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Actualités Pleins feux sur Telekom Bonn

Pleins feux sur Telekom Bonn

logoL’histoire

Arrivé en première division allemande en 1996/97, après avoir été champion de BBL2 la saison précédente, Bonn n’a pas tardé à s’imposer. Pour sa première participation dans l’élite, le club a fini septième de la saison régulière et s’est hissé en finale des play-offs. L’aventure s’arrêta là par une défaite en finale (3-1) contre l’Alba Berlin. Egalement demi-finaliste de la coupe d’Allemagne, Bonn venait clairement d’afficher ses ambitions. 18 ans plus tard, le club de Rhénanie n’a pourtant toujours pas gagné le moindre trophée, et peut être considéré comme le Poulidor du basket allemand avec cinq “titres” de vice-champion (1997, 1999, 2001, 2008 et 2009) et trois finales de coupe d’Allemagne perdues (2005, 2009 et 2012). Bonn s’est hissé à ce niveau pour avoir su trouver chaque année de forts joueurs étrangers : Jared Jordan, drafté par les Clippers de Los Angeles, Tony Gafney (Celtics de Boston et Badalone), le néo-Nanterrien Kyle Weems ou encore Jamel McLean, très en vue cette semaine avec Berlin face aux Spurs de Tony Parker, la liste est longue… On pourrait y ajouter l’ancien NBAer, Aleksandar Radojevic, ou encore la légende lituanienne Rimantas Kaukenas.

Bonn sur la scène européenne
tablo

Le parcours de Bonn en Coupe d'Europe

La première apparition de Bonn sur la scène européenne remonte à la coupe Korac, lors de la saison 1997/98. Depuis, le club a participé à toutes les compétitions européennes, mis à part l’Euroleague. Coupe Korac, coupe Saporta, coupe Uleb, Eurocup et Eurochallenge, Bonn affiche un ratio de 72 victoires pour 80 défaites en 15 ans de participations. Les meilleures performances du club sont les quarts de finale de l’Eurochallenge perdus à chaque fois contre le futur vainqueur de la compétition (Bologne en 2009, Samara en 2013). Avant cela, Bonn avait également disputé et perdu deux quarts de finale de la coupe Saporta ; en 2001 face au futur vainqueur Maroussi et en 2002 face à Valence, futur…finaliste.

A ce jour, face aux clubs français, Bonn affiche un bilan global de 6 victoires et 8 défaites mais il devient positif si l’on ne tient compte que des matches à domicile (4 victoires et 2 défaites). Lors de ses 20 derniers matches à domicile en coupe d’Europe (Eurocup et Eurochallenge), Bonn a signé 15 victoires pour 5 défaites. Enfin, Bonn et la SIG s’affronteront pour la première fois lors d’un match officiel.

Bonn cette année
Mädrich

Dirk Mädrich, l'ancien pivot de la SIG, joue à Bonn.

Comment ne pas commencer en parlant du joueur de Bonn le plus Strasbourgeois de tous : Dirk Mädrich. L’ancien pivot de la SIG (2006/07) est arrivé a Bonn cet été apportant son expérience aux jeunes joueurs Allemands, sur et en dehors du terrain. Utilisé en sortie de banc par le coach, Mathias Fischer, il apporte de la dissuasion dans la raquette du haut de ses 212 centimètres.

Mais l’équipe 2014/15 s’appuie surtout sur un noyau dur, fort de six joueurs étrangers, parmi lesquels deux Lituaniens et quatre Américains. A 32 ans, Tadas Klimavicius est le plus expérimenté. Il est arrivé cet été sur les bords du Rhin après 6 ans sous le maillot du Zalgiris Kaunas. Entrevu au Rhenus la saison dernière en Euroleague, il avait laissé une copie anecdotique (3 points, 5 rebonds et 4 d’évaluation). Ce poste 4/5, physique, pouvant s’écarter à l’occasion pour tirer à 3pts est l’un des leaders de l’équipe. Il est très adroit dans le petit périmètre comme en témoigne ses 59% de réussite à 2points sur 13 ans de carrière professionnelle ! A noter que Vincent Collet a déjà croisé sa route. Lors des championnats du monde en 2010 lors d’un match de poule (victoire de la Lituanie) et à deux reprises en 2009, en phase de poules de l’Euroleague, avec l’ASVEL, qui comptait dans ses rangs Ali Traoré, Paul Lacombe et Bangaly Fofana. Le second joueur lituanien est Benas Veikalas qui vient d’entamer sa 4eme saison avec Bonn. Cet arrière de formation est un shooteur, capable du meilleur comme du pire. Il n’hésite pas à dégainer à 3pts. All Star du dernier championnat allemand, il tourne, ces trois dernières années avec Bonn, à 12,4pts (à 55% à 2pts et 42% à 3pts) en 120 matches.

Le premier joueur américain est Ryan Brooks. Issu de l’université de Temple, il a côtoyé durant trois saisons Lavoy Allen, venu à la SIG pendant le lock-out NBA, entre septembre et décembre 2011. Ce poste 2 scoreur est très fort en pénétration. Passé par Francfort et Giessen avant d’arriver à Bonn la saison dernière, il signe près de 14 points de moyenne depuis ses premiers pas sur les parquets allemands. Autre scoreur patenté, l’Américain au passeport italien, Angelo Caloiaro. Star de l’Université de San Francisco ce poste 3/4 tournait à 14,1 points et 6 rebonds lors de son année senior. Il était adulé à U.S.F où les t-shirts du numéro 32 fleurissaient en tribune les soirs de matches. Après une première année professionnelle en Bulgarie (12,4 points et 6,9 rebonds), il est arrivé en BBL la saison dernière au Mitteldeutscher BC de Weissenfels et a fini la saison dans le top 10 des marqueurs outre-Rhin avec 14,3 points en 34 matches. Un autre compatriote américain mérite un regard particulier, il s’agit du musculeux meneur Eugene Lawrence. Le natif de Brooklyn est arrivé à Bonn le 27 février dernier, en provenance d’Ukraine à la suite des événements qui ont touché ce pays. Doté d’une très bonne vision du jeu, il distribue le jeu souvent avec maestria (6 passes décisives de moyenne en carrière mais aussi 9 points).

Derrière ce quintette, d’autres joueurs méritent d’être surveillés. Mickey McConnell, entrevu avec les Mavericks de Dallas en présaison, apporte en sortie de banc une menace offensive supplémentaire et une aide défensive non négligeable. L’Allemand Andrej Mangold, retenu avec la Mannschaft lors des qualifications du championnat d’Europe, apporte son aide régulièrement sur le poste 1. Celui qui entame sa 4eme saison avec Bonn. Il est souvent mandaté pour s’occuper du scoreur adverse. Son compatriote Steve Wachalski très précieux à 3 points est apprécié de son club. Ailier très mobile, son coach parle de lui comme d’une alternative intéressante sur « pick and roll ». Il a d’ailleurs travaillé son physique cet été dans l’optique de se frotter de plus en plus à des joueurs intérieurs. Vous pouvez encore ajouter à cette panoplie quelques joueurs allemands de devoir, prêts à tout pour leur club, vous obtenez une équipe très compétitive. Les hommes de Vincent Collet sont prévenus, même si Bonn n’a pas jusque là un bilan exceptionnel en championnat : une seule victoire, face à la lanterne rouf, Tübingen, pour trois défaites, la dernière dimanche soir à Francfort (84-71)  après un premier quart temps catastrophique : 26-9.

Si les SIGmen veulent poursuivre sur la lancée de leur excellent début de saison, engranger une 4eme victoire consécutive à l’extérieur et bien débuter dans cette Eurocup, il leur faudra s’opposer au jeu d’une équipe allemande très complète.

Franklin Tellier

 

L’anecdote

Bonn est aussi tristement célèbre pour un match « historique » de play-offs face à Bamberg en 2006 marqué d’un drôle de record : le plus grand nombre d’exclusions dans une rencontre de play-offs en Europe ! Dans un match sous haute tension, une faute non sanctionnée sur un joueur de Bonn provoqua une bagarre générale. Les arbitres décidèrent alors d’exclure 13 joueurs. La tension n’étant pas retombée, le coach de Bamberg fut invité à son tour à rejoindre les vestiaires pour une seconde faute technique. Les arbitres venaient de siffler une cinquième faute à l’un de ses… 4 joueurs restant. Et comme cela ne suffisait pas, ce même joueur décida de se faire justice lui-même en en venant aux mains avec l’un des cinq derniers joueurs de Bonn… lui aussi exclu d’un match qui s’achèvera à 3 contre 4 !