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Actualités France : l'essentiel, la victoire

France : l'essentiel, la victoire

Avec un trio d’intérieurs qui n’a inscrit que… deux lancers-francs, la France a souffert pour venir à bout des Finlandais (74-69) pourtant étrillés la veille par l’Australie. Pire, ils étaient menés de 10 points à trois minutes du terme avant de réussir, dans un final haletant, à renverser une situation bien compromise.

Après une semaine sans jouer, la France avait quelques fourmis dans les jambes dans les premières minutes. Elle cherchait surtout à se rassurer collectivement et après deux réussites à trois points de Nicolas Batum, le coach finlandais stoppait la rencontre à 10-5 (4e’). Boris Diaw enchaînait sans sourciller (14-7) et après six minutes, Vincent Collet avait déjà fait plusieurs changements. Seuls les deux tauliers, Batum et Diaw, restaient sur le parquet. Le duo avait d’ailleurs marqué 14 des 16 premiers points de l’équipe de France pendant que les cinq paniers finlandais étaient obtenus par cinq joueurs différents…

La défense des Scandinaves montait très vite sur les pick’n’roll pour surprendre les Bleus qui abandonnaient quelques ballons dans l’affaire. Et la Finlande se rapprochait à 21-19 après un sérieux flottement en début de deuxième quart, symbolisé par le duo Heurtel-Fournier, peu à l’aise. Vincent Collet ne s’y trompait pas, envoyait Kahudi, relançait Batum et Diaw qui étaient passés sur le banc et la machine bleue se remettait en route.

Un festival d’Antoine Diot

Les intérieurs avaient toujours autant de mal (aucun panier à la pause), mais le salut vint d’Antoine Diot. Le meneur de la SIG, en pays de connaissance au Rhenus, allait scorer 11 points d’affilée dont un joli 3 sur 3 à plus de 6,75m. Il avait largement contribué au joli 7 sur 14 à trois points de la France et provoqué le plus gros écart de cette première mi-temps (37-26, 18e’), même si, avec Salin puis Koponen au buzzer, la Finlande trouvait aussi la mire à distance : 42-33.

La France fléchit, la Finlande passe devant

Vincent Collet avait exigé davantage de concentration, mais les Bleus revenaient sur le parquet plutôt décontractés. Si les deux équipes se rendaient coup pour coup jusqu’à 48-37 (25e’) avec une défense française peu exigeante, le 0-7 avait tout pour déplaire à Collet qui le faisait savoir au temps mort à 48-44.

Pas de quoi impressionner Sasu Salin, le meneur finlandais. Deux réussites à trois points, un panier de près et la Finlande était passée devant après un inquiétant 2-17 : 50-54 (27e’). Le « trou » récurent des matches de préparation avait rattrapé les Bleus.

Le public du Rhenus se mit à donner de la voix, les Français recollaient péniblement à 54-55 mais à l’amorce du dernier quart, la Finlande restait en tête : 54-58.

L’improbable retour

La sérénité avait fui les Français, les bras tremblaient à l’image de celui d’Edwin Jackson, appelé en renfort et après 6’30’’ dans ce dernier quart, les Bleus n’avaient inscrit que… trois petits points. Les Finlandais, eux, ne s’embarrassaient pas et prenaient dix points d’avance : 57-67 (37e’).

Portés par un Rhenus en fusion, Diaw (11 passes décisives) et les siens allaient réussir un improbable retour signant un 13-2 en 2’50’’. Il faisait suite aux 15 points inscrits précédemment en 18 minutes ! Les Finlandais avaient mal négocié leurs derniers ballons (7 de leurs 13 pertes de balles dans le dernier quart), Batum (28 pts) améliorait son nouveau record en sélection qui datait de… dimanche dernier, et avec l’aide de Gelabale et de Pietrus, la France s’imposait 74-69.

Les Tricolores avaient pour le moins montré du caractère mais ce dimanche soir contre l’Australie et plus encore à partir de la semaine prochaine, en Coupe du monde, il faudra bannir ces coupables errements.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

FRANCE – FINLANDE 74-69. Rhenus Sport. 3 650 spectateurs. Arbitres : MM. Belosevic (SER), Koromilas (GRE) et Garcia-Gonzales (ESP).

Les quarts temps : 21-15, 21-18 (mi-temps : 42-33), 12-25 (54-58), 20-11.

FRANCE : 25 paniers sur 57 tirs (44%) dont 10 sur 24 à trois points, 14 LF sur 18, 41 rebonds (Pietrus 7) dont 9 offensifs, 22 passes (Diaw 11), 19 balles perdues, 18 fautes.

Diot 11, Gelabale 12, Batum 28, Diaw 10, Mahinmi, puis Heurtel, Fournier 3, Jackson 2, Kahudi 2, Pietrus 4, Gobert 2, Lauvergne.

FINLANDE : 27 paniers sur 70 tirs (39%) dont 8 sur 27 à trois points, 7 LF sur 10, 30 rebonds (Lee et Kotti 6) dont 11 offensifs, 14 passes (Koponen 8), 13 balles perdues, 20 fautes.

Salin 12, Koponen 20, Huff 2, Kotti 2, Murphy 9, puis Koivisto 4, Muurinen 2, Rannikko 4, Lee 9, Mottola 3, Nuutinen 2.

Les réactions

Vincent Collet : "C'est un peu inquiétant car nous approchons de la compétition. Il n'y a pas d'évolution dans notre alternance entre hauts et bas. On perd huit balles en première mi-temps, 19 en tout, c'est trop. Au début, nous avions de la cohérente dans notre jeu, et tout d'un coup, sur la montée en pression des Finlandais, on accumule trois, quatre, cinq pertes de balles consécutives alors que nous devrions être attentifs à cela, c'est l'effet boule de neige. Difficile de s'en remettre. On y est parvenu en première mi-temps puis après la pause, même le cinq titulaire se met à perdre des ballons... Pour moi, c'est le point le plus important à travailler. On a la chance de rencontrer une très forte équipe demain (dimanche) pour nous reprendre».

Nicolas Batum : "Ce match est un peu à l'image des deux derniers. Même scénario, on joue bien, on mène de dix, et là, on se relâche, on joue mal, on donne des ballons, on défend moins bien et on leur offre des munitions. La Finlande a très bien joué. Le point positif, c'est qu'on a su réagir et jouer avec une grande fierté à la fin. A la fin, on a retrouvé notre jeu, haussé le ton, joué plus simplement et arrêté de perdre des ballons. C'est comme ça qu'il faut évoluer pendant 40 minutes».

Boris Diaw : "On a vu deux vissages de l'équipe de France ce soir. Les moments qui sont très bien, ce sont ceux où on respecte les consignes. C'est là qu'on met l'intensité qu'il faut dans les matches. On faisait les écrans, on sprintait pour se démarquer. Nous étions plutôt agresseurs qu'agressés. Quand les joueurs finlandais ont haussé le ton, on a joué sur les talons et on n'a pas su répondre. Ce qui est intéressant, c'est cette fin de match où nous sommes montés en pression et où nous avons remis de l'agressivité. Il faudrait que nous soyons sur ce tempo pendant tout le match. C'est à l'image de notre préparation. Nous n'avons pas encore fait un seul match complet. C'est notre problème aujourd'hui. C'est d'ordre mental et on peut le corriger rapidement».

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