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Actualités La furieuse envie de gagner de Tadija Dragičević

La furieuse envie de gagner de Tadija Dragičević

Avec son air jovial que ses épaules de déménageur ne dépareillent pas, Tadija Dragičević a débarqué mardi soir à Strasbourg en provenance de Belgrade. Dès le lendemain, il a foulé le parquet du Rhenus et découvert ses nouveaux coéquipiers au cours de la première séance dirigée par Vincent Collet. Avant de nous livrer les raisons de son choix et ses espoirs pour la saison qui débute.

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    Tadija Dragičević a hâte de débuter la saison...

    La Serbie était encore sous le charme de sa médaille d’argent quand tu l’as quittée, lundi soir ?

  • Oui, c’était de la folie au retour de l’équipe. Vous savez, en Serbie, le basket est très important. Tout le monde a son avis, tout le monde connaît ce jeu et tout le monde… est coach ! Nous n’avions plus gagné de médaille depuis 2009. Il y avait beaucoup de pression sur l’équipe et sur le coach. Alors cette médaille d’argent a donné beaucoup de bonheur au peuple serbe. Pourtant, le match contre la France en demi-finale a été extraordinaire. Les Français étaient à la traîne et à la fin, c’était si serré… Leur victoire contre l’Espagne, une véritable Dream Team, était incroyable. Ça fait trois ans que la France a de très bons résultats.
  • Pourquoi avoir choisi Strasbourg ?
  • C’est un bon choix particulièrement en raison de son coach. Après la médaille d’or l’an dernier à l’Euro, il revient d’Espagne avec une médaille de bronze. Il prône le basket européen que j’apprécie particulièrement. J’ai joué contre la SIG avec Strasbourg et j’ai entrevu l’environnement du club. Je ne connais pas très bien les joueurs, si ce n’est par leur nom, mais je suis convaincu qu’on a une bonne équipe. Je viens d’arriver, on verra bien.
  • Que penses-tu du championnat français ?
  • Je ne le connais pas très bien puisque je n’y ai pas joué. On m’en a parlé. Cette année, je crois qu’il y a 18 équipes, non ? C’est un très bon niveau, il y a beaucoup d’Américains, c’est très physique. Strasbourg a perdu les deux dernières finales et j’aimerais que ça change. Mais on verra, avançons pas à pas.
  • Toi aussi tu as disputé cinq finales (NDLR : une avec Berlin, une avec Marioupol, trois avec l’Etoile Rouge) et tu les as toutes perdues !
  • J’espère que je ne serai pas le chat noir. La saison dernière, c’était vraiment l’année à ne pas manquer. Nous avions une meilleure équipe que le Partizan, qui restait sur… 13 titres d’affilée en Serbie. Et nous n’y sommes pas arrivés ! Il y avait tellement de pression sur les joueurs, de la part des supporters, des dirigeants. Dans les tribunes, c’est à la vie, à la mort, comme nulle par ailleurs. Les joueurs américains, quand ils arrivent, ils se demandent où ils ont atterri ! C’est la guerre, ce n’est pas du basket…
  • Dès la semaine prochaine, la SIG a déjà un rendez-vous très important à Ostende, pour le tournoi qualificatif à l’Euroligue. Qu’est-ce que cela t’inspire ?
  • J’adore le jeu collectif de Collet où c’est l’équipe qui est la star, et pas l’un ou l’autre joueur. On fera le maximum pour décrocher ce ticket d’Euroligue.
  • Le basket serbe est très physique, en France il est plutôt athlétique. Comment penses-tu tirer ton épingle du jeu ?
  • J’ai entendu beaucoup de choses sur le niveau de la ProA. Je sais qu’il y a beaucoup de bonnes équipes. On verra… J’ai joué dans pas mal de championnats européens et j’ai toujours su m’adapter. Je n’ai pas beaucoup de temps pour prendre mes marques mais je ne suis pas inquiet.
  • Qu’attends-tu, personnellement, de cette saison à Strasbourg ?
  • Je n’ai pas vraiment d’ambitions personnelles. Les gars sont bien, j’ai vu ça dès le premier entraînement, et je pense qu’on va bien jouer. Il y a une bonne alchimie dans ce groupe et on a un grand coach. Je ne peux rien promettre à titre personnel. Je veux simplement qu’on gagne ! J’ai été habitué à cela depuis mon jeune âge et notamment avec le titre de champion d’Europe des moins de 20 ans. C’est notre culture, en Serbie…
  • La SIG reste sur trois bons matches amicaux, notamment contre… l’Etoile Rouge dimanche à Mulhouse. En as-tu entendu parlé ?
  • Oui, je sais, j’ai vu cela. La victoire contre le Panathinaïkos est une grosse performance. Avec le retour de Diot nous serons encore plus forts. Il était déjà là l’an dernier quand j’ai joué contre la SIG avec Istanbul. Je me souviens de ce grand (NDLR : Alexis Ajinça), il était extraordinaire, un des meilleurs joueurs de l’Euroligue. Il est parti en NBA, non ?
  • Et toi, ton rêve de NBA est toujours d’actualité ? (NDLR : drafté au 2e tour par Utah Jazz, ses droits appartiennent désormais à Chicago)
  • Pourquoi pas. J’aurai dû partir tout de suite, mais Pesic, le coach actuel du Bayern, qui était mon entraîneur à l’Etoile Rouge, voulait me garder, j’étais un des leaders de l’équipe. Je suis resté et puis je me suis blessé… Je ne me focalise pas sur le passé, mais si j’y vais, c’est pour jouer, pas pour rester sur le banc. Moi, ce que je veux, c’est jouer.
  • Est-ce que tu connais Strasbourg et l’Alsace ?
  • Non, mais j’ai hâte de découvrir dès que j’aurais une voiture. Il y a du bon vin blanc ici, non ? Nous sommes à deux heures de Paris, Bâle n’est pas très loin, l’Allemagne non plus.
  • As-tu appris à parler l’allemand à Berlin ?
  • Non, pas vraiment. Je comprends un peu, c’est tout. J’adore l’Italie et je parle très bien italien (NDLR : il a joué à Rome et à Biella).
  • Quels sont tes loisirs préférés ?
  • Des choses basiques. J’adore pêcher, jusqu’à 18 ans, j’ai beaucoup skié, j’adore ça. Je suis allé partout avec mes parents pour skier. Mais avec les contrats professionnels ce n’est plus possible. J’aime nager, le water-polo. Plusieurs joueurs de l’équipe de Serbie sont mes amis. Et puis j’aime le cinéma et notamment les films français. Je suis fan de Marion Cotillard. Je viens de regarder « La grande année ». Ça permet d’apprendre les langues car en Serbie, les films ne sont pas doublés, ils sont sous-titrés, alors l’oreille se familiarise avec une langue. Et j’aimerais bien apprendre le français pendant cette saison. J’aime beaucoup la musique électro aussi, et à Berlin j’ai été servi. C’était extraordinaire… La plus belle année de ma vie. Il y a tellement d’opportunités. Tous les gens qui y sont passés vous le diront. C’est une ville unique en Europe !
  • Ne crains-tu pas la solitude, ici ?
  • Non, je suis venu avec mon frère jumeau, Strahinja. C’est génial d’avoir un frère jumeau, pour plein de raisons…

Recueilli par Jean-Claude Frey et Franklin Tellier