Basket
aeroport_strasbourg_1500x450_left.jpg
aeroport_strasbourg_1500x450_right.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
Eidson_flag
Actualités Episode 5 : Chuck Eidson

Episode 5 : Chuck Eidson

Durant cette intersaison, en attendant les signatures à venir et la reprise de l’entraînement, régulièrement, d’anciens SIGmen, vous donneront de leur nouvelles. Après John McCord, Keith Jennings, Afik Nissim et Alexis Ajinca, un cinquième ancien SIGman a accepté de se prêter au jeu des questions/réponses. Pour ce cinquième épisode, sans doute l’un des joueurs le plus habile, polyvalent, gracieux balle en main et ayant une intelligence de jeu nettement supérieure à la moyenne ayant joué à la SIG  ces 10 dernières années: Chuck Eidson.

eidosnChuck se fit remarqué dès son plus jeune âge.  Il se fit un nom dans le basket, dès le lycée, à Summerville en Caroline du Sud. En effet, il fut choisi pour participer au Hoop Summit en 1999 au coté de futures stars comme Kirk Hinrich ou Nick Collison. Puis l’université de Caroline du Sud l’accueillit. Il y réalisa de bonnes performances, et participa en 2002 à la finale du NIT de NCAA remportée par Memphis (d’où sortira quelques années plus tard Derrick Rose). Joueur jugé très complet et faisant briller l’équipe plus que lui-même, il ne fut pas drafté en 2003. Après une année en D-league, il lança sa carrière professionnelle en 2004 en signant en Allemagne à Giessen au côté de … Louis Campbell. MVP du championnat allemand dès sa première année, il connut une seconde saison plus difficile. Victime d’une rupture du ligament croisé du genou, il ne joua quasiment pas. C’est à Strasbourg qu’il relança sa carrière l’année suivante (2006/07).

Auteur de 52 matches sous le maillot strasbourgeois, il cumula des lignes statistiques impressionnantes que ce soit en ProA (15,8points, 4,6rbs, 4 passes et 18,1 d’évaluation) ou en coupe ULEB (16,5pts, 5,8rbs, 3,8 passes et près de 20 d’évaluation !). Nombre des performances de Chuck restent encore en mémoire des fans. Comment ne pas évoquer cette triple opposition face au rival nancéen en février 2007. Il élimina à lui tout seul, ou presque, en deux manches sèches, le SLUC en 8ème de finale de la coupe ULEB (31 d’évaluation à l’aller puis 32 au retour), et enfonça encore un peu plus le coup, avec l’aide d’Aerick Sanders, en ProA, une semaine plus tard pour une troisième victoire consécutive. Comment oublier ce match face à Reims lorsqu’il réalisa un invraisemblable 43 (!!) d’évaluation... Mais cette saison là, la SIG connaitra deux quarts de finales malheureux. Le premier, en coupe ULEB, face à Vilnius. Après un match aller, qui restera dans les annales des plus beau matches ayant eu lieu au Rhenus, et une victoire de 13 points (83-70), Chuck et les siens s’inclinèrent de 16 points chez l’adversaire. « Si près si loin », comme vous le dira Chuck, d’un final four qui aurait été historique pour la SIG. Le second quart de finale malheureux aurait lieu un peu plus tard, en playoffs de ProA, face à l’ASVEL, qui priva la SIG d’une qualification en demie finale. Ses performances l’ayant mis sous les projecteurs, il quitta la SIG pour Vilnius, au soir de cette saison 2006/07, qui respire encore, pour beaucoup de fans, comme un air d’inachevé... Il y remporta la coupe ULEB et la coupe baltique en étant élu MVP des deux compétitions. Puis ce fut la découverte de l’Euroleague avec le Maccabi Tel-Aviv durant deux saisons (gagnant deux coupes nationales et un championnat) avant de poursuivre sa carrière à Barcelone en 2011/12 (remportant le championnat et la coupe). Enfin, ces deux dernières saisons, c’est dans le club russe de Kazan qu’il évoluait avec lequel il gagna la coupe de Russie et fut finaliste de la dernière Eurocup. En bref, une carrière bien remplie ! Aujourd’hui Chuck prend du recul, revient sur sa carrière et vous donne des nouvelles.

Franklin Tellier: Comment vas-tu Chuck? Quels souvenirs gardes-tu de ton année à Strasbourg…mis à part le marché de Noël que tu adorais ?

eidson

Chuck Eidson : Tout va bien, c’est les vacances et je suis en famille à la montagne. Tu as une bonne mémoire ! Oui, ma femme et moi avons adoré Strasbourg et son marché de Noël (rires). Nous adorions nous promener au centre ville et surtout à la Petite France. Il était possible de se promener en ville et très rapidement se retrouver à marcher au bord de l’eau ou dans les bois… C’est une très belle ville ! En plus, nous avons adoré l’immense soutien que les fans portent à leur équipe. Vivre à Strasbourg et jouer pour la SIG sont vraiment de très bons souvenirs. Une très bonne année. Certains de nos meilleurs souvenirs sont les moments passés avec nos amis Den et Isas…

F.T : Est-ce que tu te souviens encore des quarts de finale de play-offs face l’ASVEL et d’Eurocup face à Vilnius?

C.E : Bien sûr ! On avait le sentiment de pouvoir gagner quelque chose. Quand tu es aussi prêt de gagner un titre, tu t’en souviens forcément ! Je me souviens surtout du match contre Vilnius. Nous avions très bien joué à domicile avant de perdre à l’extérieur et d’échouer au panier-average pour 3 points…. Pour ces deux matches, les victoires étaient « si près mais si loin »...

F.T : Beaucoup de fans ont des regrets à  propos de la saison 2006/2007. L’équipe était très forte et beaucoup de gens vous voyez gagner au moins un titre. As-tu des regrets ?

C.E : Nous  n’avions pas envie que l’aventure s’arrête si tôt... Mais j'ai adoré jouer pour Eric Girard et j’appréciais mes coéquipiers à la fois sur et hors du terrain. Alors oui, je regrette que nous n'ayons pas gagné un titre, mais malgré tout, je vois  cette année-là comme un succès.

F.T: As-tu continué à suivre les résultats de la SIG depuis ton départ?

C.E : Oui et surtout les deux dernières années. C’était bien de voir la SIG en Euroligue et, malgré les résultats, y faire bonne figure. Les deux dernières finales de ProA prouvent que Strasbourg est redevenu l'une des équipes les plus fortes en France. Je suis persuadé que dans l’avenir, la SIG va connaître de grands moments et vivre de belles choses.

F.T : Tout le monde ne le sait pas mais tu as joué avec Louis Campbell. Quels souvenirs gardes-tu de lui ?

C.E : Lou est un bon gars et j'ai aimé jouer avec lui. Je sais que lui, Fie et ses filles sont aimés à Strasbourg. Je me souviens que lorsque j’ai eu ma déchirure du ligament au genou, lors de la seconde saison en Allemagne, Lou est devenu un vrai all-star pour notre équipe. Par contre, une chose que je n’oublierais pas, et qui n’a rien à voir avec le basket, c’est son chien complètement fou (rires). Nos femmes sont restées en contact sur ​​Facebook et j'aime bien prendre encore de ses nouvelles.

F.T: Tu as joué dans de grands clubs après ton départ. Comment juges-tu ta carrière ?

Chuck-Eidson-Barca-C.E : C'est une question difficile. J'ai aimé chaque partie de ma carrière et je garde de bons souvenirs de ville où je suis allé. C’est vrai que j'ai joué dans de grands clubs, mais je ne peux honnêtement pas te dire qu’il y en a un plus important que les autres. Je me suis toujours donné à 100% sur le terrain et jouer pour tous ces clubs a avant tout été un honneur.

F.T : Et la suite ?

C.E : Très franchement, aujourd’hui je ne cherche pas activement un nouveau contrat. Ces deux dernières années en Russie étaient extrêmement difficiles; être loin de ma famille m’a pesé. Pour le moment je profite. Je prendrai une décision plus tard dans la saison, si jamais un contrat intéressant se propose à moi… Alors oui, peut-être qu’à ce moment-là, je signerais… Mais si je devais ne plus jouer au basket-ball aujourd'hui, je vivrais en paix.

F.T: Est-ce qu’il y a une chance de te revoir au Rhenus un jour?

C.E : J'aimerais vraiment revenir avec mes enfants, visiter, revoir les amis… Une chose est sûre, je ne manquerais pas de prévenir tout le monde, si je le fais. J’ai côtoyé beaucoup de personnes formidables à Strasbourg et à la SIG ; tant de personnes que je respecte, que j’aime et j’aimerais revoir.

F.T : Un message pour les fans ?

C.E : Merci beaucoup pour tout. Merci pour votre soutien, vous êtes formidables. Bonne chance pour la saison à venir, je vous souhaite beaucoup de réussite. Un petit message pour la famille Feltz : je vous embrasse et encore merci pour tout !

 

Propos recueillis par Franklin Tellier