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Actualités Tony Dobbins : « J’ai toujours soif d’apprendre »

Tony Dobbins : « J’ai toujours soif d’apprendre »

Il a débarqué de l’avion lundi matin. Facile à reconnaître grâce à sa barbe fournie et à sa démarche nonchalante, Tony Dobbins, accompagné de sa femme Allison, a très vite montré son attachement à son nouveau club et à sa nouvelle ville. Doux comme un agneau, dans ses gestes et son parler, celui qui peut très vite devenir un lion sur le terrain, a immédiatement affirmé sa volonté de vouloir encore et toujours apprendre. Persuadé qu’avec la SIG et Vincent Collet, il avait fait le bon choix. Morceaux choisis d’un entretien très agréable…

Sans-titre-1

Tony Dobbins (à gauche), un des meilleurs défenseurs du championnat attend beaucoup de la prochaine saison avec la SIG.

-       Tony, après Cholet, Orléans, Hyères-Toulon, Poitiers et Dijon, te voilà dans un sixième club français en huit saisons. Qu’est-ce qui a motivé ce nouveau changement ?

-       L’équipe, le club, ont prouvé qu’ils pouvaient générer des succès. Pour moi, c’est toujours le plus important : gagner. L’opportunité de jouer dans un club fort, de disputer une compétition européenne et de jouer un rôle majeur dans le championnat français est vraiment très attractive.

-       Pourtant, tu restais sur une formidable saison avec Dijon…

-       C’était une décision difficile à prendre. Mon plaisir avec le staff de l’équipe, du club, avec les joueurs était immense… Nous avons passé une saison exceptionnelle. Mais j’ai décidé et je suis très heureux d’être là, prêt à commencer à travailler avec Strasbourg pour préparer la saison.

-       Quels sont tes objectifs avec la SIG ?

-       Faire tout ce que je peux pour aider l’équipe. Je vais me concentrer là-dessus. La meilleure façon d’aider l’équipe, c’est de préparer mon corps, apprendre autant que je pourrais. C’est ma philosophie, celle avec laquelle j’ai l’habitude de vivre et de jouer.

« La ProA est une grande Ligue »

-       Voilà de nombreuses années que je tu joues en ProA. Quel est ton avis sur le niveau du championnat français, particulièrement lors des deux dernières saisons ?

-       C’est une grande Ligue. Le talent et la qualité des joueurs français se mesurent déjà à leur représentativité en NBA. C’est le reflet du niveau du basket français. Au cours des dernières années, de grands joueurs, comme David Andersen qui a une histoire énorme en Europe, sont venus rejoindre ce championnat. Cela relève le niveau du championnat. Et c’est une des raisons de l’homogénéité du championnat dans lequel sept, huit ou neuf équipes ne sont séparées que par deux victoires !

-       Tu as l’avantage de connaître tous tes nouveaux coéquipiers. Y en a-t-il que tu connais mieux que d’autres ?

-       Je les connais pour avoir joué contre eux. Mais je me sens très proche d’Axel (Toupane). On a beaucoup échangé pendant la saison. Lorsqu’il a choisi l’endroit où il fera sa formation, il était venu à Orléans où je l’ai rencontré. Nous avions beaucoup parlé. Je connais bien Antoine (Diot) aussi, contre qui j’ai beaucoup joué quand j’étais à Cholet et lui, très jeune à l’époque, au Mans. Je l’ai vu grandir pour atteindre aujourd’hui un si haut niveau. Parfois tu ne connais pas tes équipiers quand tu arrives dans un club, mais j’ai tellement souvent joué contre ceux qui m’entourent cette année, que je suis très excité et heureux à l’idée de partager cette saison. Ce sera plus facile même si je serais peut-être en concurrence avec certains d’entre eux. J’ai beaucoup de respect pour tous ces gars par rapport à leurs capacités, à leur talent.

Saisir l’opportunité de disputer l’Euroleague

-       Et le coach, quelle opinion as-tu de lui ?

-       On a si souvent joué l’un contre l’autre. Pour moi, c’est enthousiasmant de jouer pour lui. Je suis en même temps anxieux car je veux toujours apprendre. Je joue au basket-ball, mais j’adore avant tout ce jeu. Et chaque coach a sa philosophie, son staff. Qu’importe mon âge, je veux toujours m’améliorer, chaque jour. Je sais que Vincent Collet a une énorme expérience et qu’il a connu beaucoup de succès, pas seulement en France, en Europe aussi. Et c’est une chance incroyable pour moi, d’apprendre de nouvelles choses avec lui.

-       Il y aura un premier rendez-vous important avec le tournoi de qualification à l’Euroleague qui arrive très tôt dans la saison. Est-ce important pour toi ?

-       J’ai vécu cela avec Orléans, mais c’était différent. Il y avait deux places pour huit équipes, et la qualification se disputait en aller-retour sur un mode play-off. Nous avions décroché la qualification en battant Charleroi et Trévise. Là, il n’y aura qu’une place… Mais c’est une opportunité pour jouer une grande compétition et on fera tout pour la saisir. Je suis impatient de préparer ce rendez-vous, de faire le maximum pour être prêt.

-       Entre Vincent Collet et Jean-Louis Borg, tu vas connaître un changement important de coach. Plus dans le comportement que dans la philosophie, les deux accordant la même importance à la défense. Es-tu prêt à ce changement ?

-       C’est une occasion d’apprendre encore… Comme joueur, le plus important c’est de gagner, davantage que d’avoir des statistiques personnelles ronflantes ou des récompenses individuelles. Si tu as cette philosophie par rapport à l’équipe, ce n’est pas un problème. Borg était un peu agité sur la touche, mais en dehors du terrain, c’était un type super. Vincent Collet est plus calme pendant les matches, c’est vrai…

« Je suis curieux de l’Histoire »

-       Tu portes la veste de l’Université de Richmond pour laquelle tu as joué de 2001 à 2004. A Strasbourg, nous avons eu deux joueurs qui ont porté ces couleurs, Kevin Anderson et Justin Harper. Est-ce que tu les connais ?

-       Oui, bien sûr. Ils sont plus jeunes que moi, je n’ai donc pas joué avec eux, mais je les ai vu jouer quand ils étaient « freshmen ». Je ne suis pas en contact avec Justin mais j’ai suivi Kevin la saison dernière, sans savoir toutefois ce qu’il fera cette saison. Je sais que Kevin a fait une saison complète ici, alors que Justin n’était là que pendant le « lock out ».

-       Quel personnage es-tu, Tony, quand tu ne joues pas au basket ?

-       J’adore les sports, tous les sports. Et pas seulement les sports américains. A Dijon, j’allais aux matches de handball des garçons et des filles, qui jouaient au plus haut niveau. J’aime le volley-ball, le tennis. Je suis toujours très respectueux des athlètes qui « performent ». Même si ce n’est pas mon sport, je suis admiratif de leur travail de préparation, d’entraînement. Je suis capable de l’apprécier car l’exigence est la même pour tous les sports. J’aime également voyager, visiter des endroits que je ne connais pas.

-       Tu es en France depuis si longtemps. Tu dois apprécier le style de vie à la française, la gastronomie, les vins ?

-       Oui, c’est vrai. Pas les vins parce que je ne bois pas d’alcool. Mais la gastronomie, oui, bien sûr, la culture aussi. J’ai aimé Cholet. Je suis curieux de l’Histoire, j’aime apprendre, en savoir plus. C’est si différent aux Etats-Unis, un pays jeune, alors qu’ici, l’Histoire est énorme. A Orléans et à Dijon, j’ai été gâté de ce côté-là. Et je pense qu’à Strasbourg, ce sera pareil…

Propos recueillis par Jean-Claude Frey et Franklin Tellier

Tony DOBBINS en bref

Né le 23 août 1981 à Washington

Arrière/Ailier, 1m92, 86kg

Son parcours

2001-2004 : Université de Richmond

2004-2005 : Saint-Louis Skyhawks (NBDL), Asheville Altitude (NBDL), Oklahoma Storm (NBDL), Trapani (ITA)

2005-2006 : Livourne (ITA)

2006-2007 : Makedonikos (GRE), puis Cholet

2007-2008 : Cholet

2008-2010 : Orléans

2010-2011 : Hyères-Toulon

2011-2013 : Poitiers

2013-2014 : Dijon                                                                                                                      

2014-2015 : Strasbourg

Son palmarès

Champion NBDL 2005

Vainqueur de la semaine des As 2008

Vainqueur de la Coupe de France 2010

Meilleur défenseur de la division atlantique NCAA 2003 et 2004

Meilleur défenseur de ProA 2009, 2013 et 2014

All Star LNB 2013

 Ses statistiques

2006-2007 : 9,7 points, 6,9 rebonds, 2,3 passes décisives, 12 d’évaluation

2007-2008 : 9,2 points, 7 rebonds, 2,4 passes décisives, 14,6 d’évaluation

2008-2009 : 8,2 points, 4,4 rebonds, 1,6 passes décisives, 10,7 d’évaluation

2009-2010 : 5,5 points, 3,7 rebonds, 1,6 passes décisives, 7,9 d’évaluation

2010-2011 : 7,3 points, 4,7 rebonds, 2 passes décisives, 9,6 d’évaluation

2011-2012 : 8,1 points, 6 rebonds, 3,7 passes décisives, 12,9 d’évaluation

2012-2013 : 9,3 points (44%), 6,8 rebonds, 3,1 passes décisives, 14,8 d’évaluation

2013-2014 : 9,9 points (à 43% au tir), 6,5 rebonds, 1,7 passes décisives, 12,8 d’évaluation

Ses records en ProA

Points : 22 (contre Chalon/Saône 2007)

Rebonds : 16 (contre Hyères-Toulon 2007)

Passes décisives : 9 (contre Nanterre 2012)

Évaluation : 42 (contre Chalon/Saône 2007)