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Paris-SIG Howard Sane
Actualités Une si jolie revanche

Une si jolie revanche

En muselant les points forts parisiens, Schilb, Ford et Green, la SIG a pris sa revanche de la défaite d'Eurocup (68-83) dans un match remarquablement maîtrisé et garde la pole position en ProA.

La SIG voulait à tout prix mieux faire qu’en Eurocup face à ce même adversaire mais après un quart temps on pouvait se demander si les bonnes intentions n’avaient pas été oubliées aux vestiaires. Nicolas Lang, l’Alsacien, avait en effet fait un véritable festival, scorait 10pts à 100% en cinq minutes, 15 dans la première mi-temps, largement au-dessus de… son record de la saison, établi à 11 ! Diot faisait d’ailleurs les frais d’une défense trop passive en cédant sa place à Dobbins. Heureusement, l’attaque était plutôt bien en place, avec la relation Diot/Traoré, mais aussi des paniers bonifiés bien préparés de Leloup et Campbell : 5-7, 15-11 (6e’) et même 19-12 (7e’).

Une bien meilleure défense…

C’est dans la deuxième période que la SIG, en haussant le ton en défense, se remettra dans l’allure. Inspirée par les cyclistes, Thibaut Pinot et Arnaud Démare qui avaient donné le coup d’envoi, la SIG changeait de braquet. Dragićević, peut-être « titillé » par l’annonce de la signature de Mike Gelabale, scorait cinq points de suite, Dobbins frappait derrière l’arc, servis par Diot (7 passes déjà) et seul Sané (8pts dans le quart) tenait Paris hors de l’eau : 27-29 (15e’). La grosse défense – Paris était tombé à 7 sur 16 aux tirs – contrastait avec une attaque soudain en panne, mais après le temps mort strasbourgeois, Lacombe démarqué en ligne de fond puis en contre-attaque après une balle piquée à Lang, plaçait les Alsaciens en tête au repos. Ils avaient fait preuve aussi d’une belle agressivité offensive, tentant neuf lancers-francs, contre… zéro aux Parisiens.

Quand le collectif prime

Sané, puis Christmas, scoraient derrière l'arc de très loin pour rester dans l'allure (42-42), mais c'était presque le chant du cygne. Car à la SIG, le collectif primait, des deux côtés du terrain. Schilb ne voyait pas le jour face à Dobbins puis Leloup, Lacombe se battait bien et petit à petit, la SIG filait à 44-49 (27e'). La troisième faute de Matt Howard aurait pu compliquer les choses mais Traoré se jouait de Ford et surtout, le banc apportait beaucoup à l'image de Dragićević ou de Fofana. Les occasions manquées, comme celle de Leloup si bien servi sur une remise en jeu sous le cercle ou la passe de Campbell au... banc parisien, permettaient à l'inévitable Lang et à Green de recoller à 49 partout et de ne pas être distancés à l'entame du dernier quart. Deux points seulement d'avance alors qu'à l'évaluation, l'écart était conséquent : 52 à 71 !

Un dernier quart de haute volée

Mais il était écrit que la SIG avait appris du premier match contre ces mêmes Parisiens. Fofana et Leloup provoquaient les fautes et le PL était vite dans la pénalité. Diot et Campbell géraient tout cela au mieux (25 passes à l'arrivée) et l'équipe de Beugnot ne restait en vie que grâce à des paniers superbes mais un peu désespérés et à l'activité de Sharrod Ford (12 prises) au rebond offensif (59-61, 33e'). Le temps mort de Collet à 63-67 sera suivi d'un 2-11 sans appel qui scellait la quatrième défaite à domicile des Parisiens en cinq rencontres. La SIG avait parfaitement maîtrisé son affaire.

Jean-Claude Frey

Le match en vitesse

PARIS-LEVALLOIS – SIG 68-83. Halle Carpentier. 3 000 spectateurs. Arbitres : MM. Chambon, Paic et Milliot.

Les périodes : 21-17, 15-21 (mi-temps : 36-38), 15-15, 17-30.

Les statistiques

Espoirs

Paris-Levallois – SIG              52-72