Limoges met fin à la série…

Bangaly tente de contrer Batista

Porté par un énorme Adrien Moerman (24 pts, 33 d’évaluation en 28 minutes), le CSP Limoges a mis fin à la belle série de neuf victoires de la SIG et remporté son… 4e match de suite contre les Strasbourgeois, le troisième au Rhenus (56-65). L’effectif plus complet des champions de France a fini par avoir raison d’une équipe qui a joué sur ses valeurs en défense mais manqué d’atouts offensifs et parfois de patience.

La lutte a été féroce sous les cercles où Toupane, Fofana et Dragicevic ont trouvé à qui parler...
La lutte a été féroce sous les cercles où Toupane, Fofana et Dragicevic ont trouvé à qui parler…

Les duels, dès l’entame, avaient un goût d’Euroleague. Diot face à Westermann, Howard opposé à Moerman, Leloup qui tentait de contenir Boungou-Colo, Campbell affrontait Amagou alors que Zerbo jouait du muscle face à Traoré… Limoges et son indéniable talent offensif allaient pourtant rapidement faire souffrir la défense de la SIG. Après un début contenu, Westermann allumait la première mèche derrière l’arc, puis Moerman (3 sur 3 à 6,75m) lui emboîtait le pas : 2-10, puis 7-20 (7e’). Howard, sévèrement sanctionné, avait déjà deux fautes à son passif.

Collet, sans temps mort mais avec plusieurs changements, tentait de remettre de l’ordre dans la maison. Le réveil de Dobbins, la maestria de Diot, l’adresse de Toupane, mais aussi une bien meilleure défense, relançaient la SIG qui passait un 10-0 pour rappliquer à 17-20 dans un Rhenus copieusement garni… La fin de période sera moins heureuse (17-24), l’évaluation des Limougeauds (30 après 10 minutes) en disant déjà long sur le niveau de la partie.

Festival Moerman

La SIG s’accrochait, à l’image de Dobbins (meilleur marqueur avec 10 pts, meilleure évaluation de la SIG ce soir), et même si le CSP contrariait le jeu offensif strasbourgeois, les Alsaciens grappillaient pour revenir à 26-29 (15e’). Dupraz rappelait toutefois très vite Moerman et Boungou-Colo. Coaching gagnant, le duel inscrivant les huit point suivants. Moerman notamment (17 pts, 21 d’évaluation à la pause), faisait souffrir le martyr à son vis-à-vis, Collet ayant tenté plusieurs options pour stopper l’ailier international. A l’inverse, la SIG manquait trois attaques de suite, et des tirs ouverts qui méritaient sans doute mieux. Et comme les coups de sifflet n’allaient pas non plus dans le bon sens, Limoges reprenait ses distances (28-37, 18e’), un primé de Lacombe fixant le score au repos : 31-37.

Trou d’air et drôles de décisions

Un étrange 0-10 après le lancer franc de Toupane allait mettre la SIG en fâcheuse posture. Moerman continuait son chantier, mais son panier à trois points, consécutif à un énorme marcher de Westermann, mettait Collet dans une colère noire. Faute technique ! A 32-47 (24e’), les choses se compliquaient, les rouages offensifs étaient grippés, les tirs ouverts manqués et Limoges prouvait que sa défense n’avait rien à envier à celle de la SIG. Les Strasbourgeois ne lâchaient rien, comme à leur habitude, le ‘’small ball’’ avec Dragićevič et Howard tenait le choc, mais les occasions manquées étaient trop nombreuses… Le ‘’triple’’ de Dragićevič, après une si longue disette qui durait presque depuis l’énorme panier du Serbe à Bonn, redonnait l’espoir à la sirène du 3e quart (46-55), mais Limoges reprenait pied au plancher. La SIG forçait sa chance à trois points, trop sans doute, sans réussite, et le champion de France gérait son avance : 46-58 (33e’). Diot relançait la mécanique, avec Traoré (52-58) alors que les fautes offensives pleuvaient…

Toupane fit passer un dernier frisson dans le dos des spectateurs (55-60) à 2’24’’ du terme mais Jamar Smith avait enfilé la cape du tueur : 56-65. La SIG concédait sa première défaite mais elle n’avait pas à en rougir…

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

SIG – CSP LIMOGES 56-65. 5 585 spectateurs. Arbitres : MM. Viator, Castano et Betton.

Les périodes : 17-24, 14-13 (31-37), 15-18 (46-55), 10-10 (56-65).

Les statistiques

Les réactions

Vincent Collet : « Il nous a manqué de l’adresse et surtout de la circulation de balle. Je regrette qu’on n’ait pas eu assez d’alternance, mais parfois, on avait des tirs ouverts qui ne demandaient qu’à rentrer. Contre ce type de défense, il faut plus de relais pour la mettre en difficulté. Nous avons péché offensivement car en défense, nous étions dans nos standards. Notre balance de tirs n’est pas bonne, nous avons tiré 36 fois à l’extérieur, 23 fois à l’intérieur… Nous n’avons pas su être suffisamment patients. Cette défaite est intéressante, contre une forte équipe qui nous a pris à la gorge d’entrée. Il faut rebondir vite« .

Antony Dobbins : « Ce soir, c’était un peu difficile. Neuf victoires c’était bien, mais l’essentiel, c’est de progresser chaque semaine, pas de poursuivre la série. Je ne suis jamais content d’une défaite même si mon match était peut-être le meilleur individuellement. C’était difficile de prendre mes marques dans cette équipe, comme pour tout nouveau joueur, mais l’important, c’est de revenir demain pour travailler et préparer le match de mercredi« .

Jean-Marc Dupraz : « Gagner à l’extérieur face à une grosse équipe du championnat, c’est toujours bon à prendre. C’était un match âpre avec beaucoup de fautes, mais on a su garder notre équilibre et notre sang-froid. Cette victoire s’est construite défensivement où nous avons mis ce qu’il fallait ».

Adrien Moerman : « C’est une victoire collective. On a joué de manière très intense pendant 40 minutes. Ma performance individuelle est moins importante. On a très bien entamé le match et fait une grosse défense en n’encaissant que 56 points à l’extérieur. On avait ciblé Ali Traoré et gêné  Antoine Diot sur les passes. Jamar Smith et Ramel Curry ont mis des gros shoots. A nous de faire de même à Berlin« .

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Commentaires

Commentaires