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Actualités Cruelle désillusion !

Cruelle désillusion !

La peur au ventre, maladroite et ayant perdu son jeu collectif dans les moments-clés, la SIG a cédé une deuxième fois dans son Rhenus : 68-74… Limoges aura l’occasion de plier la finale dès jeudi dans son bouillant Palais des Sports. Comme samedi, le chaud public strasbourgeois n'a pas reconnu son équipe, fébrile et dont certains éléments parurent tétanisés par l'enjeu. Désormais, c'est quasiment mission impossible en Limousin.

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David Andersen (17 pts, 23 d'évaluation) a tout tenté, mais cela n'a pas suffi.

Dos au mur. Une fois de plus. Comme contre Chalon dans le match 3, contre Nancy dans les matches 2 et 4. A chaque fois, la SIG avait fait preuve d’un caractère exceptionnel pour forcer son destin et croire en sa bonne étoile. A chaque fois surtout, elle avait produit son jeu, celui qui lui avait permis de décrocher la première place en saison régulière et d’enthousiasmer le Rhenus. Samedi, elle avait douché les plus optimistes en passant à côté de l’épisode 1.

Il y a eu du mieux dès le premier quart de ce deuxième et capital rendez-vous. Mais Acker (5 points d’emblée) s’était installé rapidement dans un confort de tir qui fit craindre le pire (0-5) et malgré un retour à 4-5 (3e’), la SIG manquait trop d’occasions, perdait des balles pour faire douter Limoges. Et du coup, Acker encore, puis Green, scoraient à plus de 6,75m : 4-11 (5e’). Collet envoyait Lacombe au feu à la place de Diot, mais c’est Campbell qui ‘’plombait’’ son équipe (4 balles perdues, 0 sur 2 aux tirs), menée 11-18 au bout de 10 minutes. Le match des occasions manquées ?

Andersen et… Abromaitis sonnent la révolte

Andersen tenait pourtant son équipe à bout de bras par son impact et son adresse. Et puis, la défense était montée d’un cran et malgré quelques atermoiements, les Strasbourgeois passaient un 7-0 qui obligeait Dupraz à prendre un temps mort : 18-18 (13e’). Limoges restera d’ailleurs cinq minutes sans marquer, manquant sept tirs d’affilée face à la pression alsacienne. Et comme l’Australien de la SIG reçut le précieux renfort en attaque de Tim Abromaitis, la SIG filait à 29-22 (17e’) après le panier à quatre points (un primé + lancer-franc) d’Andersen. Limoges avait rappelé Acker et Green sur le parquet et l’effet fut immédiat, le retour à 37-34 à la mi-temps, étant largement dû à un énorme 7 sur 14 à trois points. La SIG, heureusement, avait rectifié le tir dans cet exercice en deuxième période (4 sur 8 après le 1 sur 5 du début), grâce à Andersen, Abromaitis et Thornton.

Dans les aspects positifs, la SIG avait plutôt bien verrouillé le rebond (20 prises à 17) et retrouvé son jeu de passes (10 à 3)…

Limoges se rebiffe

Dès la reprise, Andersen marquait dans le corner avant de provoquer la 3e faute de J.K. Edwards, juste après le « primé » de Leloup : 42-36, puis 44-38. Mais Limoges régalait par son jeu de passes et l’adresse de Reynolds, Acker et Green (4 sur 4 pour le trio dans la période), instillait le 3-11 qui obligeait Collet à prendre un temps mort : 47-49, 27e’). Zerbo avait de plus trouvé des ouvertures sous le cercle alors qu'en face, O.D. Anosike (-2 d'évaluation en 5'30'') n'avait quasiment pas d'impact.

Les derniers espoirs s'envolent

La SIG repassera bien devant (53-52, 29e’) sur des paniers de raccroc, mais, la peur au ventre, écrasée par l’enjeu, elle avait à nouveau du mal à développer son jeu. Et au fil des minutes, Limoges qui avait pris confiance, mettait la main sur le match. Puissance athlétique, adresse, tout y était alors que la SIG s’emmêlait les pinceaux en attaque, totalement perturbée par l’agressivité limougeaude : 58-63, puis 60-67 (37e’). Thornton fit souffler l’espoir sur un Rhenus tendu comme un arc, avant de bénéficier d’une faute anti-sportive de Moerman. Mais les dernières possessions seront gâchées et Limoges ne lâchait plus sa proie, à l'image d'un impeccable J.R. Reynolds, terminant le travail aux lancers-francs : 68-74.

La désillusion était cruelle. Il reste certes un match au moins dans l’enfer de Beaublanc pour reprendre espoir. Mais pas sûr que le CSP laisse échapper un dixième titre qui lui tend désormais les bras.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – LIMOGES 68-74. Rhenus Sport. 6 200 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Chambon et Hosselet.

Limoges mène la série 2-0.

Les périodes : 11-18, 26-16 (mi-temps : 37-34), 16-20 (53-54), 15-20.

SIG : 24 paniers sur 62 tirs (39%) dont 9 sur 32 à trois points, 11 lancers-francs sur 14, 37 rebonds (Andersen 10) dont 12 offensifs, 17 passes (Diot 8), 12 balles perdues, 21 fautes, Leloup (38e) et Campbell (40e’) éliminés.

Campbell 2, Diot 11, Thornton 12, Leloup 10, Andersen 17, puis Toupane 5, Lacombe, Abromaitis 11, Anosike.

LIMOGES : 29 paniers sur 63 tirs (46%) dont 10 sur 20 à trois points, 6 lancers-francs sur 10, 37 rebonds (Moerman 6) dont 11 offensifs, 11 passes (Green 4), 13 balles perdues, 16 fautes.

Green 8, Acker 15, Boungou-Colo 9, Moerman 8, Edwards 7, puis Gomis 4, Reynolds 15, Petro, Zerbo 8.

 Les réactions

Vincent Collet : « On n’a pas concrétisé. L’écart à la mi-temps, c’était une aubaine pour eux, mais par notre faute. Je suis satisfait de la manière mais on a manqué trop d’occasions. On a tout de même enfoncé le clou dans le deuxième quart temps. L’entrée des remplaçants et la réussite nous ont permis de passer devant mais l’adresse de Limoges a relancé le match et limité l’écart à trois points, alors qu’il y avait 16 d’écart à l’évaluation. Limoges a mieux joué en deuxième mi-temps, ils ont mieux bougé la balle. Le contre d’Acker sur Anosike a sans doute constitué un tournant important, d’autant qu’il a été suivi d’un trois points de Boungou-Colo au buzzer alors qu’on venait de manquer l’interception. Et dans un match qu’il fallait absolument gagner, on a fini par se crisper. On a tiré 32 fois à trois points, c’est trop… On est dans les cordes. Est-ce qu’on va se relever ? J’espère que d’ici jeudi, on va trouver l’énergie pour nous battre. Les deux jours ne seront pas de trop pour se reconstruire… »

Antoine Diot : « Il y a beaucoup de frustration. On fait une première mi-temps remarquable, mais on rate des shoots. Peut-être parce qu’on est trop excités, qu’on a de la pression et on n’arrive pas à créer assez d’écart. Limoges a fait une très bonne deuxième mi-temps, a été adroite et nous on a perdu des ballons face à une équipe qui joue vite... Il reste évidemment des matches. Si on n’a pas envie d’y croire autant s’arrêter tout de suite. On a vu qu’on pouvait rivaliser avec cette équipe même si on sait que ce sera extrêmement difficile. Je suis aussi en colère contre moi. Je perds le dernier ballon mais ce sont des problèmes personnels et il faut penser en équipe. Se relâcher et mettre les tirs. On n’a plus rien à perdre. On était déjà dos au mur, on l’est encore davantage mais il faut tout faire pour y croire encore. Ils sont revenus plus intenses en deuxième mi-temps. C’était peut-être le dernier match qu’on jouait au Rhenus et je tiens particulièrement à remercier le public de nous a avoir soutenus. On va tout faire pour leur offrir un dernier match ».

Jean-Marc Dupraz : « C’est un pas, mais il en reste un à faire… On a fait un bon match d’équipe car en face, il y avait une équipe de Strasbourg qui a réagi, excellente en première mi-temps. On se réjouit surtout d’avoir gagné collectivement et d’avoir bien défendu en deuxième mi-temps. L’équipe a vraiment bien évolué dans cette fin de saison et en particulier dans les play-offs. Il y avait déjà beaucoup de talent mais il fallait que les choses s’emboîtent. Il faut continuer comme ça. Il ne faudra surtout pas croire que Strasbourg va nous offrir ce titre. Il faut encore gagner un match et c’est à nous de le chercher en étant vigilant ».

Nobel Boungou-Colo : « On a fait un très grand pas, c’est clair... ll nous reste un match à gagner sur trois mais on préférerait bien sûr décrocher le titre à la maison. On est restés tous ensemble dans le money-time et on avait des fautes à donner pour faire tourner le chrono. L’antisportive aurait pu nous faire craquer mais on a fait les stops derrière. J’ai senti le ballon sur la dernière interception et je suis allé le récupérer. C’était décisif… Antoine Diot est bien rentré dans le match ce soir et il fallait qu’on hausse le ton en défense. On a pris l’avantage à un moment où on aurait pu craquer. Avec un Alex Acker et un J.R. Reynolds à ce niveau, on peut clairement remporter le titre ».