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Actualités Tirer les leçons et aller de l’avant !

Tirer les leçons et aller de l’avant !

Il y a des lendemains plus difficiles que d’autres. Ce dimanche 1er juin en fait partie pour les trois coaches de la SIG et leurs joueurs. Pour ce 152ème jour de l’année, le saint associé, Justin, pourrait résumer à lui seul la situation des SIGmen suite à l’épisode 1 de ces finales. Philosophe et martyr, voilà l’histoire de celui qui est fêté en ce jour. Le parallèle entre cet homme et la contre performance des joueurs de Vincent Collet, lors du premier opus, n’en est que plus facile. Martyrisés, les SIGmen l’ont été pour des limougeauds, qui ont su les faire déjouer. Philosophes, ils l’ont été durant cette journée de « repos » afin de repartir humblement au travail, d’analyser le ‘’pourquoi du comment’’ de ce non match, et surtout, d’apprendre objectivement de leurs erreurs pour ne plus les reproduire.

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Tout le monde l’avait annoncé : cette finale pouvait être apparentée à une guerre. Si les SIGmen ont perdu la première bataille, ils n’ont pas, pour autant, définitivement enterré leurs chances de conquête. Evidemment la première confrontation entre Limoges et Strasbourg a vu les hommes de coach Collet aux abonnés absents, d’abord et avant tout, lors de la première mi-temps. « En première mi-temps je trouve qu’on a de nouveau péché par un manque de dureté en défense et en attaque, en n’étant pas tout à fait nous-mêmes. La balle ne voyageait pas correctement, et surtout, lors du second quart temps au cours duquel nous avons abusé du dribble. Je ne reconnaissais pas mon équipe! Nous avons corrigé cela en seconde mi-temps, en perdant moins la balle. Douze pertes de balles à la mi-temps c’est totalement inacceptable si tu veux gagner un match de ce niveau » commente d’ailleurs le coach. ’’Les batailles se perdent dans la précipitation’’ disait Daniel Pennac… Les coéquipiers de David Andersen lui ont tristement donné raison en proposant un basket qui n’est pas le leur et en « cherchant des choses un peu gourmandes au lieu d’être patient et de faire vivre la balle » ponctue Vincent Collet.

« Presser Limoges plus haut et les pousser plus loin dans leurs retranchements »

Les ajustements faits lors de la mi-temps ont permis de corriger quelque peu les erreurs commises, et ainsi de retrouver, au retour des vestiaires, par moment, le jeu de passes permettant d’offrir des positions aux tireurs mais c’était trop tard. Malgré tout, ce retour positif en seconde mi-temps est source d’espoir au vu de la bataille à venir lundi : « à -17 les joueurs ont mis plus d’intensité en défense en allant  presser Limoges plus haut et en les poussant plus loin dans leurs retranchements comme eux l’avaient fait au début du match provoquant ainsi nos pertes de balles ». Coach Collet a d’ailleurs noté d’autres raisons de relativiser la prestation de ces joueurs : « Nous avons eu l’opportunité de revenir lorsqu’ils ont eu un mauvais passage. Cette bonne période a été déclenchée par Jérémy qui a mis deux paniers à trois points et derrière, les autres ont su enchaîner. Nous nous sommes rapprochés mais malheureusement nous n’avons pas su concrétiser. Par la suite nous avons même eu l’occasion de revenir encore plus près. Je repense par exemple à la balle perdue, à -6, par Antoine sur un pick and roll. Derrière, nous parvenons à refaire un stop et sur l’action suivante nous prenons le rebond offensif. A ce moment-là, David et Antoine sont ouverts à trois points. Comme un symbole, on ratte les deux et derrière on se fait punir par Boungou Colo dans le corner. »

En ne perdant que 4 balles lors de la seconde mi-temps, Louis Campbell et les siens ont montré la voie à suivre afin de ne pas tomber une autre fois dans le piège limougeaud. Afin d’éviter de se mettre dans une posture encore plus inconfortable en cas de second revers, l’apport de chacun semble être la condition sine qua non. Lors de cette rencontre inaugurale, les deux coaches ont chacun utilisé neuf joueurs. Si l’apport des deux 5 majeur ont été relativement équivalents, il n’en a clairement pas été de même pour les quatre guerriers sortis du banc. Alors que les quatre remplaçants du CSP ont apporté une évaluation collective de 34, ceux de la SIG n’ont ‘‘offert’’ qu’un triste 7 à la contribution de l’équipe. Selon Adrien Moerman, ce qui fait la force du CSP est le fait que « l’équipe est devenue encore plus soudée depuis le début de ces play-offs, et que tout le monde apporte à tous les niveaux, offensivement et défensivement».

« Je n’ai aucun doute concernant l’esprit guerrier de mon groupe »

_DSC4176Antoine De Saint-Exupery disait ‘‘le sacrifice perd toute grandeur s’il n’est qu’une parodie ou un suicide’’. Ce à quoi l’on pourrait même rajouter qu’un soldat seul n’a jamais gagné une guerre… Joseph Gomis abonde d’ailleurs en ce sens en signalant qu’ils ont un « effectif large, où tous le monde peut être utilisé et joue dur ! Demain, peu importe qui est sur le terrain, l’équipe jouera comme si c’était notre dernier match. » Pour espérer vaincre l’équipe de coach Dupraz, un sens du sacrifice collectif des deux cotés du terrain sera obligatoire pour les SIGmen. Se donner corps et âme, et sans faux-semblant, voilà le début de la stratégie nécessaire pour espérer l’emporter. « On repart au combat dès aujourd’hui. Je n’ai aucun doute concernant l’esprit guerrier de mon groupe. » affirme d’ailleurs Vincent Collet.

Certains diront que le court laps de temps entre les matches peut permettre aux joueurs de ne pas gamberger et être concentrés sur la bataille à venir. Vincent Collet corrobore d’ailleurs cela et n’imagine pas autre chose qu’une réaction de la part de ses joueurs : « Nous avons connu pas mal de difficultés cette année et nous avons toujours essayé de nous relever et souvent avec succès. Nous allons revenir le plus fort possible lundi soir; je ne vois pas d’autre scenario. Le match 1 va nous servir à rectifier des choses car il n’était clairement pas satisfaisant. » D’autres diront que la fatigue s’accumule et que le temps de récupération est de plus en plus court. Bien évidement mais voilà un point sur lequel les deux coaches se rejoignent : « à ce moment de l’année le mental fait beaucoup plus que la fatigue. »

« On a toujours toutes nos cartes entre nos mains pour gagner le titre »

Enfin, pour les derniers sceptiques, concernant l’implication, la volonté et l’engagement à venir des SIGmen, Axel Toupane insiste en disant : « Il faut vite oublier ce match 1 et vite se concentrer sur le prochain. C’est du passé, c’est le deuxième match qui compte. Cette finale se joue en cinq manches donc tout n’est pas fini ! Nous allons mettre de l’intensité dès le début du match. On a toujours toutes nos cartes entre nos mains pour gagner le titre. Nous allons donner le meilleur de nous-mêmes… nous donner à fond ! »

Pour qu’une nouvelle fois l’adage disant que ‘’gagner une bataille ne fait pas gagner une guerre’’ soit respecté, la SIG est dans l’obligation de l’emporter. Avec l’appui, une nouvelle fois, de son armée rouge forte de 6000 supporters, faisons confiance au coach et à ses joueurs lorsqu’ils annoncent vouloir faire mieux et se donner à 110%.

Par Franklin Tellier