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Actualités Cette fois, c’est fini !

Cette fois, c’est fini !

La SIG a tout donné, est passée si près d’un formidable exploit, menant encore à 35 secondes de la fin avant de céder : 73-70. Limoges est un beau champion mais les Strasbourgeois même balayés 3-0 dans la série finale, peuvent être fiers de leur parcours.

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Abromaitis et Toupane surveillent Edwards mais le pivot limougeaud a encore pesé sur la rencontre.

Tout Limoges était au rendez-vous de cet épisode 3. Un Palais des Sports de Beaublanc archicomble et, tout à côté, sur le stade de football, plus de… 6000 personnes venues assister à la fête sur écran géant. On y refusera même du monde après avoir ouvert la piste d’athlétisme pour augmenter la capacité de ce Beaublanc en plein air ! Tous bien sûr, étaient persuadés que le titre allait tomber dans les bras du CSP, tout auréolé de ses deux victoires au Rhenus.

Limoges prend feu

La présentation des équipes avaient donné le ton, le public en délire huant les Strasbourgeois avant de faire une ovation énorme à ses « verts »… Les Strasbourgeois s’étaient réunis en cercle dans un coin du parquet, Andersen et Diot avaient parlé, mais il fallait tout de même avoir les nerfs solides pour résister à cette pression. Pas de quoi affoler Bootsy Thornton qui ouvrait la marque derrière l’arc, imité peu après par Leloup. Mais entre temps, J.K. Edwards avait trouvé deux fois l’ouverture de près : 4-6 (2e’). La SIG, en confiance, insistait à trois points mais deux balles perdues et un tir précipité donnaient du rythme à Limoges qui n’en demandait pas tant : 14-6 (5e’). Un 10-0 qui fit hurler Beaublanc.

L’adresse au rendez-vous

Le passage en zone stabilisa la défense, Campbell et Thornton trouvaient encore la cible : 18-17 (8e’). Mais coup sur coup, Reynolds (deux fois à trois points) puis Boungou colo idéalement servi sous le cercle par un génial Acker, provoquaient un nouvel écart : 26-17 ! Aïe…

Heureusement, Leloup bouclait la période d’un 5e panier primé pour son équipe (26-20). Un moindre mal. Limoges avait tiré à 69% (11 sur 16 dont 4 sur 7 à trois points) mais la SIG avait plutôt tenu le choc malgré un écart conséquent à l’évaluation (39 à 20).

Heureusement, le début du deuxième quart sera parfaitement maîtrisé. Limoges se cassait les dents sur la défense alsacienne, en zone match-up, idéalement articulée, pour ne plus marquer pendant 4’50’’. A l’inverse, Abromaitis, vaillant, Leloup (10 pts et 12 d'évaluation à la pause), Toupane et Diot passaient un 8-0 provoqué par le collectif retrouvé des hommes de Collet : 26-28, (15e’). Dupraz se dépêchait de rappeler les cadres, Acker, Edwards et Green notamment, avec effet immédiat : 33-32. Mais jusqu’à la pause, le chassé-croisé se poursuivra : 35-36. La SIG était parfaitement dans le coup.

Neuf points d’avance…

Diot en interception donnait le ton dès la reprise (35-38). Andersen, malheureusement, manquait deux tirs faciles mais c’est en défense que la SIG faisait souffrir les Limougeauds. Et après quelques minutes équilibrées, la SIG se mit à chiper quelques ballons, Diot, Lacombe et Leloup terminant dessous. Et quand Boosty Thornton « griffait » à nouveau à 6,75m, Beaublanc fut réduit au silence : 42-51 (26e’). Dommage, l’occasion suivante faisait « gamelle », Acker puis Boungou colo trouvaient la mire, Reynolds enfonçait le clou : 52-51. Un 10-0 assassin qui réveillait Beaublanc !

La SIG repartira vaillamment au combat, sans jamais baisser les bras, reprenant même l’avantage grâce à un exceptionnel Jérémy Leloup : 52-53, puis 54-58 au début de la dernière période…

Héroïques, mais en vain

Andersen scorait enfin (57-60, puis 58-62 à la 34e’) quand la chance finit hélas par tourner… Green (deux fois à la limite de la possession) puis un panier miraculeux de Boungou colo inversaient la tendance. Beaublanc se dressait : 66-62…

La SIG y croyait encore et toujours, même si la tension devenait extrême. Le public de Beaublanc se déchaînait mais Andersen restait de glace pour donner un dernier avantage : 69-70 à 35 secondes du buzzer. Hélas, deux fautes sévères sifflées à l’Australien, l'une en... attaque alors que J.K. Edwards l'avait malmené depuis le début, et les lancers-francs offerts à Green puis à Moerman, eurent raison du formidable courage de la SIG. Beaublanc pouvait fêter ses héros et le 10e titre de champion de France, entonnant le célèbre « Et 1, et 2, et 3-0 ». Strasbourg devra encore patienter pour décrocher le deuxième sacre de son histoire. Mais vraiment, la SIG n’avait pas à rougir et ce n’est sans doute pas dans l’enfer limousin qu’elle a laissé passer sa chance.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

CSP LIMOGES – SIG 73-70. Palais des sports de Beaublanc à guichets fermés. Arbitres : MM. Bissang, Bardera et Collin.

Limoges remporte la série 3-0

Les périodes : 26-20, 9-16 (mi-temps : 35-36), 19-17 (54-53), 19-17.

LIMOGES : 27 paniers sur 55 tirs (49%) dont 12 sur 25 à trois points, 7 lancers-francs sur 10, 30 rebonds (Moerman 10) dont 8 offensifs, 19 passes (Acker et Boungou colo 4), 16 balles perdues, 16 fautes.

Green 19, Acker 10, Boungou colo 13, Moerman 9, Edwards 12, puis Reynolds 10,

Gomis, Petro, Zerbo.

SIG : 27 paniers sur 58 tirs (47%) dont 10 sur 31 à trois points, 6 lancers-francs sur 7, 27 rebonds (Andersen 10) dont 8 offensifs, 18 passes (Diot 8), 15 balles perdues, 17 fautes.

Campbell 11, Diot 9, Thornton 9, Leloup 16, Andersen 13, puis Lacombe 4, Toupane 2, Abromaitis 6.

Les réactions

Vincent Collet : « Je ne vais rien dire pour ne pas dire de bêtises. On a fait un match admirable, celui qu’on voulait faire. Tout le monde était mobilisé, jusqu’aux jeunes, Axel Toupane qui a fait son meilleur match des play-offs et Paul Lacombe. Nos leaders ont pris leurs responsabilités même quand c’était difficile. On les a beaucoup gênés avec la zone match-up. On a fait l’écart et on aurait pu passer à + 12. Limoges a encore été d’une adresse incroyable avec aussi des paniers chanceux.  Quand on a repris l’avantage peu avant la fin, ils n’ont plus eu besoin de marquer un panier… On a raté le premier match de la série, mais il me semble que collectivement, on a tout de même été plutôt meilleur ce soir… On a été très près des objectifs de jeu qu’on s’était fixés. Pour le bilan, c’est trop tôt surtout à chaud. Je dirais que j’aime gagner et qu’à partir du moment où on ne gagne pas, on a échoué. Il y avait toutefois dans cette équipe un état d’esprit, des bonshommes exceptionnels, qui se sont relevés de plusieurs coups durs. J’aurai tellement aimé qu’on concrétise ensemble. Mais c’est samedi qu’on a loupé le coche ».

Jérémy Leloup : « C’est dommage. On a tenu tout le match et on savait que ce ne serait pas facile ici. La faute offensive de David à 1’30’ de la fin nous a fait très mal. On a bien défendu en zone et on a su les perturber. La saison a été très longue. Entre les départs d’Alexis et Ricardo, les blessures d’Antoine, puis de Romain, avec Bootsy qui joue sur une jambe, il a fallu trouver des solutions. Et même avec ça, on a pu aller en finale. Il va falloir relever la tête, la saison prochaine va arrive vite. On va se reconstruire ».

Jean-Marc Dupraz : « Le match on s’en fiche, c’est la victoire qui compte. On l’a cherchée avec du panache. Ils nous ont posé des problèmes en jouant leur va-tout. Ils ont truqué le match en faisant des défenses combinées, en jouant avec des petits. Finalement, on s’en est sorti. C’était un grand match de basket, mais surtout un grand match de champions ! Je suis content pour le club, pour tous ceux qui y travaillent. Je suis ravi de décrocher ce titre à Limoges. Il n’y a pas d’autre endroit avec une telle ferveur ».