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Actualités Formidable exploit !

Formidable exploit !

On ne mesurera sans doute que plus tard la portée de ce qui est un authentique exploit. Au terme d'une insoutenable prolongation, comme à l'aller mais dans un contexte autrement plus hostile, la SIG a battu Saragosse (71-73) et conservé sa première place. Le Last 32 est cette fois dans la poche pour de bon !

Saragosse_SIG Campbell Llompart

Louis Campbell (12pts, 15 d'évaluation) qui déborde Pedro Llompart a été impeccable en deuxième mi-temps et pendant la prolongation.

Sur son site, le CAI Saragosse avait appelé à la mobilisation générale. La « marée rouge » des supporters devait envahir le Pabellon Principe Felipe pour pousser son équipe face au leader. Cinquième du groupe, le club espagnol, certes invaincu à domicile, jouait très gros face à la SIG dans la perspective de sa qualification pour le Last32. Pour les Strasbourgeois, le succès de Bamberg à Bonn (52-71), dans un match qui s’était déroulé plus tôt dans la soirée, voulait aussi dire beaucoup… Et c’est très rapidement, sous la conduite d’un Antoine Diot décidément très inspiré dès qu’il s’agit d’affronter le basket espagnol, que la SIG allait doucher le public aragonais.

Un premier quart de rêve

Leloup avait donné le ton derrière l’arc, Traoré dessous (0-5) et après le panier de Lisch (3-5, 2e’), la SIG fit un malheur des deux côtés du terrain. Le jeu collectif, l’adresse, l’intensité en défense, tout y était. Et Saragosse se noyait : 5-17, puis 7-22 (9e’) ! A l’évaluation, c’était un massacre (1 à 21)… Diot était impeccable (11pts, 14 d’évaluation en neuf minutes) et il sortait sous… les applaudissements du public espagnol, frustré mais admiratif. Traoré puis Fofana, mais aussi l’impeccable Gelabale, avait aussi apporté leur écot à cet écart précoce.

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C'est par un dunk que Mike Gelabale a ouvert son compteur pour la SIG. (Photo Esther Casas)

Deux « primés » de Jelovac et Robinson sonnaient la révolte espagnole avant le gong du premier quart (13-22). Et dans la foulée, la défense se durcit sérieusement. Collet avait beaucoup pianoté sur son banc pour soulager les tauliers, et petit à petit, Norel sous le cercle, puis Sastre à distance, ramenaient Saragosse à 21-26, puis 31-35 (18e’). Ce n’était plus la même affaire. De plus, les fautes s’accumulaient, une technique en plus pour Toupane qui avait protesté. Et quand Llompart écopa de la même sanction pour flopping, le Pabellon Principe Felipe rugit férocement contre le trio arbitral ! Pas de quoi démonter Diot, Traoré, Howard auteur d’un double contre, ou Gelabale qui en ont vu d’autres. Au repos, la SIG avait repris un peu d’air mais rien n’était joué : 33-40.

Un autre match

On se doutait bien que Saragosse allait revenir avec d’autres intentions. Défensives notamment. Pourtant, c’est la SIG qui se retrouvait à trois fautes après 1’30’’ seulement… Dommage qu’elle s’offrit aussi quelques péchés de gourmandise, affichant 11 pertes de balles en 23 minutes, 19 au total. Howard avait ouvert son compteur en provoquant la 3e faute de Katic (39-46), mais les Espagnols se gavaient aux lancers-francs. Et quand Goulding, très effacé jusque là, égalisera à 46 partout, quand Landry de son premier panier, donnait (enfin) l’avantage aux siens, le Pabellon explosait : 53-51 (29e’). Calmement, Louis Campbell derrière l’arc puis Fofana sur la ligne, remettaient la SIG dans la course à la fin de la 3e période : 53-56.

Exténuant...
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Les sponsors du Club Affaires se souviendront longtemps de leur voyage à Saragosse... (Photo JCF)

Mais rien ne sera plus facile. La défense strasbourgeoise était héroïque, ne concédait que deux points en cinq minutes. Le tribut des fautes (5 à 1 à 3’44’’ de la fin) pèsera encore. Leloup et Campbell avaient ‘’climatisé’’ la salle à trois points (55-62), ponctuant le 2-11 à cheval sur les deux périodes, mais Jelovac surgissait et marquait cinq points : 60-64 (36e’). Le suspense était total, la SIG contrôlait l’affaire mais restait sous la menace (62-66) et les coups de sifflet se multipliaient… d’un seul côté. Et c’est aux lancers-francs que Jelovac, bien servi par deux arbitres… serbes, arrachait l’égalisation que Leloup, pourtant « ouvert » au buzzer, ne pouvait pas empêcher : 66-66.

Comme au match aller, on se lançait dans une période de cinq minutes supplémentaires ! Jelovac, toujours sur lancers-francs, replacera Saragosse en tête (70-67), mais Traoré (cinq des sept points et un contre) ne cédait pas d'un pouce et avec un impeccable Campbell et une défense de tous les instants, la SIG l'emportait dans une fin de match au couteau. Ouf !

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

CAI SARAGOSSE – SIG 71-73 ap. pr. Pabellon Principe Felipe. 6 754 spectateurs. Arbitres : MM. Chiari (Italie), Vojinovic (Serbie) et Obrknezevic (Serbie).

Les périodes : 13-22, 20-18 (mi-temps : 33-40), 20-16, 13-10, 5-7.

Les statistiques

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Les réactions

Vincent Collet : « Cette victoire, si elle ressemble à celle du match aller, est plus importante à mes yeux car je connais le prix d'une victoire en Espagne ! Elle a été obtenue avec le coeur. Je pense qu’on a fait un très bon début, derrière Antoine qui a été énorme dans le premier quart temps, à la marque et à la passe pour les grands. Mais ils sont revenus vite. Au début du deuxième quart, on a perdu le rythme et on a eu des difficultés face à leur défense. On a mieux fini la mi-temps mais après ce fut un match de défense. Ils ont très bien travaillé sur Antoine Diot et ça nous a mis en difficultés. Heureusement, on n’a jamais baissé en défense. Ce qu’on a très bien fait en prolongation, c’est de faire des stops sans faute parce qu’on avait donné beaucoup de lancers-francs à la fin du temps réglementaire ».

Ali Traoré : « C’était un match très difficile comme on s’y attendait. On a bien démarré mais ensuite ce fut beaucoup plus difficile. On a gardé la tête froide à la fin. Notre défense a fait la différence en prolongation parce qu’en attaque ça été très dur dans la dernière partie du match. Ce succès a une importance énorme dans nos esprits parce que Saragosse avait vraiment besoin de cette victoire. Et gagner dans ces conditions, c’est précieux pour la confiance ».

Joaquin Ruiz : « On ne peut pas jouer 35 minutes seulement. Il faut jouer 40 et même 45 minutes aujourd'hui. Le début de match nous a été fatal. En face, nous avions une grande équipe qu'il faut féliciter. Nous allons jouer une finale à Bonn la semaine prochaine pour espérer nous qualifier ».