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Actualités La SIG face à un nouveau défi

La SIG face à un nouveau défi

En demi-finale du tournoi de qualification de l’Euroleague, la SIG doit monter d’un cran, jeudi à 18h (en direct sur beIN Sport3), pour espérer disputer la finale et décrocher le ticket gagnant attribué au vainqueur. Mais il faudra battre Villeurbanne et sa myriade de très bons joueurs. Parmi lesquels un certain David Andersen…

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Antoine Diot, excellent contre Riga, tiendra un rôle déterminant face à l'ASVEL et à son ami Edwin Jackson.

Il est né à quelques kilomètres d’Ostende, à Bruges précisément, et ne voulait pas rater l’entrée en lice de son équipe, opposée mardi soir à Ostende. Le président de l’ASVEL, Tony Parker, était évidemment très entouré. Son père, Tony senior, ses frères, des gardes du corps, bien sûr, mais aussi d’une nuée de journalistes et ses plus gros partenaires dont… Corey Maggette, l’ancien joueur de NBA. En pleine entreprise de séduction auprès des instances de l’Euroleague – Villeurbanne a décroché une invitation alors qu’elle n’était que 7e de ProA… –, Parker ne serait pas fâché que l’ASVEL obtienne dès cette semaine le seul ticket attribué en Belgique. Mais pour cela, il lui faudra battre tout d’abord la SIG, jeudi à 18h puis, sans doute, l’ogre Kazan.

Un match pas comme les autres

Les huit formations en lice en Flandre représentent sept pays. Seule la France a deux représentants et ils se retrouvent face à face en demi-finale. C’est la garantie que l’une d’entre elles disputera la finale. « C’est au moins une bonne chose pour le basket français, qui gagne beaucoup en considération ces derniers temps », souligne Collet. « Il y a un virage à ne pas manquer dans les deux prochaines années ». Allusion à peine déguisée aux bons résultats de l’équipe nationale qui devraient immanquablement peser sur la santé du basket hexagonal et au projet de ligue fermée d’ici quelques années en Europe, présenté par Jordi Bertomeu, le patron de l’Euroleague et relayé par Alain Béral, le président de la LNB lors de l’assemblée générale des clubs pros à Rouen.

David

David Andersen (ici face à Ostende) se dressera jeudi soir sur le chemin de la SIG...

Ce face-à-face particulier entre Alsaciens et Lyonnais qui précède de cinq jours leur autre duel en championnat, au Rhenus, ne manquera pas d’attrait. « A choisir, si nous pouvions en gagner un des deux, je prendrais celui de jeudi… Ce sera très difficile. En gagner deux, c’est deux fois plus compliqué », affirme Collet.

Ce match mettra d’ailleurs aux prises les entraîneurs des équipes de France masculine et féminine aux J.O. de Londres, verra Edwin Jackson opposé à Antoine Diot et… Vincent Collet après la brillante campagne espagnole des Bleus, le coach strasbourgeois retrouver Amary Sy qu’il a couvé au Mans et… à Villeurbanne, et aussi Traoré, Fofana ou Lacombe, trois anciens de la maison verte, aujourd’hui sous le maillot de la SIG, face à leur ancien club. Et que dire d’un des premiers matches officiels de David Andersen contre la formation avec laquelle il a disputé la dernière finale de ProA !

Autant dire que ce ne sera pas un match comme les autres. « L’ASVEL a montré contre Ostende qu’elle avait désormais un statut très élevé. Le danger peut venir de partout. Avec Amara Sy qui a été exceptionnel mardi, Edwin Jackson à qui l’équipe de France a beaucoup profité, David Lighty, David Andersen, Taurean Green, que de talents ! », s’émerveille Collet.

A propos de l’intérieur australien, aujourd’hui Lyonnais, il n’a aucune rancœur : « Il ne faut pas être aigri. Je trouve très bien qu’il soit resté dans le championnat de France. On a besoin de locomotives comme lui pour notre sport ».

Le coach de la SIG sait bien, et c’est le message qu’il va tenter de faire passer auprès de ses joueurs, que l’issue de la demi-finale dépendra en partie des Sigmen. « Notre défense a su faire déjouer Riga mais on verra si on peut stopper Villeurbanne qui a beaucoup plus de solutions offensives. Notre attitude sera déterminante pour espérer quelque chose ». Et puis, pourquoi ne pas mettre à profit la fraîcheur des troupes qui n'ont joué qu'une vingtaine de minutes pour les plus utilisés alors que l'ASVEL a fait passer entre 31 et 34 minutes à quatre joueurs essentiels (Green, Jackson, Sy et Lighty) ?

Impeccables face aux Baltes, il faudra donc à Dobbins, Howard, Campbell, Traoré qui se découvre des vertus de défenseur (!), Diot, Lacombe, Leloup ou Fofana, mettre autant de densité et de dureté. A Axel Toupane de se hisser à leur niveau, à Dragicevic qui peine fort logiquement à intégrer rapidement les systèmes offensifs, d’apporter son vécu et son physique, et dès lors tous les espoirs seront permis. Pour disputer une finale explosive et rêver plus que jamais de croiser à nouveau la route du Real, d’Istanbul ou de Kaunas.

Jean-Claude Frey