Un succès qui compte…

SIG-DIJON-181014-16 TOUPANE

Dans un match au couteau, comme on s’y attendait, la SIG est restée invaincue et confirme son excellent début de saison : 63-56. Mais il a fallu en mettre de l’énergie et de la défense, pour venir à bout de coriaces Dijonnais.

Face à ses anciens coéquipiers, Jérémy Leloup était particulièrement motivé. Le succès était au bout des efforts...
Face à ses anciens coéquipiers, Jérémy Leloup était particulièrement motivé. Le succès était au bout des efforts…

On se doutait bien que le match entre la SIG et Dijon qui venaient tous deux d’enchaîner de très bonnes performances, n’aurait rien d’un festival offensif. On était rapidement fixé puisque Harris n’ouvrait la marque qu’après 2’30’’ de jeu. La faute surtout à l’intensité défensive des deux côtés mais aussi à quelques maladresses. Rien n’était facile dans ce match de tranchées où chaque camp défendait l’accès au cercle avec férocité. Après Traoré, Campbell trouvait l’ouverture à son tour pour égaliser à 5-5 (6e’). Les deux coaches multipliaient les changements pour trouver la bonne formule et à ce jeu-là, Collet était le premier récompensé par son banc. De 7-10 (7e’), la marque passait à 14-10, Fofana ayant pesé sous le cercle…`

Des défenses acharnées

Après 10 minutes, la différence à l’évaluation (21-8) n’était pas en rapport avec le score (15-11) et il fallait espérer que Dijon, très maladroit (3 sur 13 aux tirs dans le quart et notamment 0 sur 6 à l’intérieur !) ne trouve pas la mire trop vite. Diot avait ouvert le ban (17-11) mais Fofana, à la lutte au rebond, se blessait au pied et quittait le parquet avant une longue période de disette strasbourgeoise… Cinq minutes durant la SIG se heurtait à une défense de fer et lorsque Walker entrait son premier primé, Dijon s’offrait à son tour un 0-7 (17-18, 13e’), suivi aussitôt d’un 7-0 signé Traoré et surtout Diot : 24-18 (18e’). Mais pour être le 4e joueur strasbourgeois à deux fautes, le meneur international était rappelé sur le banc par Collet.

En quelques circonstances, la SIG avait fait preuve de facilité en attaque et manqué des paniers près du cercle (4 sur 14 dans la période), avait englué son collectif dans la défense dijonnaise et aussi laissé en route quelques lancers francs comme ce 1 sur 4 très inhabituel de Leloup.

En deuxième mi-temps, aucune des deux équipes ne baissait de pied en défense. Le match restait heurté, d’une incroyable intensité et le score n’évoluait que très lentement… Traoré avait trouvé une ouverture, provoqué des fautes mais aussi manqué deux lancers francs, tout comme Dragićević. Dijon n’était pas plus heureux (3 sur 14 pour les deux équipes dans la 3e période), mais Kris Joseph était impeccable sur la ligne de réparation. Et du coup, le score évoluait peu, le petit break de la SIG (34-26 à la 23e’) étant rapidement réduit à néant : 36-33, 29e’.

Le break enfin, par Toupane et Diot

Et quand Dijon se rapprochera à un petit point (38-37, 33e’), c’est tout le Rhenus qui se mit à trembler. Un bon passage de Toupane, un panier arraché avec les tripes par Howard, et la SIG se donnait de l’air, obligeant Borg à prendre un temps mort : 44-37 (35e’). Effet immédiat puisque les Bourguignons rappliquaient aussitôt à 44-41 (36e’). La fin promettait d’être crispante, mais Toupane, heureusement, puis Diot, trouvait le chemin du panier : 56-46 (37e’). Le break était enfin fait et tous les efforts de Walker, qui provoquera… cinq fautes dans le dernier quart, resteront vains. La SIG restait invaincue.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – JDA DIJON . Rhenus Sport. 4 565 spectateurs. Arbitres : MM. Chambon, Lepercq et Pierre.
Les périodes : 15-11, 13-13 (mi-temps : 28-24), 10-9 (38-33), 25-23.

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Il fallait s’attendre à ce genre de rencontre. L’adresse n’était pas au rendez-vous, même aux lancers-francs. Quand les deux équipes hissent leur niveau défensif comme ce soir, on ne sait plus comment scorer. Notre prestation défensive était de haut vol et nous a permis de l’emporter. En attaque, en revanche, on a montré beaucoup d’impatience. On n’a pas mesuré qui était notre adversaire. Il y a eu trop de comportements individuels, sauf peut-être dans le dernier quart où nous avons fait l’écart« .

Axel Toupane : « C’était un match de tranchée. Il n’y a pas eu beaucoup de spectacle mais la victoire est au bout et elle est très importante pour la suite du championnat. On avait bien préparé le match. On n’a pas bien attaqué en première mi-temps, mais on a corrigé le tir en deuxième. Notre dynamique est positive et on va essayer de continuer dans cette voie-là, aller le plus loin possible« .

Jean-Louis Borg : « On pouvait faire basculer le match en l’une ou l’autre circonstance, mais on n’y a pas réussi. Ce fut un match très dur physiquement, dans l’engagement. C’était dur, c’était un vrai combat et on ne s’est pas caché. L’envie des deux équipes d’être défensivement bien en place était évidente, mais c’est là qu’on a perdu le match un moment donné. On a été naïfs alors qu’il ne fallait pas tomber dans les pièges tendus. Notamment sur les fautes offensives. Ces matches vont nous servir. Nous sommes tombés face à une équipe très forte défensivement qui a aussi des solutions offensives« .

Ferdinand Prenom : « En défense, on était bien mais on a laissé trop de rebonds offensifs et perdu trop de balles. Le match s’est joué là-dessus« .

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