Basket
170623_playoff_finale.jpg
aeroport_strasbourg_1500x450_left.jpg
aeroport_strasbourg_1500x450_right.jpg
BOUTIQUE OFFICIELLE EN LIGNE
Habillez-vous aux couleurs de la #SIGARMY
DSC_5690
Actualités Ali Traore : « J’ai des choses à prouver »

Ali Traore : « J’ai des choses à prouver »

A deux reprises, son souhait de rejoindre la SIG avait été échaudé. La troisième a été la bonne. Ali Traore est arrivé à Strasbourg ce lundi et après un premier entraînement « light », à la carte et avec trois joueurs seulement, sous la direction de Pierre Tavavo et Terrick Nérôme, il s’est confié à sigbasket.fr. Pour évoquer ses nouvelles ambitions. Sans ambiguïté…

DSC_5689

Ali Traoré a eu son premier contact avec les paniers du Rhenus ce lundi, en avant-première...

-       Comment s’est réalisée ta venue à la SIG ?

-       C’était prévu depuis un moment déjà. Avec la SIG, il y a déjà eu une succession de rendez-vous manqués. Le premier l’été dernier, mais j’étais insuffisamment remis de ma blessure au genou. Ensuite, cela aurait pu se faire fin décembre, après le départ d’Ajinça. Mais le règlement de la LNB l’empêchait. Enfin, ça n’a pas pu se faire en play-offs, quand la SIG cherchait un remplaçant à Romain Duport parce que j’étais en play-offs avec Amchit. Enfin, ça s’est réalisé… Cela faisait un moment que je souhaitais retravailler avec Vincent Collet. On se connaît très bien, on a été champions de France ensemble (NDLR : avec Villeurbanne en 2009).

-       L’élément déclencheur de ton arrivée, c’est Vincent ?

-       Il ne faudrait pas oublier Pierre (Tavano). De toute façon, ils sont indissociables. Pierre m’avait recruté chez les jeunes, au Centre de formation de l’ASVEL et il a donc contribué à lancer ma carrière.

-       Tu as accumulé beaucoup de succès entre 2008 et 2010. Que s’est-il passé après ?

-       Lors de ma première saison, on a été champions. Collectivement et individuellement, c’était super pour moi. En 2010, à titre personnel, c’était bien, mais collectivement, cela ne s’était pas bien passé (NDLR : Collet avait été évincé en novembre). J’ai ensuite émis le souhait de faire carrière à l’étranger. A Rome, cela ne s’était pas trop bien passé, je n’étais pas fan de l’organisation. Je suis parti en Russie où ça s’est très bien passé, avec Bozidar Maljkovic. Et puis il y a eu ma blessure, les relations se sont dégradées et Maljkovic est parti. J’ai donc décidé de partir également avant de rebondir à l’Alba Berlin, à Nanterre puis au Liban.

-       Que reste-t-il de ton passage à la JSF ? De la frustration de n’avoir pas continué l’aventure au-delà de l’Euroleague ?

-       C’était mon souhait de partir. Je n’avais pas ma place là-bas. Mais j’ai gardé beaucoup de frustration et de rancœur. Mais je vais les garder pour moi. On en reparlera sur le terrain au cours de la saison…

"Faire une grosse saison pour retrouver l'équipe de France"

-       Tu as également fait une belle carrière en équipe de France. A l’heure où elle prépare la Coupe du monde, comment vis-tu le fait de ne pas être dans le groupe ?

-       Pas trop bien… Même si l’entraîneur de l’équipe de France est mon entraîneur en club, je le dis. Et je pense que c’est une bonne chose. Mon ambition  est de retrouver l’équipe de France car c’est quelque chose de très important pour moi. Je prends acte de ne pas y être cette année, soit, mais c’est à moi de faire une très grosse saison pour la retrouver.

-       Est-ce que tu viens à la SIG avec un esprit de revanche ?

-       A une époque, j’aurais dit ça. Mais j’ai beaucoup réfléchi et je sais que c’est contreproductif de parler de vengeance. J’ai plutôt envie de prouver que je fais toujours partie du haut du panier.

-       Un signe de maturité, d’expérience, de sagesse ?

-       Oui. Avant j’étais plutôt animé par la colère. Maintenant, c’est l’amour du basket qui me fait avancer. J’ai discuté avec des gens « sages » et ça m’a fait beaucoup de bien.

-       Ta blessure au genou a-t-elle modifié ta façon de jouer ?

-       Non, parce que j’ai retrouvé toutes mes capacités physiques, même si elles n’étaient pas extraordinaires au départ. En revanche, ça a changé toute l’approche que j’avais de mon métier. Si tu veux jouer longtemps, il n’y a pas de secret. Tout compte. La nutrition, la diététique, la musculation, que je détestais, la récupération. Tim Duncan, que j’admire, est un modèle pour moi dans ces domaines. Et il joue encore à 37 ans…

-       Au Liban, tu avais une obligation de performance immédiate, des deux côtés du terrain. Est-ce que cela t’a endurci ?

-       Ce n’est pas facile, c’est vrai. Cela m’a apporté une autre expérience. Dans ma carrière, j’aimais bien sortir du banc, prendre le rythme du match. L’expérience libanaise m’a appris à performer direct, à être un leader. Ça va beaucoup me servir, notamment cette saison.

-       Quel regard portes-tu sur l’évolution de la ProA ?

-       Du point de vue des fans, c’est sympa d’avoir du suspense. Mais pour les objectifs européens, c’est contreproductif d’avoir un autre champion tous les ans. Il faut une ou plusieurs locomotives car dans ces compétitions, l’expérience est primordiale pour viser un top 16. Ce serait super que la SIG puisse se qualifier car la plupart des joueurs ont justement acquis cette expérience la saison dernière.

-       On peut imaginer que tu vas jouer le tournoi de qualification à fond ?

-       La formule est très compliquée. Ce sera très dur. C’est une loterie. On ne sera peut-être pas prêts mais les autres équipes non plus. L’ogre supposé, c’est Kazan, mais il y a toujours des surprises. Ce sera un premier objectif dans notre saison. C’est évident qu’on ira pour se qualifier. Si on n’y arrive pas, on aura un beau lot de consolation avec l’Eurocup, qui s’est resserrée, mais si on peut avoir le Graal, l’Euroleague, il faut le choper !

"Il faut une majorité de joueurs français dans les équipes"

-       Vincent Collet aime prouver qu’une équipe avec beaucoup de jeunes Français peut jouer le haut de la ProA. Que penses-tu de cette philosophie ?

-       Je n’ai jamais douté de cela. En France, on n’est pas sur le premier marché pour les joueurs étrangers. On peut donc rivaliser avec eux. Il n’y a pas si longtemps, avec deux étrangers seulement, les clubs français étaient compétitifs en Europe. Pourquoi ne pas revenir à cette formule ? C’est une très bonne chose de faire confiance aux joueurs français et avoir un entraîneur qui a cette philosophie, c’est excellent pour l’équipe nationale. On aura plus de résultats, j’en suis convaincu. Il faut une majorité de joueurs français dans les équipes.

-       La SIG va associer cette saison dans l’axe 1/5, déterminant dans le basket moderne, deux récents MVP de la ProA. Te sens-tu prêt pour cette collaboration avec Antoine Diot ?

-       Bien sûr. J’ai joué avec lui en équipe de France, je sais ce qu’il peut apporter. C’est un excellent passeur qui imprime beaucoup de tempo, un gros défenseur. Si t’es ouvert, t’auras la balle. Je n’ai aucun doute sur le fonctionnement de l’équipe. Elle est d’ailleurs très bien composée, très bien pensée.

-       Quelles sont les équipes qui te paraissent émerger de la ProA au cours de la saison qui vient ? Où situerais-tu la SIG ?

-       On a été deux fois finalistes du championnat, on a l’expérience de l’Euroleague, on a gardé la même ossature, donc on se situe dans le haut du panier, faut pas se mentir. D’autres ont monté de belles équipes mais elles n’auront peut-être pas l’alchimie qu’il y aura ici. On devrait en tous cas être performants avant les autres, même si Vincent arrivera tard, après la Coupe du monde. Mais les acquis sont là.

Propos recueillis par Jean-Claude Frey et Franklin Tellier

[bootstrap_span id=1 size=1][/bootstrap_span][bootstrap_span id=1 size=10]

[/bootstrap_span][bootstrap_span id=1 size=1][/bootstrap_span]

 

Ali Traore en bref

Né le 28 février 1985 à Abidjan (Côte d’Ivoire), 2m08 et 113 kg

Son parcours

2001 à 2003 : ASVEL

2003/04 : Southern Idaho (NCAA)

2004/05 : Quimper (ProB)

2005/06 : Roanne

2006 à 2008 : Le Havre

2008 à 2010: ASVEL

2010 à 2011: Virtus Rome (Italie)

Septembre 2011 à décembre 2012: Lokomotiv Kuban (Russie)

Février 2013 à juin 2013: Alba Berlin (Allemagne)

Septembre 2013 à décembre 2013 : Nanterre

Février 2013 à juin 2013 : Amchit (Liban)

Son palmarès

En club

Champion de France 2002 et 2009

Semaine des As 2010

En équipe de France

56 sélections, 339 points

Vice-champion d’Europe 2011

Individuel

All Star 2006, 2008 et 2009

MVP français de ProA 2010

Statistiques cumulées

en ProA: 154 matchs: 10,9 points (à 60%), 4,8 rebonds et 12,1 d’évaluation

en play-offs : 13 matchs : 10,5 points (à 53%), 4,7 rebonds et 11,1 d’évaluation

Records en carrière en ProA

34 points (contre Nancy le 13/03/2010)

14 rebonds (contre Reims le 24/11/2006)

33 d’évaluation (contre Gravelines le 18/11/2008)

9 doubles/doubles