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La France se rassure

Auteurs d’un match convaincant contre l’Australie (73-50), le dernier avant la Coupe du monde qui débute samedi en Espagne, les Bleus de Vincent Collet ont rassuré et surtout, se sont rassurés. Portés par le duo Diaw-Batum, menés par un excellent Diot, ils ont mis beaucoup de cœur à effacer la mauvaise impression laissée la veille. Il faudra confirmer lorsqu’on entrera dans le vif du sujet !

Le match contre la Finlande avait laissé Vincent Collet sur sa faim. Il attendait de cet ultime test contre l’Australie davantage d’intensité et moins de pertes de balles. On vit d’entrée, et le public qui avait enfin copieusement garni le Rhenus, ne s’y trompait pas, que les intentions n’étaient plus les mêmes. La France s’était mise en mode Coupe du Monde.

Dépendants de Diaw et de Batum

Portés par ses deux piliers, Nicolas Batum et surtout Boris Diaw (10 points dès le premier quart), les Bleus avaient pris les Australiens à la gorge et menaient rapidement 7-0. Joffrey Lauvergne, par exemple, sans doute piqué par la copie blanche des intérieurs, la veille contre la Finlande, avait intercepté d’entrée, contesté l’approche de son panier et apporté huit points déjà à la pause.

David Andersen ouvrait la marque pour l’Australie d’un tir primé après un gros raffut de Broekhoff sur Diot, mais les Tricolores restaient très concentrés et sérieux. Et après un retour des Boomers à 13-11 (7e’), Diaw et Batum, décidément incontournables, provoquaient un écart de 10 points (21-11), ramené à six à la fin de la période.

Baynes en ramasse-miettes sous le cercle, puis surtout Newley en percussion et à trois points, ne lâchaient pas le morceau, recollant à 26-24 (14e’).

L’engagement était total, les arbitres intervenaient peu, laissant les acteurs jouer du muscle. Difficile dans ce domaine de résister à Nate Jawai mais Gobert faisait de son mieux, la France tenait le choc au rebond (39 à 30 au final), mais déplorait à nouveau neuf balles perdues à la pause… Diaw, replacé comme la veille au poste cinq, puis Batum et Lauvergne, redonnaient un peu d’air à la France au repos : 36-28.

DB2_3182Le rachat attendu

Piqués au vif, les Australiens rappliquaient à 36-32 quand Mahinmi se vit offrir une nouvelle chance par Vincent Collet. Il contenait plutôt bien le solide Jawai, et malgré un vilain « air ball » au lancer franc, il rendra une copie correcte. Fournier aussi, vertement critiqué par son coach la veille, tentait sa rédemption, et les Bleus soignaient surtout leur défense, laissant les Australiens qui n’avaient inscrit que trois points en six minutes, à 40 points après trois périodes. Diaw (17 points en 26 minutes) jouait son match le plus abouti offensivement depuis l’Euro 2011 contre l’Italie et l’écart enflait : 47-35 (28e’).

Revenus à 10 points (50-40), les Australiens, très maladroits mais aussi très contrariés par la défense tricolore, ne parviendront plus à marquer qu’une seule fois en neuf minutes dans le dernier quart !

Dirigés par un Antoine Diot très brillant, avec cinq paniers bonifiés signés Fournier, Gelabale, Jackson et… Diot (deux fois), la France s’envolait après un 11-0 qui réglait le sort des Australiens (69-45, 38e’), pour l’emporter finalement de 23 points : 73-50. Un succès enfin rassurant avant de s’envoler pour l’Espagne.

 

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

 

FRANCE – AUSTRALIE 73-50. Rhenus Sport. 4 720 spectateurs. Arbitres : MM. Belosevic (SER), Koromilas (GRE) et Garcia-Gonzales (ESP).

Les quarts temps : 21-15, 15-13 (mi-temps : 36-28), 14-12 (50-40), 23-10.

FRANCE : 27 paniers pour 59 tirs (46%) dont 10 sur 26 à trois points, 9 LF sur 12, 39 rebonds (Gobert 7) dont 13 offensifs, 19 passes (Diot 5), 16 balles perdues, 15 fautes.

Diot 10, Batum 12, Gelabale 7, Diaw 17, Lauvergne 10, puis Heurtel, Fournier 3, Jackson 5, Kahudi, Pietrus 4, Gobert 2, Mahinmi 3.

AUSTRALIE : 18 paniers pour 61 tirs (30%) dont 3 sur 12 à trois points, 11 LF sur 14, 30 rebonds (Baynes 11) dont 16 offensifs, 12 passes (Dellavedova 4), 13 balles perdues, 17 fautes.

Dellavedova 2, Broekhoff 2, Ingles 2, Andersen 3, Baynes 17, puis Goulding 4, Exum 6, Gibson, Newley 8, Bairstow 2, Motum 4, Jawai.

Les réactions

Vincent Collet : « C’est beaucoup mieux qu’hier, mais aussi mieux que ce qu’on a vu à Antibes, notamment au niveau de la consistance où nous faisons enfin un match entier. Le meilleur exemple est en première mi-temps, lorsqu’on perd quelques ballons et qu’on laisse les rebonds à Baynes, notre consistance nous permet de rester dans le match. Les pertes de balles ont été provoquées par le jeu, c’est normal, même s’il faut encore en réduire le nombre. On a réussi à se créer plus de situations confortables. Ce que je retiens, c’est que nous n’avons jamais baissé de pied dans l’intensité défensive. Les Australiens ont eu du mal à trouver des solutions et c’est essentiellement parce que nous avons limité l’accès à notre panier. Ce que les joueurs doivent retenir de ce match, c’est la manière, plus que le résultat, afin d’être déjà focalisés sur le début de la Coupe du monde car je pense que le Brésil est encore plus fort que l’Australie ». 

Boris Diaw : « Enfin ! C’est le genre de match qu’on voulait réaliser depuis le début de cette préparation. Il fallait du temps, mais il ne faut surtout pas croire que tout est parfait pour autant. L’essentiel, c’est que l’état d’esprit était bien meilleur. Par rapport au match de samedi, il y a eu un déclic mental, de la première à la dernière minute, tous les joueurs qui sont entrés sur le terrain étaient prêts à payer de leur personne. Nous avons très bien défendu. Limiter l’Australie à 50 points, on doit être heureux de ça. Après le match d’hier, chacun a fait son autocritique, chacun a pris conscience qu’il ne faisait pas les efforts nécessaires. En parler c’est bien, le faire, c’est mieux ».