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SIG-BAMBERG-051114-13 TRAORE
Actualités Avec le cœur et les tripes

Avec le cœur et les tripes

Quelle équipe ! La SIG est restée invaincue en Eurocup et a fait un grand pas vers la qualification, terrassant Bamberg (77-74) en fin de match grâce à une énorme débauche d’énergie, portée par un trio magique (Diot, Traoré et Howard) même si tout l’effectif a participé à ce qui restera une énorme performance, deux jours seulement après le revers face à Limoges…

 

SIG-BAMBERG-051114-07 HOWARD TRAORE

Héroïque Matt Howard qui déborde ici Bradley Wanamaker. Avec 28 d'évaluation et une claquette gagnante, il a été l'homme du match.

48 heures après le rude combat livré à Limoges, les joueurs de la SIG devaient revêtir à nouveau leurs habits de gladiateurs… Car dès le début, on s’aperçut que ce duel d’Eurocup n’aurait rien d’une partie de plaisir. L’intensité défensive était énorme, digne d’un match d’Euroleague que les Allemands avaient quitté cette saison pour la première fois depuis… six ans.

Les Strasbourgeois étaient entrés dans la partie avec de bonnes dispositions, même si Wanamaker avait trouvé l’ouverture à trois points. Mais Howard, toujours prêt au combat, puis la belle entente entre Diot et Traoré plaçait la SIG sur de bons rails : 8-7 (4e’). Les deux équipes ne cédaient pas un pouce de terrain, se rendaient coup pour coup et dans ce premier quart, on changea sept fois de leader…

La bonne attitude

Howard et Traoré avaient marqué tous les points de la SIG, jusqu’au « primé » de Diot qui créait un premier écart de deux points : 15-13, puis 20-17 à l’issue des 10 premières minutes. Bamberg avait perdu sept ballons, six sur des interceptions strasbourgeoises, à l’origine en partie du différentiel bien plus net à l’évaluation qu’au score (31 à 14).

Il était écrit qu’il ne faudrait rien lâcher pour inquiéter cette solide équipe bavaroise. Après deux minutes dans la deuxième période, la SIG n’avait rien lâché et augmenté un peu son avance, grâce à Toupane (22-17). Mais un coupable relâchement remit Bamberg en selle. Deux oublis, Strelnieks dans le corner, puis Thompson, coûtèrent deux paniers à trois points, un faute offensive de Dragićević et une balle perdue – la SIG en lâchera six dans le quart… – impulsaient un vilain 0-10 en 2’30’’ : 22-27 (14e’). Le temps mort de Collet n’avait pas suffi à freiner l’élan allemand.

Campbell, d’un panier derrière l’arc, puis sur une interception qui valut une faute antisportive à Wanamaker, initiait un 7-0 bienfaiteur… Puis, jusqu’à la mi-temps, les deux équipes ne se lâcheront plus : 37-38. Mbakwe, en difficulté face à un très bon Traoré, et Tadda accumulant cependant trois fautes, de même que Jérémy Leloup.

Un très bon passage avant… les occasions manquées

Antoine Diot replacera très vite la SIG en tête (39-38), mais sa 3e faute obligeait Collet à le préserver. Bamberg en profitait (39-42), mais la bonne défense alsacienne, un panier bonifié de Toupane et la patte de Traoré provoquaient un 9-0 bienvenu : 48-42 (25e’). C’est alors que malgré quelques jolis stops défensifs, des attaques avortées par précipitation empêchèrent un break plus important. Les occasions manquées finirent par profiter à Wanamaker, intenable (11pts et 10 d’éval dans la période) qui permettait à Bamberg de recoller : 49-49. Traoré, heureusement, était lui aussi dans un grand jour et pas seulement en attaque. Le passage en zone à 51-51, permit de prendre un peu d’air avant le dernier quart (57-54). Leloup enfilait à trois points (60-56), mais Strelnieks répliquait aussitôt : 60-59.

Un final de feu

Les deux équipes ne se lâchaient pas d’une semelle, les défenses étaient féroces. Mais celle de la SIG était franchement énorme, perturbant la belle fluidité bavaroise. Et comme la balle circulait bien en attaque avec un Diot (10pts, 8 passes, 18 d’évaluation) des grands jours à la baguette, un Traoré éblouissant (24pts, 6 rebonds, 4 contres, 27 d’éval), un Howard (19pts, 7 rebonds, 7 fautes provoquées, 28 d’éval) inépuisable, la SIG prenait enfin le large (75-66) avant de se faire peur par le bras de ce diable de Strelnieks (5 sur 7 à trois points !), faisant passer un frisson glacé dans le dos des spectateurs du Rhenus : 75-72 à 32’’ de la fin. D’une claquette, Matt Howard mettait heureusement le couvercle sur la marmite et la main sur le match. Un authentique exploit !

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – BROSE BAMBERG 77-74. Rhenus sport. 3 475 spectateurs. Arbitres : MM. Piloidis (Grèce), Cortes (Espagne) et Rutesic (Montenégro).

Les périodes : 20-17, 17-21 (mi-temps : 37-38), 20-16 (57-54), 20-20

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Des 27 tirs à 3 pts tentés lundi, nous sommes passés à 13 ce soir, ce qui ne nous a pas empêché de marquer 77 points… On a eu beaucoup plus d’alternance, à l’image de Traoré que a ressorti ses premiers ballons. C’était le jour et la nuit par rapport à Limoges. Bamberg est une excellente équipe. Cette victoire me fait très plaisir même si on peut regretter de ne pas avoir gagné avec plus d’écart. Même si le match a été très serré, les deux derniers paniers concédés nous empêchent de l’emporter plus largement. Pour se qualifier, il faut encore gagner un match. Le plus vite sera le mieux ».

Matt Howard : « Qu’importe que je marque 19 points, plus ou moins, le plus important c’était de gagner et de continuer à progresser. On ne ressentait pas la fatigue, on savait que c’était une équipe très forte, physique, qui impose un énorme tempo. Il fallait simplement aller au combat. On a mieux bougé la balle que face à Limoges et cela à donner des ouvertures aux intérieurs ».

Andrea Trinchieri : « Félicitations à Strasbourg qui a joué un grand match, particulièrement en défense. On a été meilleurs à 2 points, meilleurs à 3 points, on a fait jeu égal aux lancers francs. Comment avons nous pu perdre ce match ? Parce que mes joueurs ont pensé que les rebonds n’étaient pas importants ! A ce niveau, le rebond est une question de volonté, d’envie. Et si l’adversaire a davantage envie que vous, il prend les rebonds… On était là où nous voulions être, dans un match serré dans le 4e quart temps, mais à quoi servent tous ces efforts si on ne prend pas les rebonds ! Pour beaucoup de mes joueurs, c’était le premier match à ce niveau, mais nous avons trop dribblé et pas assez bougé la balle ».

Janis Strelnieks : « C’était un match très difficile. On a perdu le match au rebond en laissant 13 rebonds offensifs à Strasbourg et ce n’est pas seulement la faute aux intérieurs. On savait que Strasbourg était une forte équipe, invaincue, la meilleure que nous ayons affronté en Eurocup. Il faudra inverser la tendance au match retour. On reste dans la course… »

La 4e journée

SIG – Bamberg                     77-74

Bonn – Paris-Levallois         81-78

Saragosse – Reggio Emilia   93-79

Le classement

1) SIG                       8pts    4         4         0         317-302

2) Bamberg              6pts    4         2         2         326-281

3) Saragosse             6pts    4         2         2         344-333

4) Bonn                     6pts    4         2         2         333-356

5) Paris                     5pts    4         1         3         297-315

6) Reggio Emilia       5pts    4         1         3         284-314