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Actualités De retour au Rhenus pour… gagner

De retour au Rhenus pour… gagner

Fin du road trip. Après quatre déplacements consécutifs et autant de… victoires, la SIG retrouve le Rhenus avec la ferme intention de conserver son invincibilité contre Dijon (samedi 20h). Mais prudence, les Bourguignons sont eux aussi en pleine forme !

« Nous sommes contents de revenir chez nous. On espère qu’on va aussi gagner des matches chez nous. C’est toujours préférable d’être à la maison qu’à l’extérieur ». Vincent Collet ne cache pas sa satisfaction de voir son équipe disputer son deuxième match à domicile sur les sept rencontres officielles qu’elle vient de jouer ! Pourtant, le long périple qui l’a menée à Orléans, Orchies, Pau puis Bonn a été un plein succès. Mais la SIG veut partager avec son public, ses fans, qui n’ont pu assister à ces exploits successifs que par la toile, le petit écran ou les réseaux sociaux.

Gare au diablotin Erving Walker
Dijon - Le Mans : Walker

Erving Walker, déjà décisif dans le match contre Le Mans (80-79), devra être serré de près...

Le visiteur du soir donnera pourtant du fil à retordre car Dijon fait partie désormais du gratin hexagonal. Et ce n’est pas l’ouverture victorieuse en Eurocup, mercredi contre Ostende (72-63), qui fera changer d’avis le coach alsacien : « Dijon mise beaucoup sur la défense, la rigueur et empêche l’adversaire de trouver des tirs faciles. Il protège très bien sa raquette. Pour bien les contrer, il faut de la patience pour les faire sortir de leurs positions. Et puis surtout, il faut bien défendre aussi, car elle attaque longtemps, gère bien la balle », poursuit Collet.

Si Jean-Louis Borg, l’impétueux, a misé sur la continuité avec Zach Moss, son fidèle pilier (18pts à 9 sur 11 en Eurocup), Andre Harris, Ferdinand Prenom et Antoine Mendy, en pleine ascension, il a vu partir des éléments majeurs, faute de moyens de les conserver. Mais la JDA n’a peut-être pas perdu au change en misant sur Erving Walker, le petit (1,73m) meneur chalonnais, meilleur marqueur de ProA après trois journées avec 22pts mais aussi 5,3 passes et 22,7 d’évaluation. « C’est un meneur talentueux avec des jambes de feu, difficile à stopper parce qu’il va très vite », souligne l’entraîneur de la SIG. Il avait déjà démontré son talent, au relais de Slaughter lors du 3e match des quarts de finale au Rhenus…

Mais il y a aussi Kris Joseph, un autre ancien de l’Elan voisin, Steven Gray, venu de Gravelines et l’Orléanais Aldo Curti, un autre meneur de poche. Sans oublier Jacques Alingue, venu de Souffelweyersheim et qui croisera probablement quelques amis dans la salle !

Bonn-SIG : Diot McConnell

Antoine Diot, héros de Bonn, retrouvera ses fans au Rhenus avec plaisir.

Continuer la série

Vincent Collet reste cependant focalisé sur sa propre équipe. Il attend mieux de ses intérieurs, dominés à Bonn et pas à la hauteur de leur réputation. Face à la défense en prise à deux dijonnaise, ils devront être de bon relais pour renverser le jeu. Collet tient aussi à préciser que la sortie en Allemagne n’a pas été aussi mauvaise que d’aucuns l’ont vue. « Bonn c’est une très bonne équipe, ne l’oublions pas. Nous avons encaissé plus de points que lors des matches précédents, mais l’adversaire était d’un autre calibre que nos derniers adversaires. Et puis il y a eu du bon chez nous, ne serait-ce que la fin… »

Dijon, de toute évidence, opposera des arguments. Quand on vient de s’offrir Villeurbanne et Ostende en quatre jours, qui visaient tous deux l’Euroleague, on a du potentiel. « Pour continuer notre belle série, il faudra s’employer. On prend goût à la victoire, même s’il fallait de la réussite pour faire ce qu’on a fait dans les vingt dernières secondes à Bonn. Ceci dit, Dijon vient de gagner aussi quatre matches d’affilée. Et la série s’arrêtera pour l’une des deux équipes… »

Vincent Collet se veut résolument confiant mais prudent : « Au fil des victoires, un confort moral s’installe inéluctablement en dépit des appels à la vigilance. Mais le curseur de la vigilance diminue en même temps que le nombre de victoires augmente… »

A la SIG de veiller à ne pas tomber dans ce piège. Le soutien des fidèles du Rhenus, venus faire la fête aux héros de Bonn, l’y aidera sûrement.

Jean-Claude Frey