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Actualités Australie et Finlande, deux équipes à découvrir

Australie et Finlande, deux équipes à découvrir

La France affrontera successivement samedi (20h30) et dimanche (19h), la Finlande et l’Australie dans l’IBS de Strasbourg. Deux équipes méconnues qui gagnent à être… connues. « Deux équipes qui jouent très bien au basket, indique Vincent Collet. La Finlande est en train de s’installer durablement dans le paysage européen. L’Australie, demi-finaliste des J.O. à trois reprises, deux fois 5e des Mondiaux, est clairement candidate aux demi-finales de la Coupe du monde en Espagne ».

Le décor est planté. Les Finlandais participeront en Espagne à la première Coupe du monde de leur histoire. En effet, ils ont bénéficié d’une des quatre « wild cards » accordées par la FIBA, au même titre que la Turquie, la Grèce et le Brésil. Actuellement 39e nation FIBA, la Finlande a obtenu cette invitation après un EuroBasket 2013 où elle a impressionné les observateurs en battant quatre équipes du top 15 mondial : la Turquie, la Russie, la Grèce et la Slovénie. Surprenant 9es de l’Euro slovène, les Scandinaves avaient échoué aux portes des quarts de finales. Finissant à égalité avec l’Espagne lors du second tour, ils durent laisser leur place dans le top 8 aux Ibères à la différence de points particulière lors de leur confrontation. Ils retrouveront leur première compétition planétaire depuis… les Jeux olympiques de Tokyo en 1964.

Le joueur à suivre : Petteri Koponen

S’il est un joueur qui résume à lui tout seul l’essor du basket finlandais, c’est sans aucun doute le jeune meneur Petteri Koponen. Excellent meneur, doté d’une capacité d’anticipation et d’une agilité hors normes, Koponen a fait parler de lui très rapidement quand il jouait à Espoo de 2004 à 2008. Métronome de son équipe, il remporta deux fois le championnat de Finlande en 2007 et 2008. Ses capacités de passeur en font un joueur très suivi par les scouts NBA et par de nombreux grands clubs européens ; pour preuve, sa participation au Nike Hoop Summit en 2007 dans la sélection européenne. Au côté de Nicolas Batum et d’Alexis Ajinca, il avait bénéficié du plus grand temps de jeu et été meilleur passeur de son équipe. Hélas face à une team USA emmenée par Derrick Rose, Kevin Love ou encore Michael Beasley, l’équipe mondiale s’était inclinée de 20 points. Mais peu importe la défaite, Petteri avait obtenu l’essentiel : taper dans l’œil des franchises NBA ! Si bien que, lors de la draft NBA 2007, il fut sélectionné en 30e position par les 76ers de Philadelphie. Militaire la saison suivante, il ne foula pas les parquets américains et rentra en Finlande pour jouer une dernière saison avec son club. A l’aube de la saison 2008/09, c’est le club de Bologne qui jeta son dévolu sur le jeune prodige finnois. Il profita également de l’été pour participer aux Summer leagues avec Portland, se faisant encore une fois remarqué à plusieurs reprises. Il joua quatre saisons à Bologne, améliorant chaque année ses statistiques, passant de trois points et une passe décisive en 2008/09 à 14,3 points et 2,6 passes de moyenne.

Ces quatre années lui permirent d’acquérir la rigueur du jeu européen de haut niveau, remportant au passage l’Eurochallenge en 2009 et en participant à trois finales de la Coupe d’Italie face à l’intouchable armada de Sienne. En 2012, il signa un contrat de trois ans au Khimki Moscou. La première année, il découvre ainsi la reine des compétitions européennes, l’Euroleague. Le Khimki, finissant second de sa poule, jouera le top 16 durant lequel Petteri fut élu MVP de la 12e journée après un match formidable contre Fenerbahçe avec 23 points, 7 passes décisives et 35 d’évaluation ! L’année passée, le club russe échoua lors du tour préliminaire et se consola avec l’Eurocup durant laquelle Petteri, au côté de Mike Gelabale, se fit encore remarquer à de nombreuses reprises, bien que n’étant que peu de fois titulaire.

A n’en pas douter, Petteri est à surveiller comme le lait sur le feu. Membre récurent des équipes nationales depuis son plus jeune âge, il aime porter les couleurs de son pays et briller lors de chaque sortie. Finissant l’Euro Basket 2013 avec une moyenne de 13,2 points et 4,8 passes, il avait démontré ses capacités à mener son équipe comme un leader. Son double-double face aux Russes (11pts et 11 passes) ou son excellent match face à la Grèce (29 points) sont là pour en attester.

Se souvenir, pour ne pas réitérer les erreurs passées

Une victoire de l’équipe de France passera, certainement, par la capacité des hommes de Vincent Collet à catalyser ce formidable joueur affectionnant tout particulièrement le jeu rapide et le tir à trois points. Enfin, l’histoire retiendra qu’en 2008, ici même dans le Rhenus sport, la Finlande était venue battre une équipe de France coachée par Michel Gomez : 78-76. Il est vrai que des 12 joueurs présents à l’époque, il n’en reste aucun dans la version 2014 de l’équipe de France (seul Nando De Colo était présent en 2008, mais, blessé, il a quitté ses coéquipiers la semaine dernière). En face, un certain numéro 11 répondant au nom de Petteri Koponen (9 points, 2 passes en 25 minutes) était déjà là, et nul doute qu’il aura à cœur de réaliser une nouvelle fois une performance de choix.

[caption id="attachment_13674" align="alignleft" width="225"]Ayron Baynes Ayron Baynes, champion NBA avec les Spurs en juin, foulera le parquet du Rhenus dès vendredi soir.[/caption]

L’Australie et ses stars

L’équipe d’Australie a obtenu sa qualification pour la coupe du monde 2014 en devenant champion d’Océanie pour la… 18e fois de son histoire ! Bien évidemment, il faut relativiser cette performance. Le championnat d’Océanie n’est pas comparable aux autres championnats continentaux et peut se résumer en une seule confrontation : Australie - Nouvelle-Zélande. Neuvième nation FIBA (juste derrière la France), les « boomers » sont des participants réguliers aux championnats du monde de basket. Cette année sera leur 11e participation à la compétition, ce qui en fait le 6e pays le plus assidu, loin devant la France qui n’en sera qu’à sa 7e participation. A ce jour, le meilleur résultat des Australiens est une 5e place obtenue à deux reprises, en 1982 et en 1994. L’équipe 2014 est constituée de nombreux joueurs ayant un CV des plus impressionnants et mérite d’être prise au sérieux, comme on l’a vu la semaine dernière à Antibes (74-76).

Un danger aux différents visages

Le secteur intérieur des Australiens est constitué de joueurs efficaces. Avec Aron Bayes, Nathan Jawai et… David Andersen, le coach d’origine lettone, Andrej Lemanis possède déjà des armes très convaincantes en vue de futurs duels. Aron Bayes est tout « simplement » champion NBA avec les Spurs de San-Antonio cette année. Arrivé dans la franchise texane en janvier 2013, il s’est imposé comme rotation dans le roster de l’un des coaches les plus exigeants du monde, Greg Popovich. Avant cela, il avait débuté sa carrière professionnelle au Lietuvos Rutas lors de la saison 2009/10. Il y remporta au passage le championnat et la coupe de Lituanie. Puis, il joua en Allemagne à Oldenbourg en 2010/11, au côté d’un certain… Louis Campbell, avant de s’essayer en Grèce et en Slovénie à Ljubljana, où il a remporté la coupe de Slovénie et se faisant remarquer en ligue adriatique en étant nommé MVP de la semaine à de nombreuses reprises. Tournant lors de ses deux dernières saisons en Europe à 13,2 points et 8,4 rebonds de moyenne, il est un élément à part entière de l’équipe australienne.

Le second, Nathan Jawai, est bien connu des parquets européens. Son surnom suffirait presque, à lui tout seul, à résumer le joueur : Baby Shaq ! 2m08 et 130kg de muscles, voilà ce qui attend ses adversaires ! Véritable force de la nature, il est passé parmi les plus grands clubs d’Europe après deux saisons NBA plutôt anodines à Toronto et Minnesota. Partout où Nathan passe, il est une arme offensive et défensive indispensable à l’équipe : Top 16 de l’Euroleague avec le Partizan Belgrade, puis quart de finaliste avec Kazan, demi finaliste avec Barcelone et enfin quart de finaliste à nouveau avec Galatasaray cette année. Cet homme est une machine à gagner et une assurance de « massage de côtes » pour ses adversaires ! Un roc à dompter pour exister dans le jeu intérieur.

Enfin, le troisième n’a plus besoin d’être présenté aux spectateurs alsaciens. David Andersen incarne à lui tout seul ce que signifie le mot victoire. Joueur expérimenté avec plus de 30 participations à des finales dans 7 clubs différents, il a porté sur ses épaules la SIG lors des play-offs 2013/14, ne cédant que lors de la finale. Son expérience et sa volonté de réussir de grands championnats du monde avec comme objectif les Jeux olympiques de Rio en font un joueur à surveiller pour Joffrey Lauvergne et ses coéquipiers.

Des joueurs extérieurs pas en reste

[caption id="attachment_13675" align="alignright" width="300"]dante exum N° 5 de la draft 2014, futur joueur d'Orlando, Dante Exum (19 ans seulement), félicité par le commissaire général de la NBA, Adam Silver, sera l'une des attractions de l'Australie et de l'IBS de Strasbourg.[/caption]

Parmi les autres joueurs, il faut relever la présence de Dante Exum et de Joe Ingles. Dante fut le choix numéro 5 de la dernière draft NBA ; il est capable d’évoluer aussi bien au poste 2 qu’au poste 1. Scoreur acharné, il est capable de se créer son shoot et de répondre présent sur des situations de « catch and shoot ». Futur arme offensive de Utah au côté du pivot des Bleus, Rudy Gobert, il est l’avenir du basket australien et voudra le prouver. Chacune de ses entrées sur le terrain représentera un danger immédiat. Enfin, son coéquipier, Joe Ingles, est le tout récent vainqueur de l’Euroleague avec le Maccabi Tel Aviv. Arrivé en Europe en 2009 à Grenade, il s’est très vite fait remarquer par le grand FC Barcelone qui le signa en 2010 pour trois saisons. D’abord joueur de rotation, il a, au fil des saisons, conquis sa place de plus en plus régulièrement dans le cinq majeur catalan (31 fois starters sur 61 matches lors de sa dernière saison). Ailier pratiquant un jeu simple, sobre et efficace, il a remporté avec la maison « Blaugrana » deux championnats, deux coupes du Roi, une supercoupe d’Espagne et participé à deux « Final four » d’Euroleague. Son expérience est un atout considérable pour les Boomers.

Sur un air de revanche

L’équipe de France reste sur une défaite face à ces mêmes Australiens, la semaine dernière, portés par un Aron Baynes de gala (25 d’évaluation) et un Joe Ingles au four et au moulin (8 rebonds, 7 passes et 2 interceptions). Si ce match constituera une revanche, il le sera aussi pour les spectateurs alsaciens. En effet, lors de la dernière confrontation entre les deux pays au Rhenus, en 2012, avait déjà été gagnée par les Aussies (67-69). Un Nando De Colo de classe internationale (17 points, 5 rebonds et 2 passes) n’avait pu stopper un collectif australien bien huilé avec cinq joueurs à 10 points et plus. Une nouvelle fois, c’est Aron Baynes qui avait rendu la tâche difficile aux hommes de Vincent Collet avec 11 points et 10 rebonds et, une nouvelle fois, c’est Joe Ingles qui l’avait magnifiquement secondé sur les lignes extérieures avec 16 points, 5 passes et 3 rebonds.

Autant dire qu’il y aura, trois jours durant, du spectacle au Rhenus…

Franklin Tellier

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