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Vaincre ou… partir

La SIG est contrainte à l’exploit, ce lundi (20h50) à Nancy pour s’offrir un match 5 au Rhenus. Sans Diot, face au défi physique lorrain, c’est « win or die… » (« Gagner ou mourir ») comme disent les Américains. Une défaite mettrait fin aux espoirs de titre et enverrait les Strasbourgeois en vacances !

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Max Zianveni qui bloque David Andersen sous le regard de Nicholas Pope et Bootsy Thornton. Un image du match 4, comme un symbole...

Cette fois, le rêve ne tient plus qu’à un fil. La cryothérapie, dont l’installation ambulante est venue spécialement de Paris, suffira-t-elle à alléger les jambes lourdes des « vétérans » strasbourgeois ? On l’espère car pour croire encore à la qualification, il faudra bien montrer un autre visage, ce lundi, que lors du match 3 samedi. Oh, bien sûr, pas question de remettre en cause l’engagement, la présence au combat des huit « gladiateurs », comme les appelait Alain Weisz, le coach nancéien. Ils ont fait face aux Lorrains dans l’intensité et dans la volonté. Ce n’est d’ailleurs que grâce à ces qualités de lutte que la SIG a pu revenir à hauteur (44-44, 33e’) avant de lâcher prise quand l’adresse est (enfin) revenue dans un match où la maladresse était tout simplement à l’opposé du jeu flamboyant et de la réussite surréaliste du match 1.

Retrouver de l’adresse

La clé de ce match 4, ce sera donc bien l’adresse. Ou bien les shooteurs alsaciens qui surfaient sur la vague depuis plusieurs semaines, retrouveront le chemin du panier, ou bien il leur faudra suivre la finale de loin. Symbole de cette faillite, le 0 sur 13 à trois points cumulé de Bootsy Thornton et de David Andersen, pourtant les plus adroits de la Ligue sur la saison (!) lors des matches 2 et 3. « Spécialistes » des play-offs, affichant un palmarès inégalé dans l’équipe de la SIG, le duo américano-australien, ne trouve plus la mire. Difficile de ne pas penser à une légitime usure physique…

Faire les bons choix

Mais il faudra aussi, quand Nancy coupe les lignes de passes, perturbe le jeu collectif qui a fait la force de la SIG, que la lucidité soit de mise… Chez Louis Campbell, qui tiendra un rôle capital en l’absence de Diot – out aussi pour un éventuel 5e match, sa cheville n’ayant pas récupéré de la torsion subie samedi –, chez Paul Lacombe, coupable de précipitation à des moments-clés, chez Tim Abromaitis ou chez O.D. Anosike, « anesthésié » par l’habile défense de Falker qui l’a totalement coupé du ballon, au point que le joker médical a été le seul Strasbourgeois à ne pas prendre un seul rebond lors du match 4. Un comble, alors que Falker et Pietrus (14 rebonds offensifs à eux deux) se gavaient sous le cercle alsacien… Que la SIG ne tombe pas non plus dans le panneau défensif tendu par Nancy pour l’attirer dans la peinture où Falker et Pietrus règnent en maîtres. « Il faudra davantage faire bouger la balle, utiliser les espaces, rester dans ce qu’on sait faire », insiste Collet. Et prendre ses responsabilités quand les tirs sont ouverts, en espérant que cette fois, l’adresse soit à nouveau au rendez-vous. Ce n’est qu’à ces conditions-là que ce… 8e match officiel de la saison entre les deux voisins, ne sera pas le dernier !

« Les athlètes restent des athlètes »

La recette a fait ses preuves puisqu’en dépit des coups durs successifs, la SIG a décroché la première place de la saison régulière sans avoir les athlètes qu’alignent d’autres formations. Mais il y est vrai aussi, comme le souligne le coach alsacien, « qu’en fin de match, les athlètes restent des athlètes… »

Malgré cela, la SIG garde espoir. « On est encore debout. On va revenir lundi avec détermination pour décrocher un 5e match au Rhenus », lançait le sélectionneur national à l’issue du match de samedi. Mais dans le chaudron de Gentilly – la magie des play-offs en cinq manches rend les arènes brûlantes –, le handicap de l’absence du MVP de la saison, risque de peser lourd. « J’espère simplement que la succession de coups durs ne va pas finir par avoir raison de notre détermination. Que la blessure de Diot ne sera pas la goutte d’eau qui fera déborder le vase », redoutait encore Collet.

Après l’erreur Murphy, le départ d’Ajinça, celui de Greer et les blessures de Leloup, Duport et Diot, la SIG n’aura pas été épargnée dans une saison si riche de promesses. Le moment est venu, une fois de plus, de montrer que ce groupe a du caractère ! Surtout dans l’adversité…

Jean-Claude Frey