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Actualités Contre Bourg, un piège à éviter

Contre Bourg, un piège à éviter

Troisième match de la semaine pour la SIG au Rhenus, contre Bourg-en-Bresse (samedi à 20h). A priori le plus facile… Mais il ne faudra pas succomber à la déconcentration et assurer un 10e succès en ProA pour préparer au mieux le choc à Bamberg.

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Ali Traoré qui prend le meilleur sur Jérôme Sanchez dans un match d'avant-saison, sera encore l'atout majeur de l'attaque strasbourgeoise.

Après Nancy et Reggio Emilia, des équipes d’un autre calibre, avant Bamberg le plus gros effectif de la poule d’Eurocup, ce match de championnat contre Bourg-en-Bresse, 17e avec deux victoires seulement en dix matches, ressemble à un amuse-bouche. Surtout lorsqu’on présente un bilan comme celui de la SIG, avec 16 victoires en 18 matches. En Europe, seuls le Barça et le CSKA Moscou ont fait mieux. Égaler la performance du Real Madrid, de l’Olympiacos ou du Panathinaïkos, qui affichent deux défaites également, voilà qui situe la performance de début de saison des hommes de Collet.

Le coach strasbourgeois, l’expérience aidant, se veut toutefois très prudent et humble. « C’est vrai que ça semble être le plus facile. Aujourd’hui, c’est peut-être le plus compliqué ! On ne sait pas ce qu’il peut se passer. Les deux premiers, cette semaine, sont dans la besace. L’adversaire est peut-être le moins huppé, mais il avait 18 points d’avance à la 32e’ contre Dijon samedi dernier ! » Et on pourrait y ajouter une courte défaite, contestée, à Orléans (76-74), un comportement tout à fait honorable contre Gravelines (71-78) et Paris-Levallois (76-84) et à Limoges (79-70). Les quatre dernières sorties de la troupe à Fred Sarre démontrent clairement que les Burgiens valent mieux que leur classement.

« Soyons nous-mêmes »

Vincent Collet préfère parler de « vigilance et de méfiance ». « Il faut être prêt à combattre comme pour tous les autres matches. Et pas seulement un quart temps. Soyons nous-mêmes et ce sera le meilleur moyen d’éviter le piège ». La SIG pourra cette fois encore s’appuyer sur un effectif qui permet d’ouvrir le banc sans que le rendement ne baisse vraiment. Et puis, Collet sait mieux que quiconque qu’il ne faut jamais sous-estimer un adversaire. « Bourg a beaucoup de talents individuels, notamment chez les cinq Américains, ils se mettent ensemble par moments, car Fred Sarre les fait jouer. Le talent de Bassett, l’adresse de Flowers et de Steven Smith, les qualités athlétiques de Booker. Et comme ils ont libéré Rodney Green, on peut penser que Chris Roberts, qui n’a joué que le premier match avant de se blesser, sera de retour », se méfie Collet.

On peut y ajouter les Français de l’effectif, Braud, Morlende, Touré ou Yango qui, s’ils ne sont pas des cadors, ont tout de même une belle expérience de la ProA.

Les six premiers marqueurs bressans sont Américains, et au total, Bourg-en-Bresse marque plus de points que la SIG (77,2 contre 75,2). Mais ils en encaissent 20 de plus avec 83,5 contre 63,5… Les chiffres plaident clairement en faveur des Strasbourgeois, mais ce match se situe après deux rencontres difficiles et avant un très gros match en Eurocup. « On a déjà le match de Bamberg dans un coin de notre tête. Mais mon équipe me montre une maturité, par rapport aux autres équipes que j’ai entraîné, qui me laisse croire qu’elle ne tombera pas dans la facilité. Je connais toutefois la nature humaine… » lâche encore Collet.

Dans les vestiaires, le discours ira dans ce sens. « Bourg n’est pas une mauvaise équipe et les joueurs n’auront rien à perdre. Il faudra être prêt à jouer contre la zone car ils l’ont beaucoup utilisée face à Limoges. Souvent, ça te prive de rythme et le seul moyen de le retrouver, c’est de défendre fort. Il faudra le faire… »

Et là encore, les joueurs du banc, qui pourraient être plus sollicités que d’habitude, auront des choses à prouver. C’est le moment de se montrer pour Lacombe, Dobbins, Toupane, Fofana, voire Dragićević. Ils avaient largement contribué à creuser l’écart dans le troisième quart temps contre Reggio Emilia. Il sera toujours temps, dans la foulée, de parler de Bamberg et de rêver de la première place en Eurocup. Comme toujours, il faudra prendre un chantier après l’autre… C’est le meilleur moyen de ne pas se tromper d’objectif.

Jean-Claude Frey