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Actualités Paris les attend

Paris les attend

Dernier match aller d’Eurocup, ce mardi soir à Levallois (20h30, en direct sur L’Équipe21), contre le PL, mais aussi quatrième match en une semaine. Un succès assurerait d’ores et déjà la qualification pour le Last32, mais la fatigue physique et mentale guette…

Comme Nancy la saison dernière, la SIG va souvent croiser la route des Parisiens cette saison. Au-delà des deux rencontres de la saison régulière, le PL s’est glissé dans le même groupe d’Eurocup et, comble du hasard, c’est aussi l’adversaire des huitièmes de finale de Coupe de France, début janvier !

Huit matches, huit victoires à l’extérieur

Dans la foulée d’une quatrième victoire à l’extérieur en championnat, au Mans – « Un très gros match, se félicite Collet, avec 62% de réussite et 26 passes qui ont fait oublier les 14 balles perdues dont cinq ont été des fautes offensives » – la SIG voudra préserver son invincibilité à l’extérieur en Eurocup. Des performances exceptionnelles, on ne le dira jamais assez.

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Avec un Tony Dobbins qui trouve peu à peu ses marques, la SIG pourrait assurer sa qualification dès les matches aller de l'Eurocup.

« On va aussi essayer d’assurer la qualification en cherchant à garder la pole position le plus longtemps possible. Dans cette optique, une défaite serait gênante avant d’aller à Saragosse et Bamberg ». Qui s’affronteront d’ailleurs demain en Bavière… Car la première place à l’issue des dix matches du premier tour offre en effet un groupe de quatre plus abordable dans le Last32 qui ouvre sur les huitièmes de finale.

Paris est dans la situation inverse : gagner pour espérer. Battue trois fois à l’extérieur, l’équipe de Beugnot est invaincue à domicile en… coupe d’Europe où elle n’a rencontré que Reggio Emilia. En revanche, en ProA, ils ont laissé filer trois rencontres chez eux, face à Gravelines, Pau-Orthez et Chalon. Dans des circonstances souvent étonnantes. « Ils étaient dominés par Chalon vendredi avant de passer un 20-2 pour revenir devant et… craquer sur la fin. Ils ont perdu sur le fil contre Pau, en prolongation contre Gravelines. Mais ils ont aussi renversé des matches presque perdus, comme face à Villeurbanne, terminant par un 12-0 pour l’emporter 64-60 ».

Beaucoup de talent

Face à une équipe très talentueuse, Vincent Collet sait que la SIG devra être à nouveau solide. « Il faudra être prêt à jouer contre des défenses variées, et contre une équipe avec beaucoup de shooteurs où même les intérieurs comme Sharrod Ford s’écartent pour tirer. Cela explique l’alternance de périodes fortes et de passages plus difficiles. Ils marquent neuf paniers à trois points en moyenne, ce qui est beaucoup, mais ils montent parfois à 12 » explique Collet qui a longuement étudié, comme avant chaque confrontation, le jeu de l’adversaire.

Il se méfiera aussi de l’attitude des Parisiens et de leurs facilités à évoluer dans la salle levalloisienne : « Il y aura forcément une petite réaction car la défaite de vendredi contre Chalon, ils ne s’y attendaient pas… De plus, ils seront chez eux à Marcel-Cerdan, la salle où ils s’entraînent et où ils ont leurs repères… Pour l’adresse, c’est souvent important ».

Vincent Collet sait qu’il faut se méfier du trio magique (Green, Schilb, Ford), encadrés par des jeunes qui montent (Labeyrie, Sané, Lang, Mutuale ou Oniangue), et des « exceptions » comme Maleye Ndoye et JBAM.

Le « faux » match guette

Mais il a aussi la parade : « Etre constant, limiter leurs bonnes périodes, mais ne pas jouer avec eux. Rester sur ce qu’on sait faire ». L’entraîneur strasbourgeois sait toutefois que tôt ou tard, après tant de bons matches, intenses et contrôlés, le « faux » match guette. La SIG disputera la 15e rencontre en 45 jours depuis la reprise, et forcément, la fatigue commence à apparaître. « J’ai peur qu’un jour, les joueurs auront mis les semelles de plomb à la place des baskets… » Personne pourtant, ne saurait dire quand cela pourrait arriver…

Et ce serait peut-être un moindre mal si le couac avait lieu à l’extérieur, plutôt qu’à domicile en championnat, où la SIG a déjà laissé échapper un match, la semaine dernière contre Limoges.

Mais le sujet, s’il traverse forcément la tête des membres du staff, voire parfois celle des joueurs, ne les obsède pas. Il y a déjà eu tant de belles choses et les voyants restent au vert…

Jean-Claude Frey