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Actualités Episode 1 : John Mc Cord

Episode 1 : John Mc Cord

Durant cette intersaison, en attendant les signatures à venir et la reprise de l’entraînement, régulièrement, d’anciens SIGmen, vous donneront de leur nouvelles. Qui de mieux que John Mc Cord pour débuter cette nouvelle chronique !

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Parmi les joueurs qui ont marqué l’histoire du club, une évidence s’impose d’elle même: John est l’un des emblèmes pour beaucoup de monde ! Après avoir porté quatre années de suite les couleurs de la SIG ponctuées par le titre de champion de France en 2005, il avait par la suite apporté son expérience à Antibes puis a Limoges. Ensuite il avait décidé de revenir, une dernière fois à la SIG, lors de la saison 2010/2011 avant de prendre sa retraite. ‘‘Capt’N John’’ avait débuté sa carrière professionnelle en Angleterre, de 1997 à 2004 (entrecoupée d’une saison au Venezuela en 2000/2001), avant de traverser la manche pour le bonheur des fans strasbourgeois. Leader du « Gang of New-York », comme l’appela la presse à l’époque, il fut l’un des artisans de ce titre glané une après-midi du 12 juin 2005. Meilleur marqueur alsacien de la finale (17 points), il a laissé une trace indélébile au sein de ce club. Joueur et coéquipier exemplaire, sur et en dehors des terrains, lui et sa gestuelle de tir si particulière, ont fait l’unanimité à Strasbourg comme en avait témoigné son émouvant adieu le 3 mai 2011. Au soir de son 223ème match (toutes compétitions confondues) sous le maillot rouge et blanc, et d’une Nième performance face à Hyères-Toulon (17 points, 13 rebonds, 19 d’évaluation), il avait dit au revoir, les larmes aux yeux, à son public au terme d’une longue standing-ovation. Trois ans plus tard, ‘‘Big John’’ n’a pas oublié la SIG et vous donne de ses nouvelles.

Franklin Tellier : Cela fait longtemps que nous n’avons pas eu de tes nouvelles. Comment vas-tu? 

John Mc Cord : Je vais bien,  merci de prendre des nouvelles ; ça me fait plaisir! Je vis en Caroline du Nord depuis mon retour ici aux Etats-Unis. Tout va bien.

F.T : Que-fais tu maintenant que tu es à la retraite ? 

J.MC : Je gravite toujours autour du basket puisque je suis devenu entraîneur de l’équipe masculine de l'université Barber-Scottia dans la ville de Concord en Caroline du Nord. Le basket-ball est inscrit dans mes gênes et coule dans mes veines. Je ne pouvais pas imaginer, en arrêtant ma carrière professionnelle, abandonner complètement ma passion, comme ça, du jour au lendemain. Quand j’ai eu cette occasion, j’ai accepté sans hésiter.

F.T : As-tu continué à suivre les résultats de la SIG depuis ton départ ? 

J.MC : Bien sûr ! Je suis resté en contact avec mon petit frère Ricardo. On se parle régulièrement au téléphone. Lorsqu’il jouait encore, je lui demandais les résultats lors des gros matches. Mais même s’il n’était plus là, j’ai suivi à distance les play-offs et les finales cette année encore. Je n’ai pas pu voir vos matches en Euroleague cette saison mais j’ai regardé pas mal de résumés.

F.T : Tu as donc suivi les deux finales perdues par la SIG. La seconde était elle un peu spéciale pour toi ?

J.MC : Oui c’est sûr! Lorsque deux de tes anciennes équipes se rencontrent en finale du championnat, c’est toujours particulier. Ça l’est encore plus lorsque tu as gagné des titres avec les deux… Je n’ai pas pu regarder les matches en direct mais des fans de Limoges m’ont envoyé un lien vidéo une fois qu’ils avaient remporté le titre.

F.T : Difficile de soutenir une équipe en particulier alors ?

J.MC : Comme je te l’ai dit, c'était spécial pour moi. Les supporters des deux équipes m'ont toujours beaucoup soutenu et montré beaucoup d'amour. Mon cœur penchait peut-être plus d’un coté (sourire) mais, pour être honnête, je ne préfère pas dire que je soutenais une équipe et pas l’autre. Cela n’aurait pas été ‘‘juste’’ vis-à-vis de l'autre équipe et de ses fans…

F.T : T’arrive-t-il de repenser à tes années à la SIG ? Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

J.MC : En cinq ans, j’ai vécu énormément de bons moments à Strasbourg. Une chose est certaine, le meilleur souvenir, le moment le plus fort est de toute évidence le titre de champion lors de la première année. Ensuite, avoir la chance de jouer l’Euroleague l’année suivante, et affronter des équipes comme Vitoria, Bologne ou Trévise et des joueurs comme Splitter ou Scola est aussi un sacré souvenir ! Enfin, j’ai de très bons souvenirs de la ville, de ma vie à Strasbourg et des fans que j’ai pu y rencontrer; beaucoup de personnes vraiment formidables, sincères, gentilles et ouvertes…

F.T : Est-ce qu’il y a une chance de te revoir à Strasbourg un jour ?

J.MC: Mon emploi du temps est vraiment bien rempli. J’ai déjà du mal à faire tout ce que j’aimerais ici. Pour le moment, je n’ai pas le temps de me rendre en France hélas. J’aimerai l’avoir pourtant. Il ne faut jamais dire jamais, mais, je n’aurai pas l’occasion de voir un match au Rhenus prochainement. Désolé… Quoi qu’il en soit, je n’oublie pas les fans, et je les remercie pour leur soutien durant toutes ces années. 

Par Franklin Tellier