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Actualités Episode 4 : Alexis Ajinca

Episode 4 : Alexis Ajinca

Durant cette intersaison, en attendant les signatures à venir et la reprise de l’entraînement, régulièrement, d’anciens SIGmen, vous donneront de leur nouvelles. Pour ce nouvel opus, nous avons voulu faire plaisir à nombre de fans, désireux d’avoir des nouvelles de celui qui a marqué de sa grandeur, aussi bien par sa taille que par son talent, le poste de pivot de la SIG ces deux dernières années.  Ainsi, dans ce quatrième épisode, l’ancien ‘‘big man’’, Alexis Ajinca, vous donne de ses nouvelles.

media_f1c49ce922d945b58604fb309c3d508c_t607Il avait fait le choix de profiter du lock-out en NBA pour relancer sa carrière en France. Après deux matches avec Hyeres-Toulon, Alexis avait signé à la SIG, le 29 décembre 2011 en remplacement de Lavoy Allen, reparti tenter sa chance en NBA. Son premier match sous le maillot de la SIG, il le joua en coupe de France, sur le parquet de Chalon-Reims, le 10 janvier 2012. Titulaire dès sa première sortie sous les ordres de coach Collet, il allait cumuler 11points, 8 rebonds et 16 d’évaluation en une grosse vingtaine de minutes sur le parquet ; montrant ainsi les prémices de l’empreinte et de l’importance que sera la sienne dans la raquette strasbourgeoise. Entre ce premier match et le dernier face au SLUC Nancy en décembre 2013, Alexis a porté le maillot rouge et blanc à 83 reprises, toutes compétitions confondues. Pièce maitresse du jeu de la SIG, il cumula durant ces deux ans 15,1 points, 6 rebonds, 4,5 fautes provoqués et 1,5 contres pour une évaluation moyenne de 16,7. Adulé par le public alsacien, tout autant qu’il était craint par ses adversaires, pour sa hargne et son jeu spectaculaire, il réalisa 10 double-doubles durant son passage. L’histoire retiendra même, que lors d’une défaite face à Paris, au Rhenus, il réussit une performance encore plus impressionnante. Avec 22 points, 13 rebonds, 5 passes décisives et … 12 fautes provoquées (!!) il réalisa, ce soir-là, un improbable triple-double. La saison 2012/13 s’était conclue par deux finales perdues, et il vous dira, que pour lui aussi, la déception est encore présente dans un coin de son esprit. Il y eut aussi cette seconde place au classement du MVP français derrière Edwin Jackson, la même année… Bref, beaucoup de souvenirs ont marqué les fans lors de ces deux dernières saisons et beaucoup de ceux-ci sont indissociables du géant qu’ils adulaient. Après un début de championnat 2013/14 et une campagne d’Euroleague, qui le fit exploser, encore plus aux yeux des medias internationaux, Alexis avait quitté la SIG pour réaliser son rêve: jouer en NBA. Aux Pelicans de la Nouvelle Orléans, il a réussi son retour par la grande porte (56 matches dont 30 comme titulaire) au côté du All-Star, Anthony Davis. De retour en France, Alexis a gentiment accepté de répondre à quelques questions et vous donne de ses nouvelles.

 Franklin Tellier : Tu es de retour en France pour les vacances. Comment vas-tu ? La France te manque-t-elle ?

Alexis Ajinça : ça va très bien. Oui c’est vrai que la France me manquait; la nourriture française me manquait un peu aussi (rire)… Mais c’est surtout la famille que ça me fait le plus plaisir de revoir!

 F.T : Comment juges-tu ton retour en NBA?

A.J : Je suis content car je pense que j’ai fait un bon retour. J’ai fait de bonnes perf’ contre des grosses équipes. C’est très intéressant mais je ne dois pas m’en contenter. Maintenant, c’est à confirmer dès la saison prochaine…

 F.T : Tu as réalisé tes meilleures performances contre les Clippers, à deux reprises, qui a l’un des secteurs intérieurs les plus costauds de NBA. Il semblerait que tu aimes toujours les gros combats ?

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A.J : J’ai l’habitude de jouer contre des joueurs qui sont grands comme moi et qui sont assez costauds. Je suis plus à l’aise dans ce registre là. Après, lorsque je joue contre des équipes qui ont des intérieurs beaucoup plus petits, c’est plus difficile pour moi. Ça ne surprendra personne, mais les grands me conviennent mieux… Comme par exemple, oui, face aux Clippers…

 F.T : Un joueur t’a plus impressionné que les autres?

A.J : Je dirai Al Jefferson des Bobcats…

 F.T : Omer Asik vient de rejoindre les Pelicans, qui conservent Antony Davis. Quelle sera ta place dans cette nouvelle rotation ?

A.J : Antony est le joueur majeur. Après, je ne sais pas si je serai titulaire, ou non, mais je serai là pour l’aider, pour lui enlever un peu de pression. Tout le jeu tourne autour de lui. C’est vrai que c’est difficile quand tu arrives d’Europe pour faire ta place. Mon rôle sera de ramener un peu plus de points, de rebonds et jouer physique. C’est vrai qu’il y aura une petite concurrence supplémentaire avec Omer. Si c’est lui qui est première rotation, je serai peut-être un peu plus en bout du banc. Mais mon but sera toujours d’amener un peu plus d’énergie. Nous avons des profils différents et je pense que ce sera peut-être un avantage par rapport à lui…

 F.T : Si tu devais résumer ton passage à la SIG en trois ou quatre phrases?

A.J : La première chose qui me vient à l’esprit c’est l’accueil : j’ai été très très bien accueilli! Les dirigeants, le club, Vincent, tout le monde m’a vraiment mis dans les meilleures dispositions. Les fans aussi ! De supers fans… Je me souviens à la fin des matches qu’ils restaient pour voir l’équipe et nous féliciter. Franchement, Strasbourg était une très bonne expérience pour moi, pour ma carrière. Jouer l’Euroleague en début de saison était vraiment bien ; de gros matches, de belles oppositions. Dans un sens, c’est dommage que je n’ai pas pu la terminer et jouer le dernier match face à Milan. Mais, à première vue, je ne leur ai pas trop manqué pour ce match (rire) (ndlr: victoire de la SIG 76-67). Après, il y aura toujours, malheureusement, ces deux finales perdues (soupir)…

 F.T : Quel est ton meilleur souvenir à la SIG?

A.J: Je dirai le premier match de la finale de l’année dernière. On gagne de plus 34… Malheureusement, derrière, on s’en est « pris trois bonnes », mais le premier match était vraiment magique. L’atmosphère dans le Rhenus était particulière. On sentait bien que les supporters étaient derrière nous et nous soutenaient à 150%. Un bon souvenir, malgré la suite qui était plus triste.

aa F.T : As-tu suivi la fin de saison de la SIG ? Regarder des matches ?

A.J : J’ai très souvent suivi les matches sur le live, minute par minute, sur le site de la ligue. Je n’avais pas forcément accès à un lien vidéo. D’une façon générale j’ai toujours suivi les perfs de mes anciens coéquipiers. Quand j’ai vu que Romain s’était blessé, je l’ai appelé juste après pour prendre de ses nouvelles. C’est dommage pour lui… et pour le club. Ils ont eu plus de problème à l’intérieur après ça. Je pense que s’ils ont perdu la finale, c’est principalement à cause de ça. L’absence de Romain a pesé beaucoup plus que tout le reste…

 F.T: Tu as donc gardé de bons contacts avec tes anciens coéquipiers ?

A.J : Oui bien sûr ! Nous sommes restés très en contact tous ensemble. Surtout entre Français, on se donne des nouvelles régulièrement et on se parle sur Skype. Sinon, j’ai eu Lou’ et Ric’ au téléphone souvent également. Quand Ricardo est parti, j’ai été le voir chez lui, prendre de ses nouvelles.

 F.T : Un message pour les fans de la SIG ?

A.J : Je veux dire merci à tous les supporters de Strasbourg. J’ai passé de merveilleux moments avec vous. Merci aussi aux dirigeants qui m’ont laissé partir. C’est grâce à tout le monde si je peux continuer à croire en mon rêve de jouer en NBA. Sincèrement merci à tout le monde.

 N.B : Lorsque cette interview fut réalisée, Alexis n’avait pas encore annoncé sa décision de ne pas participer au championnat du monde avec l’équipe de France, ni communiqué sur le fait qu’il allait être papa. La SIG tient à lui envoyé, à lui et la future maman, toutes ses félicitations pour cet heureux événement !

 Propos recueillis par Franklin Tellier