrira plus qu’un seul avec un bilan invraisemblable : 0 sur 8 aux tirs, quatre balles perdues, un lancer-franc sur deux…

Voilà ce qui vaut de se retrouver ce mercredi soir pour un seul et unique match. « C’est le paradoxe de ces play-offs, que l’on joue en cinq matches et qui, finalement, se jouent sur un seul ! », s’amuse Collet. Comme elle l’avait déjà vécu contre Chalon, la SIG va donc devoir affronter à nouveau la pression d’un match-couperet. Toujours diminuée par l’absence d’Antoine Diot…

Comment Nancy a-t-il digéré ce final désastreux de la dernière confrontation alors que la finale lui tendait les bras ? On ne le saura sans doute que ce soir. Il est toutefois acquis que Pietrus notamment, dont l’engagement et l’efficacité n’ont jamais été aussi importants que lundi, preuve de son envie de titre, que Falker, Nichols ou Harris, n’auront pas d’états d’âme au moment de défier les Strasbourgeois. Qui eux, chercheront à nouveau à impacter les points faibles lorrains.

A nouveau « menotter » Marcus Banks

Véritable baromètre de son équipe, Marcus Banks sera particulièrement dans le viseur. Lors des deux victoires du SLUC dans la série, il a cumulé 16 et 21 points, lors des deux défaites 6 et 4 points, 1 et -3 en évaluation. Le rôle d’Axel Toupane, qui a empêché ses pénétrations à la  fin du match 4, sera primordial. Car l’ex-joueur de NBA sera revanchard, conscient d’avoir gâché un ticket pour la finale que son équipe tenait des deux mains. « C’est clair que ce sera une de nos priorités », indique encore Collet qui livre sur le banc, à distance, un sacré duel tactique à son mentor, Alain Weisz.

Réduire l’écart au rebond

Mais la première des urgences concerne le rebond où le déficit alsacien pèse lourd dans le décompte final. « Dans les matches où il n’y a pas beaucoup d’espace, le rebond offensif procure des deuxièmes chances qui a la fois donne plus d’opportunités à l’adversaire pour marquer et surtout, donnent plus de confort aux shooteurs extérieurs. Quand tu sais que tes grands vont prendre la moitié des tirs ratés au rebond, tu es plus en confiance. Les plays-offs, c’est défense et rebond. Il faut faire quelque chose pour réduire notre déficit ». On attendra donc davantage d’O.D. Anosike qui découvre le haut-niveau français avec la meilleure paire de ProA dans l’exercice, le puissant et expérimenté Randal Falker et le roublard Florent Pietrus. « Beaucoup de choses se passent au sol. Anosike doit être plus dur dans l’opposition, nous devons protéger notre espace surtout sous notre cercle ». De même, David Andersen, qui se retrouvera pour la… 7e fois en quelques mois face à Pietrus, devra confirmer les dix rebonds pris à Gentilly.

Il ne faudra donc gaspiller aucune munition. « Jouer juste, éviter les pertes de balles. Je reste très prudent car nous ne sommes pas au complet. Et même avec Antoine Diot, je serais prudent. Sur le papier nous ne sommes pas au-dessus… »

Retenir les leçons du passé

C’est pour toutes ces raisons que Vincent Collet ne croit pas à l’avantage psychologique du terrain. « Il ne garantit rien. Bien sûr que le soutien de notre formidable public, qui s’est révélé pendant ces play-offs, sera précieux pour sauter un peu plus haut, ‘’fighter‘’. J’essaie d’imaginer ce que nous pourrions ressentir de frustration et de rage à la place des Nancéiens. Ils seront particulièrement revanchards… Samedi, après notre défaite dans le match 3, celui de la bascule, l’air ambiant voulait que la SIG était morte, d’autant qu’elle avait perdu Antoine Diot. Il ne faut pas oublier que l’an dernier, après le match 1 contre Nanterre, l’air ambiant avait déjà imaginé l’issue de la finale… On sait ce qu’il en est advenu ! »

Les huit combattants dont dispose l’entraîneur sont prêts. Et certains d’entre eux sont rodés à ce genre d’exercice. Bootsy Thornton, David Andersen, pour ne pas les nommer, décisifs dans le match 4. Mais aussi un Jérémy Leloup à son meilleur niveau, au meilleur moment, un Paul Lacombe combatif, « qu’il faut toujours freiner dans son enthousiasme », dit le coach, un Louis Campbell très en jambes mais qui devra faire preuve d’une très grande lucidité dans les moments-clés. Et si Tim Abromaitis se hisse au niveau de ses camarades sans être tétanisé par l’enjeu, si Axel Toupane retrouve son niveau défensif de la saison régulière et si O.D. Anosike se rapproche de Falker, tous les espoirs seront permis. Le formidable public du Rhenus fera le reste…

Jean-Claude Frey

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